Le Citoyen – LeRwandais http://www.therwandan.com/fr Therwandan Journal Sun, 23 Sep 2018 01:07:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.7 http://www.therwandan.com/fr/wp-content/uploads/sites/2/2016/10/therwandan1-e1476990118446.png Le Citoyen – LeRwandais http://www.therwandan.com/fr 32 32 D’un décharge publique d’immondice à l’université de Harvard! http://www.therwandan.com/fr/dun-decharge-publique-dimmondice-a-luniversite-de-harvard/ http://www.therwandan.com/fr/dun-decharge-publique-dimmondice-a-luniversite-de-harvard/#respond Wed, 13 Jun 2018 23:28:47 +0000 http://www.therwandan.com/fr/?p=5964 Imaginez que vous soyez né au Rwanda, une année à peine après le début de la guerre dite d’octobre 1990. Imaginez que vos deux parents ont été tués dans le génocide de 1994, laissant votre grand frère, un adolescent, vous-même, un garçon de presque trois ans et vos deux jeunes sœurs sans personne pour prendre soin de vous. Imaginez que vous étiez accueilli par une organisation humanitaire pendant un certain temps, mais que vous vous êtes retrouvés au fil des circonstances à vivre dans la rue, quand vous aviez à peine 6 ans. Combien de temps survivriez-vous a cette vie impitoyable? Ne vous demanderiez-vous pas quel aurait été le point de survivre à la guerre et au Génocide si c’était pour que votre vie se termine dans les rues d’un pays brisé, peinant de sortir d’une des tragédies les plus horribles au monde?

Aujourd’hui, je suis inspiré par Justus Uwayesu du Rwanda. Justus est né à Mayange, dans les savanes du Bugesera, au sud-est du Rwanda. Le Bugesera était à l’époque l’une des régions les plus pauvres du Rwanda, avec des conditions climatiques difficiles : une extrême chaleur et de fréquents épisodes de sécheresse, le tout menant à des famines presque chroniques. Justus est né en 1991 mais la date exacte de sa naissance est inconnue. Pourquoi ? Parce que ses parents, les gardiens normaux de nos souvenirs d’enfance et qui lui auraient graduellement enseigné qui il était et d’où il venait, ont été tous deux tués pendant le génocide rwandais de 1994.

Son frère aîné, qui était alors adolescent, a emmené Justus et ses deux jeunes sœurs dans un camp de personnes déplacées voisin tenu par la Croix-Rouge. Le camp est devenu leur maison, pour lui et son frère et sœurs survivants, et des milliers d’autres orphelins de guerre. Le temps passé à la Croix-Rouge n’était pas facile. La nourriture et les médicaments étaient rares et beaucoup d’enfants étaient encore traumatisés par la guerre. Ce que Justus se souvient le plus de ces jours, ce sont les enfants blessés qui criaient tout le long de leurs cauchemars nocturnes, réclamant leurs parents.

Ils sont restés dans le camp pendant un peu plus de trois ans, jusqu’à ce que la Croix-Rouge ne puisse plus trouver de fonds pour le camp. Justus et ses sœurs ont été placés avec une de leur tantes, une veuve qui vivait maintenant dans la maison de ses parents. La pauvre femme n’était pas mieux lotie qu’eux, une veuve de guerre sans revenu ni soutien social. Elle était si pauvre, elle pouvait à peine joindre les deux bouts et nourrir les enfants. Le jeune garçon se retrouvait à supplier les passants de lui donner de l’argent ou faissait des courses pour les voisins qui lui mentaient qu’ils allaient le payer, mais qui le flouaient une fois qu’il avait fini le travail.

Un jour, il s’est enfui et est parti à la recherche de son frère aîné, pensant qu’il était encore au camp de la Croix-Rouge. Il a constaté que le camp était fermé et que son frère était dans un orphelinat. Malheureusement, il n’y avait pas de place pour lui, alors il est reparti pour essayer de trouver un autre endroit pour rester.

Le petit garçon de six ans a marché pendant des jours, ne sachant pas vraiment où il allait, jusqu’à ce qu’il atteigne Ruviri, un décharge publique d’immondice à la sortie de Kigali, la capitale du pays. C’est beaucoup plus tard dans sa vie qu’il a réalisé qu’il avait marché environ 50 kilomètres de la région du Bugesera jusqu’à la capitale!

Quatre ans après le génocide, en 1998, Justus s’est retrouvé vivant dans cette décharge dans une vieille voiture brulée, mendiant pendant la journée et passant ses nuits à fouiller les poubelles pour se nourrir et trouver des habits pour se protéger des nuits froides de ce pays montagneux d’Afrique centrale.

Dire que ce n’était pas facile d’être un enfant de la rue est probablement un euphémisme. Il n’est jamais et n’a jamais été facile d’être un enfant sans-abri – dans n’importe quelle partie du monde ou en n’importe quelles circonstances – mais nous pouvons nous aventurer et imaginer que c’était encore plus difficile dans un pays qui luttait pour se remettre de la guerre.

L’Etat rwandais avait à peine assez de revenus pour fonctionner correctement, sans parler de ce sous-produit de son passé récent. La société dans son ensemble n’était pas dans un meilleur état, tout le monde faisait de son mieux pour prendre soin de leurs parents survivants et essayer de comprendre comment survivre au jour le jour. La situation était si désastreuse que la société était pratiquement devenue «immune» au sort des enfants des rues, les voyant souvent plus comme une nuisance que des orphelins qui n’avaient nulle part où aller.

Ils étaient déshumanisés, humiliés, appelés noms péjoratifs tels que mayibobo, inzererezi, voleur. Ils étaient souvent battus par la police et par des passants, avec une violence et une absence de cœur que peu d’adultes auraient pu supporter voire encore plus des enfants sans défense. Parfois, la police les raflait et les gardait dans des centres de détention.

Justus raconte que les dimanches étaient les jours les plus difficiles pour lui. Pourquoi? Pour la simple raison que les camions à ordures ne travaillaient pas ce jour-là, ce qui signifiait qu’il n’y avait pas de nourriture «fraîche» dans les poubelles jusqu’à lundi. Pourtant, il était écrit que sa vie aller changer durant l’une de ces jours saints où il se sentait si déprivé.

Il se souvient d’un dimanche de 2001, alors qu’il fouillait les poubelles de Ruviri avec d’autres enfants de la rue lorsqu’une voiture blanche s’est brusquement arrêtée à côté d’eux. Une femme est sortie et a marché rapidement vers eux. Habitués à être maltraités par des étrangers, qui étaient plus intéressés à les chasser de leur vue qu’à les aider, les enfants se dispersèrent rapidement. Tous les enfants sauf un: Justus.

Clare Effiong

En l’entendant parler, Justus a tout de suite deviné que la femme d’âge moyen qui venait de sortir de la voiture était surement une étrangère, notamment parce qu’elle ne parlait pas le kinyarwanda et était accompagnée d’un interprète.

Ici je m’arrête une seconde pour vous dire qu’aujourd’hui, je suis aussi inspiré par Clare Effiong, une humanitaire afro-américain. Née au Nigéria en 1959, elle a ensuite émigré aux États-Unis. Clare (Claire pour les francophone) a travaillé pendant des années dans une ambassade de l’ONU jusqu’à ce qu’elle décide de poursuivre son rêve et de créer un organisme à but non lucratif pour s’occuper des enfants des rues. L’ONG s’appelle Esther’s Aid for Needy and Abandoned Children (L’Aide d’Esther pour les enfants nécessiteux et abandonnés), comme on l’appelait, avait d’abord commencé ses activités à New York, où elle vivait. Cependant Clare sentait un appel divin d’aller faire quelque chose de significatif en Afrique.

Ayant entendu parler de ce que le Rwanda avait vécu, Mama Clare – comme on l’appelle affectueusement – décida d’y aller pour voir ce qu’elle pouvait faire pour aider. C’était en 2000. C’était sa première fois dans le pays décimé par la guerre et elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait trouver là-bas. Une femme de grand foi, Mama Clare a fait confiance que Dieu serait avec elle sur ce voyage émotionnellement chargé.

Les mots ne suffisent pas pour exprimer la manière dont Clare Effiong a été submergée par la situation désastreuse qu’elle a trouvée dans le pays. Cela fait déjà six ans depuis le génocide, mais les stigmates de la guerre étaient toujours visibles ici et là. Clare était particulièrement abasourdie par le nombre énorme de jeunes sans-abris.

« Les enfants étaient partout, dans les rues, dans les égouts, dans les poubelles. Pas de parents. Pas de familles.  »

Elle est retournée aux États-Unis et a organisé des campagnes pour faire connaitre la situation et obtenir des appuis pour le Rwanda. Elle a ainsi réussi à remplir un conteneur de biens et de vêtements et s’est organisée pour ouvrir une filiale de l’Aide d’Esher au Rwanda. Elle est retournée à Kigali pour un deuxième voyage un an plus tard, en 2001.

C’était un dimanche – jour béni du Seigneur – pendant ce deuxième voyage, que la Maman chrétienne a décidé, presque par intuition, de prendre un taxi et circuler à travers Kigali. Ce n’était as pour faire du tourisme, bien sûr. Elle cherchait plutôt des enfants qui avaient besoin d’aide. Ils avaient roulé depuis un certain temps quand elle a vu des enfants fouiller dans des poubelles. Elle est convaincue que c’est Dieu qui les lui a montrés. Dès qu’elle les a vu, Clare a brusquement demandé au conducteur de s’arrêter et a sauté hors de la voiture à toute vitesse pour aller leur parer. Les enfants, qui n’avaient pas vu qu’elle tenait des miches de pain, ont tous rapidement pris la poudre d’escampette. Tous sauf un des enfants : Justus.

Elle s’approcha du petit garçon qui ne semblait pas avoir peur d’elle et lui demanda ce qu’il voulait. Elle pensait qu’il allait lui demander de la nourriture et un abri, et probablement de l’argent. Mais il n’a rien demandé de ça. Le petit garçon de 9 ans, qui vivait dans la rue depuis trois ans, dormait dans une carcasse de voiture brulée et sans pneus et qui avait faim et froid la plupart du temps, a demandé quelque chose qui allait la prendre complètement au dépourvu:

« Je veux aller à l’école », a-t-il répondu avec détermination.

En entendant cette réponse, Maman Clare s’est mise à pleurer et ne pouvait plus arrêter ses larmes. Elle prit le petit Justus dans ses bras et le serra très fort, sans se soucier de son apparence sale ou de l’odeur d’un gamin qui ne se baignait jamais.

Elle l’a ensuite pris par la main et embarqué dans la voiture. Comme elle ne vivait pas au Rwanda, elle l’a emmené chez un ami qui vivait dans le quartier de Gikondo. C’était la première maison où le garçon avait été invité à entrer depuis qu’il parcourait les rues de la capitale. Clare a demandé à son ami d’aider Justus à aller à l’école. « Je vous enverrai de l’argent pour payer les frais de scolarité, les matériels scolaires, l’uniforme, les chaussures, tout ce dont il aura besoin. »

À neuf ans, Justus a enfin pu trouver une maison, une mère adoptive et aller à l’école pour la toute première fois de sa vie! Quand on lui a demandé plus tard pourquoi il avait choisi l’école au lieu d’un repas chaud et d’un lit, il a expliqué que pour lui l’école était égale au bonheur. Cette association inconsciente d’éducation et de joie s’était formée dans son esprit quand il voyer passer d’autres enfants vêtus d’uniformes sur le chemin de l’école, alors qu’il cherchait de la nourriture dans les poubelles. Ils semblaient toujours si heureux, si insouciants, riant et jouant innocemment, sans autres préoccupation que d’être des enfants.

« Ce que j’ai vu était un symbole de bonheur et de liberté. Il y a un bonheur qui a à voir avec les gens qui étudient, et ce n’importe où.  »

Justus était certainement le plus heureux des enfants! Il était un élève dévoué, désireux d’apprendre. Il a rapidement rattrapé toutes les matières que les autres avaient déjà pris. Après l’école primaire à Gikondo, Justus est entré au Collège Saint André, l’un des établissements d’enseignement secondaires les plus anciens et les plus rigoureux de Kigali.

Il excellait dans tous les domaines, en particulier les mathématiques et la chimie, et maîtrisait cinq langues en quelques années. Dois-je vous dire qu’il était toujours le meilleur de sa classe?

De plus, Justus était un adolescent au grand cœur, toujours à l’affût des enfants qui avaient besoin d’aide. Beaucoup d’enfants venaient de familles pauvres et n’avaient pas toujours les moyens d’acheter les articles de base dont ils avaient besoin dans l’internat: savon, brosse à dents, cahiers, etc. En 2008, Justus, 16 ans, a convaincu deux de ses amis d’aider leurs camarades de classe. Ils allaient chercher de l’aide pour acquérir les articles nécessaires et, une fois par mois, ils choisissaient les enfants les plus nécessiteux de l’internat pour les aider. Quatre autres amis se sont joints à eux pour former un groupe qu’ils ont appelé plus tard l’Union des Sept pour les Nécessiteux (« Seven United for the Needy », SUN). Ils sensibilisaient la communauté sur la situation de leurs camarades de classe moins fortunés et collectaient des fonds pour leur venir en aide.

Et puis la dernière année est arrivée. Vous vous rappelez tous comment l’école secondaire passe si vite et avant que vous vous en rendiez compte, vous êtes sur le point d’obtenir votre diplôme et vous commencez à vous demander ce que vous ferez du reste de votre vie. Lorsqu’il a obtenu son diplôme du Collège Saint-André en 2013, Justus a été sélectionné pour se joindre au programme de bourses Bridge2Rwanda. Créé en 2007 par un groupe d’amis américains du Rwanda, Bridge2Rwanda prépare les étudiants les plus doués et les plus prometteurs du Rwanda à passer les concours pour les grandes écoles internationales.

Grâce à ce programme, Justus a pu préparer de nombreux test d’entrée à l’université (SAT et TOEFL), l’anglais, la recherche et l’écriture, le leadership, l’entrepreneuriat et la discipline, et a reçu des conseils pour postuler aux universités des États-Unis.

Les résultats sont arrivés en mars 2014. Justus tremblait, craignant de ne pas avoir été retenu. Il est allé à la maison d’un ami qui avait accès à Internet et téléchargé anxieusement la lettre des admissions internationales. Justus a lu le premier mot, a crié et est tombé sur le sol:

« FÉLICITATIONS! » disait la lettre.

Il a immédiatement appelé Maman Clare aux États-Unis et a crié au téléphone:

« Maman, maman, je vais aller à l’université de Harvard! »

À l’automne 2014, 20 ans après l’événement qui a chamboulé son monde et l’a laissé orphelin puis un enfant de la rue sans avenir imaginable, Justus a déménagé du Rwanda à la petite ville universitaire de Cambridge au Massachusetts, à côté de Boston, une ville où Obama avait vécu comme étudiant de nombreuses années auparavant. Lui et un autre lauréat rwandais se sont inscrit en première année à l’Université Harvard. Avec une bourse d’étude intégrale!

Il avait choisi d’étudier les mathématiques, l’économie et les droits de l’homme. Tout au long de son éducation dans cette école de l’Ivy League (c’est comme ça qu’on appelle les Universités les plus prestigieuses et exclusives des États-Unis), Justus a continué à exceller à l’école tout en servant les autres. Au cours de sa première année, il a siégé au Conseil des étudiants de première année pour le service à la société. Il a également participé à de nombreux projets de bénévolat.

Justus a reçu le prix commémoratif Mack I. Davis de l’Université Harvard, un prix remis à un étudiant de premier cycle chaque année pour son engagement envers la diversité et le service communautaire. En 2016, il a été retenu dans le programme Cheng pour l’Innovation Sociale + l’Initiative du Changement à la Harvard Kennedy School.

Je suis heureux d’annoncer qu’il y a moins d’un mois, en mai de cette année, Justus Uwayesu a obtenu sa licence en Economie et en Français, à la prestigieuse Harvard.

Quelles sont les prochaines étapes dans son parcours? Justus planifie de retourner au Rwanda pour continuer à œuvrer pour améliorer la vie des gens. SUN, qu’il a initié en 2008, est passée de l’initiative des 7 amis pour devenir une ONG enregistrée au Rwanda, avec 10 branches dans six lycées et 4 branches sur différents campus universitaires du Rwanda. Durant son séjour à Cambridge, il a également installé une branche aux États-Unis. L’organisation est entièrement dirigée par des jeunes Rwandais et compte plus de 400 membres actifs engagés pour avoir un impact social et améliorer la vie des pauvres au Rwanda. SUN aide plus particulièrement les enfants de la rue à entrer à l’école et encadre des élèves et étudiants issus de milieux défavorisés en leur fournissant du matériel scolaire, des frais de scolarité et un repas pour ceux qui ne peuvent se le permettre. Leur
travail ne s’arrête pas dans les écoles. SUN a aidé à construire et réparer des maisons pour les veuves et aide à payer l’assurance maladie pour les pauvres.

« J’étais un enfant oublié, mais grâce à une personne qui a regardé au-delà de la saleté et de l’odeur de la décharge d’ordures de Kigali et a vu mon potentiel, je suis maintenant en mesure d’aider les autres. »

Qu’en est-il de Clare Effiong, ‘Maman Clare’? Où est-elle aujourd’hui? L’incroyable femme continue inlassablement son travail humanitaire aux Etats-Unis et au Rwanda. Son organisation fournit de la nourriture et des vêtements aux enfants et organise des programmes de loisirs et de consolidation de la paix, ainsi que le développement des compétences et la formation professionnelle pour les veuves du VIH et du sida et les femmes infectées. Esther’s Aid gère également une école primaire à Kigali où ils ont déjà admis plus de 300 orphelins. Ils ont également lancé un programme de formation de 13 mois pour les filles et les jeunes femmes et leur fournit un kit de démarrage pour démarrer une entreprise.

« Nous sommes capables de les aider à passer du désespoir à l’espoir. Nous les amenons de la poussière au palais. Ce n’est que dans le don de soi aux autres que nous vivons vraiment.  »

Justus n’a pas encore fini l’école. Le jeune diplômé poursuivra ses études supérieures encore plus haut. Il est l’un des 142 étudiants sélectionnés parmi plus de 4000 candidats aux prestigieux Schwarzman Scholars – un programme de bourse d’étude qui a été fondée en 1902 pour promouvoir la compréhension internationale et la paix – pour poursuivre un programme de maîtrise à l’Université Tsinghua à Beijing.

Félicitations pour votre contribution à l’héritage de l’Afrique, Justus, nous sommes tous incroyablement fiers de vous! Et nous avons hâte de vous suivre partout où votre destinée vous mènera. Même l’horizon n’osera pas vous limiter!

Félicitations pour votre contribution à l’héritage de l’Afrique, Mamna Clare, et merci pour votre grand cœur, pour avoir choisi le Rwanda et pour avoir offert une famille et tant d’espoir à tant d’enfants, de jeunes filles et de femmes sans espoir au fil des ans.

Source: Um’Khonde Habamenshi

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Une réponse à Sonia Rolland http://www.therwandan.com/fr/une-reponse-a-sonia-rolland/ http://www.therwandan.com/fr/une-reponse-a-sonia-rolland/#respond Thu, 29 Dec 2016 18:17:41 +0000 http://www.therwandan.com/fr/?p=4746 C’est le 08 septembre 2016 que Sonia Rolland accorde une interview à Jeune Afrique. L’ex-Miss France et comédienne franco-rwandaise exprime son point de vue sur quelques questions et je suis d’accord avec elle sauf sur quelques points.

Sonia Rolland doit peut-être ignorer que le “très bon leadership” dont elle parle est en fait un leadership créateur de réfugiés. Des bonnes gens, femmes, hommes, jeunes, patriotes rwandais, aujourd’hui réfugiés mais qui, jadis, étaient confidents de ce même leadership mais qui par la fin décident de quitter le Rwanda, fuir et s’exiler vers les pays voisins ou lointains.

En parlant du “très bon leadership”, est ce que Sonia Rolland ne serait pas en train de distraire le monde entier qui ne cesse de constater que le régime de Kagamé est une honte à l’humanité ? Un régime dont les ambassadeurs, je ne recense que les cas les plus récents, Protais Mitali et Eugene Richard Gasana respectivement diplomates accrédités en Ethiopie (Union Africaine) et New York (Nations Unies) deviennent des réfugiés parce que le même leadership que Sonia Rolland glorifie veut les assassiner ?

Est-ce que Sonia Rolland ne serait pas en train de dissimuler le fait que le régime sanguinaire de Kagamé échoue à toute tentative de rapatriement du dernier Roi du Rwanda qui au moment où je tape des lettres est encore réfugié aux USA depuis déjà plus de 50 ans ?

Comment ose-t-elle parler de très bon leadership dans un pays où la famine ravage plusieurs régions et que le gouvernement, si on peut l’appeler ainsi, reste inactif seulement parce qu’il n’y a encore pas de morts ?

Quant à son jugement sur le pouvoir au Burundi qui selon elle, tire sur des jeunes et assassine son peuple pour se maintenir au pouvoir, je crois vivement qu’elle devrait plutôt porter ce genre de jugement à l’endroit du régime de Kagamé qui, ne fut ce qu’à partir de Janvier cette année, a commis plus de 17 cas d’exécution sommaire et d’innombrables cas de disparition forcée.

 

Le peuple de Sonia Rolland qui vit au Rwanda sans nourriture, sans travail, sans éducation, sans soins de santé sans eau, sans électricité, sans liberté d’expression

Manifestement, Sonia Rolland devrait s’informer profondément sur son pays, le Rwanda, elle devrait sans biais essayer de suivre l’actualité Rwandaise et régionale et l’analyser. Elle devrait éventuellement parler à ses oncles et tantes et s’informer sur les supplices, la douleur, la peine et le malheur que son peuple vit chaque jour de leur vie au Rwanda sans nourriture, sans travail, sans éducation, sans soins de santé sans eau, sans électricité, sans liberté d’expression… avec seule obligation d’obéir aveuglement et céder le peu d’argent qu’il gagne au régime totalitaire de Paul Kagamé, qui plus tard ira le gaspiller pendant d’ insignifiantes cérémonies à l’instar de celle prévue ce 24 Septembre 2016 à San Francisco aux USA.

Vers la conclusion, car je crois que ce n’est pas la fin, j’appelle Sonia Rolland à se focaliser sur son action humanitaire, que nous, sœurs et frères Rwandais, saluons ; et éviter que Maïsha Africa perde sa bonne réputation en lui épargnant toute connotation fanatique et politique.

Rwanda Briefing

]]> http://www.therwandan.com/fr/une-reponse-a-sonia-rolland/feed/ 0 Au Rwanda on s’enferme dans les chambres pour écouter Kizito Mihigo http://www.therwandan.com/fr/au-rwanda-on-senferme-dans-les-chambres-pour-ecouter-kizito-mihigo/ http://www.therwandan.com/fr/au-rwanda-on-senferme-dans-les-chambres-pour-ecouter-kizito-mihigo/#respond Wed, 02 Nov 2016 13:01:27 +0000 http://www.therwandan.com/fr/?p=4631 Le chanteur populaire rwandais Kizito Mihigo est en prison depuis Avril 2014, condamné en février 2015 à 10 ans de prison ferme pour soi-disant « conspiration contre le gouvernement ». Selon diverses sources, les fans de cet artiste ont été contraints à ne plus écouter publiquement ses chansons qui ne sont plus diffusées par les médias

rwandais. Pour bien situer les faits, on se souvient que tout juste après l’annonce officielle de l’arrestation du chanteur, le ministre de la Culture Monsieur Protais Mitali (aujourd’hui en exil) s’est précipité pour annoncer que « Kizito Mihigo devait être traité comme « tous les criminels ». Ces propos ont été tenus dans son discours lors des cérémonies de commémoration du génocide alors que Kizito n’avait pas encore été présenté au juge.

Par la suite, l’agence nationale d’information RBA (Rwanda Broadcasting Agency) dans un communiqué spécial, a demandé à tous les médias rwandais à ne plus diffuser les œuvres du chanteur. Dans la foulée, on a interdit toute communication en lien avec les activités de sa fondation pour la paix.

En revanche, les Rwandais qui sont dans le pays n’ont pas été pour autant découragés. Malgré l’interdiction, ils continuent à écouter les belles mélodies de Kizito Mihigo en cachette. Selon divers témoignages, certains Rwandais s’enferment dans les maisons, souvent à plusieurs, et savourent sa musique tout en restant très vigilants.

Pour rappel, Kizito Mihigo est rescapé du génocide des Tutsis de 1994. Il est très populaire surtout au sein de l’Église catholique du Rwanda pour ses centaines de chants liturgiques. L’artiste a longtemps été considéré, peut-être à juste titre, comme l’enfant chéri du régime en place. Il a eu des opportunités d’interpréter l’hymne national du Rwanda lors des cérémonies officielles, en présence du président Paul Kagame.

Tout a basculé en 2014, après la sortie de la chanson « Igisobanuro cy’Urupfu » (Explication de la mort) qui lui a valu la disgrâce et la prison. Cette chanson fait allusion à d’autres rwandais (hutus) morts, sous-entendus tués par le FPR.

Si la chanson a été composée dans une démarche de réconciliation et par ailleurs qualifiée de « requiem réconciliateur » par l’auteur, cela n’a pas bien entendu plu au gouvernement rwandais. La suite, qui pourra mieux la raconter que Kizito lui-même derrière les barreaux ?!

Faustin Kabanza

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Rwanda: Arrêter les exactions contre les vendeurs ambulants http://www.therwandan.com/fr/rwanda-arreter-les-exactions-contre-les-vendeurs-ambulants/ http://www.therwandan.com/fr/rwanda-arreter-les-exactions-contre-les-vendeurs-ambulants/#respond Mon, 31 Oct 2016 21:27:42 +0000 http://www.therwandan.com/fr/?p=4623 Par Carina Tertsakian

Chercheuse senior, division Afrique

« Je me suis retrouvée au centre de transit de Gikondo très souvent, je ne peux même pas compter le nombre de fois », a déclaré Marie à Human Rights Watch en avril. Marie est une vendeuse ambulante

dans la gare routière de Nyabugogo à Kigali. « J’ai été arrêtée parce que je vendais de l’eau et du jus dans la rue. Je dois le faire pour que mes enfants puissent survivre ». Elle a ensuite expliqué que des policiers l’ont emmenée au centre de transit de Gikondo, l’ont battue là-bas, et ne l’ont libérée qu’au bout de près de deux semaines, suite à l’intervention d’un militaire qu’elle connaissait.

Marie (nom d’emprunt) fait partie des centaines de vendeurs ambulants qui ont été pris dans des rafles, détenus arbitrairement et maltraités dans des centres de transit à travers le Rwanda au cours des dernières années. Les autorités rwandaises, y compris le maire de Kigali et l’inspecteur général de la police, ont déclaré à plusieurs reprises vouloir que les vendeurs quittent les rues, affirmant qu’ils étaient une menace pour la propreté et la sécurité. Les autorités rwandaises ont enfermé illégalement des centaines de vendeurs ambulants, dans des bâtiments sales et surpeuplés.

En mai, des membres des Inkeragutabara, une composante à temps partiel de l’armée rwandaise, ont essayé de saisir les biens de Théodosie Mahoro à la gare routière de Nyabugogo, et l’ont battue jusqu’à ce qu’elle meure. Trois hommes ont été jugés en juillet dans le cadre de son meurtre et condamnés à dix ans de prison.

Après sa mort, le gouvernement a adopté plusieurs mesures pour encourager les vendeurs à quitter les rues. Début septembre, la Ville de Kigali a ouvert un nouveau marché à la gare routière de Nyabugogo qui fournit un lieu fixe aux anciens vendeurs de rue pour vendre leurs produits, sans avoir à payer d’impôts pendant un an. Plusieurs autres marchés ont été construits à Kigali dans le même but. Un cadre juridique a été publié pour réglementer ces marchés, et pour infliger des amendes aux vendeurs qui continuent à faire du commerce dans les rues, ainsi qu’à leurs clients. Les autorités ont exhorté les vendeurs ambulants à former des coopératives, et ont facilité l’accès aux prêts.

Les nouvelles mesures mettront-elles fin aux exactions contre les personnes comme Marie ou Théodosie ? Il est trop tôt pour le dire. Les marchés au moins fournissent une alternative aux vendeurs ambulants, et les encouragent à s’intégrer dans l’économie formelle, avec des avantages potentiels pour tous. Mais le nouveau système pourrait également accroître la répression contre ceux qui n’y adhèrent pas.

Quels que soient les risques, certaines personnes comme Marie pourraient choisir de retourner dans les rues ou les gares routières, comme elles l’ont fait pendant de nombreuses années, car elles savent qu’elles peuvent y trouver des clients – surtout si la nouvelle zone de marché ou d’autres sources de revenus s’avèrent être moins rentables, ou bien si elles ne peuvent pas se permettre de faire concurrence aux vendeurs en meilleure posture dans les marchés désignés. Cela signifie qu’une fois de plus, elles pourraient être confrontées à des arrestations, des passages à tabac, et la détention arbitraire dans des centres de transit.

Ce traitement viole les droits humains, et ne marche même pas. D’anciens détenus ont déclaré à Human Rights Watch que leur situation s’était empirée après qu’ils aient quitté les centres de transit. Des semaines de mauvais traitements et d’insuffisance de nourriture, d’eau et d’hygiène les avaient laissés sévèrement affaiblis. La plupart n’avaient reçu aucune éducation ni formation pour d’autres emplois, en dépit de la politique officielle du gouvernement de réhabilitation et de réinsertion. Davantage appauvris, et en l’absence d’alternatives, nombre d’entre eux sont retournés dans les rues pour essayer de gagner leur vie.

La création d’un nouvel environnement réglementé pour les vendeurs ambulants est une mesure positive, mais davantage doit être fait pour prévenir d’autres abus par les policiers et d’autres responsables de la sécurité. Un cadre juridique permettant de mieux gérer les centres de transit et protéger les droits des personnes qui y sont envoyées serait un point de départ. Mais comme l’a démontré une directive sur Gikondo l’an dernier, les changements juridiques ne suffisent pas. La directive a créé, pour la première fois, un contrôle officiel du centre et a prévu certains droits pour les détenus, mais elle a souffert d’une mise en œuvre inadéquate et de mesures insuffisantes de protection des droits humains. Seule la fermeture des centres mettrait définitivement un terme à ces exactions.

La mort de Théodosie illustre non seulement la précarité de la sécurité des vendeurs ambulants, mais aussi le manque de confiance entre ces derniers et la police, en raison des années d’abus et de l’impunité persistante dont bénéficient les agents qui persécutent les vendeurs. D’autres vendeurs ambulants ont essayé d’empêcher la police d’enlever le corps de Théodosie de la gare routière parce qu’ils craignaient que la police ne dissimule les preuves du meurtre. Il a fallu l’intervention des autorités locales pour calmer les tensions.

Pour rétablir la confiance, et rendre leur dignité aux vendeurs ambulants, les autorités rwandaises devraient mener des enquêtes crédibles sur les exactions passées et en cours et veiller à ce que les responsables soient tenus de rendre des comptes pour leurs actes. Les poursuites engagées contre les personnes responsables de la mort de Théodosie prouvent que cela est possible, si la volonté existe. En outre, avec la création récente du Rwanda Investigative Bureau, chargé d’enquêter sur les abus commis par les agents de police, le gouvernement dispose désormais également d’un organisme dédié aux enquêtes sur ces incidents.

Afin de démontrer un engagement durable pour protéger et soutenir les vendeurs ambulants et d’autres habitants pauvres, le gouvernement devrait combiner des mesures supplémentaires pour créer des alternatives économiquement viables avec des actions concrètes pour mettre fin aux abus par les membres des forces de sécurité dans les rues du Rwanda et dans les centres de détention.

Human Rights Watch

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Nous sommes tous des Munyakazi http://www.therwandan.com/fr/nous-sommes-tous-des-munyakazi/ http://www.therwandan.com/fr/nous-sommes-tous-des-munyakazi/#respond Mon, 24 Oct 2016 09:15:27 +0000 http://www.therwandan.com/fr/?p=319 Je voudrais réagir à l’article en anglais posté par Mme Murebwayire. Article dans lequel Tom Ndahiro  profère de manière tout a fait gratuite des accusations très graves à  l’encontre du Dr Leopold Munyakazi, lequel est traité à la fois d’ideologue du génocide,  de genocidaire, …

L’issue du procès de Munyakazi est certainement  déjà écrit. Nous ne pesons que très peu à ce niveau hélas. Mais il y a un autre jugement devant lequel notre opinion a toute sa valeur. Celui de  l’histoire. Quand l’honneur d un homme est sali de cette manière, le silence de ceux qui savent, connaissent la vérité, est complice, coupable. Nous avons le devoir vis-à-vis  de Munyakazi, de sa famille, de ses amis, de notre pays, de dire ce que nous savons. J’en appelle à ses anciens collègues, ses étudiants. Quelque soit votre ethnie, votre bord politique,  votre pays, refusez  l’opprobre , donnez la plus petite chance à la vérité.

Munyakazi n’est pas le premier, ni malheureusement le dernier. Le système a ses Abacurabyaha  (faiseurs de coupales) patentés qui excellent dans l’art de maquiller des innocents en génocidaires.

En ce qui concerne le Dr Leopold Munyakazi, j’ espère qu’ils nous fourniront des écrits,  des enregistrements qui prouvent que Munyakazi  fut un des plus virulents idéologues du génocide et du racisme antitutsi dans les écoles et l’ administration.

Munyakazi que j ai personnellement connu à  Nyakinama du temps où j y étais comme étudiant, était un professeur qui faisait son métier d’ enseignant et rien de plus. Étant de Gitarama, une préfecture dont tout le monde sait qu’elle n était pas en odeur de sainteté sous le régime  MRND, il ne pouvait être discriminé et discriminer à son tour ou prôner la discrimination. Rien à  voir avec certains de ses collègues qui se prenaient pour des Princes ou que des ambitions mal placées ont poussé à se prostituer au pouvoir d’alors et à vendre leur âme au diable. Quand Habyarimana est venu à Nyakinama prononcer son fameux discours sur l’aggiornamento politique, a- t-on vu Munyakazi succomber aux sirènes du pouvoir à  l instar de ses collègues que je tairais ici, qui ont répondu à l’appel du Président et sont allés  à Kigali occuper des postes politiques? Non. Il n était pas dans le système et ne s y voyait pas. Cela même ses accusateurs d’aujourd’hui le savent.

Quand le multipartisme à été autorisé,  Munyakazi à milité dans les partis d opposition, ceux qui se disaient de la mouvance démocratique anti CDR MRND,   plutôt bienveillants ( ou alliés selon) envers le FPR.  Mais même  il gardait un rôle tout à fait discret,  restant dans son petit coin. On l’entendait peu et pour le voir il fallait le chercher. Il se contentait de montrer son camp.

Après la victoire du FPR j’ai eu la surprise  de le retrouver au PDC de Nayinzira. Ce parti était pressenti pour le siège de Président de l Assemblée Nationale de Transition  et avait désigné Leopold Munyakazi pour ce poste. Sans conteste le plus qualifié dans ses rangs. Quand le président  a cité son nom, j ai vu quelqu un de plutôt timide pas trop convaincu qui a dû accepter pour ne pas s’ attirer des problèmes.  S il avait su ! Le FPR s y est opposé. Raison? « Intellectuel imprévisible, incontrôlable  » nous a-t-on dit. Ce poste est revenu  à Nkusi Juvenal du PSD.

Et Munyakazi à pris le chemin de la prison, accusé de participation au génocide.  Il en sortira après plusieurs années au terme d un procès qui le déclarera non coupable de crimes de génocide. Depuis et pendant au moins deux ans il a vécu au Rwanda le plus normalement possible, enseignant dans un Institut supérieur qui accueille des étudiants venus de tout le pays dont Kayenzi sa commune natale. Ses anciens collègues de l’université devenus des personnalités importantes,  tel Nkusi Laurent, Joseph Nsengimana (son ministre de tutelle) devaient certainement savoir où il se trouvait.

Personne à cette époque  ne remettait en cause cette situation. Mais tout va changer quand profitant d une mission aux États Unis, mission confiée dans les normes, validée par les services de renseignement et de sécurité selon les usages dans nos démocraties,  donc profitant de cette bouffée d air, il décide de rester dans ce pays. Lui l’ancien taiseux, le timide, sans doute excédé par tout ce quil avait vécu et vu, se lâche et entreprend de mettre à nu le système FPR,  dans un pays les États Unis, considéré comme stratégique pour sa survie. On le met en garde; il passe outre et  franchit la fameuse ligne rouge.

Le reste est rapport de force entre un homme armé de son seul courage et de sa foi en son pays, et un régime impitoyable qui s’autorise tout.

Munyakazi va passer devant un tribunal.  Des gens qui eux  ont du sang sur leurs mains vont décider de son sort. De pauvres gens qui ne le connaissent pas ou qui n ont rien contre lui vont défiler   pour raconter  des accusations que leur auront confectionnées les faiseurs de coupables (Abacurabyaha) du système. Beaucoup de personnes vont se taire par peur. Dautres vont applaudir voire profiter de cette « opportunité  » pour gagner des faveurs, d autres encore accueilleront ce procès dans l’indifférence la plus totale. Ainsi est  et va  le Rwanda.

De toutes ces catégories de personnes, les indifférents plus que les peureux, sont les plus à plaindre.

Bon courage cher Professeur. Ton sacrifice ne sera pas inutile.

Albert Bizindoli.

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