Dénonciation du RIPRODHOR  d’attaques perpétrées par les Forces Rwandaises de Défense et leurs supplétifs sur les réfugiés rwandais au Nord Kivu en RDC.

Le 29/12/2018 s’est révélé être une journée tragique pour les réfugiés rwandais en RCD quand l’attention des observateurs du monde entier était tournée vers les élections en RDC. C’est ce moment particulier qu’auraient choisi les hommes de Kagame parvenus dans les hauts rangs de  l’armée congolaise, par le jeu des brassages des rébellions qu’il y a fomentés au cours de ces vingt dernières années avec les forces gouvernementales,  pour commettre des atrocités sur les réfugiés rwandais des camps éparpillés dans les territoires de Rutsuru et Walikare au Nord Kivu.  

Plusieurs réfugiés auraient été abattus dans leur fuite par des milices du Front de Défense du Congo et des combattants Maï Maï Nyatura lourdement armés et payés par le Lt Colonel KABUNDI : Cmd brigade EQUO des Forces démocratiques du Congo ( FARDC) au Nord-Kivu. Cet ex militaire du M23 continuerait à recevoir des ordres et l’argent de Kigali pour organiser l’ élimination systématique des réfugiés rwandais présents en   RDC pour faire accréditer au nouveau pouvoir qu’il n y a plus de réfugiés rwandais en RDC, selon le souhait de leur pays d’origine.

Depuis le 29/12/2018 à ce jour, ces assaillants ne cesseraient pas de s’acharner sur les réfugiés rwandais pour les tuer indistinctement. Après avoir incendié leurs cases, ils les auraient vandalisées, tout en laissant une véritable psychose au sein de la population locale avec laquelle ils avaient noué de relations de bon voisinage. Les rescapés se sont déplacés  dans des forêts où ils sont malheureusement poursuivis par des tirs aux mitrailleuses. Ce qui constituerait une réédition des pogroms de 1996, restés impunis à nos jours.

Compte tenu de cette situation qui annonce les couleurs de la volonté de Kigali de poursuivre sa politique de pourrissement de la sécurité à l’Est de la RDC, le RIPRODHOR voudrait annoncer ce qui suit ;

  • Les membres du RIPRODHOR  félicitent le nouveau Président élu par le peuple congolais, en la personne de Mr Felix Antoine Thchisekedi Kilombo du parti UDPS, et lui souhaitent plein succès dans ses très lourdes responsabilités. Ils se sont réjouis de la passation pacifique du pouvoir entre le Président sortant  Joseph Kabila Kabange et Son Excellence Félix Antoine Tchisekedi  Kilombo le Président entrant, qui s’est déroulée sous le flambeau de la souveraineté nationale. Ils demandent aux autorités congolaises de prendre des mesures urgentes pour arrêter des attaques réglées contre les réfugiés rwandais et pour désarmer et punir les auteurs des exactions exercées contre eux.
  • Les membres du RIPRODHOR exhortent les nouvelles autorités congolaises à renforcer la présence de l’Etat à l’est du Congo, où opèrent encore plus de 40 groupes armés, suscités, financés ou appuyés par des puissances étrangères pour semer le chaos, la mort et la désolation au sein de la population,  et des réfugiés rwandais en particulier.
  • Ils demandent au nouveau pouvoir de refuser les prétextes de sécurité invoqués par les pays voisins du Congo pour justifier leurs incursions qui ont servi à piller les richesses du Congo et à mettre le peuple congolais à genoux pour prier ses oppresseurs.  
  • Le RIPRODHOR rappelle au Gouvernement congolais qu’il est de son devoir de respecter le droit des rwandais persécutés par leur pays de chercher asile sur son territoire, et le principe fondamental du non-refoulement. Il est aussi de sa responsabilité de  garantir, dans toutes les circonstances; que les membres civils des familles des combattants, s’il y’en a encore, soient traités comme des réfugiés et ne soient pas internés avec eux; le cas échéant.
  • Le RIPRODHOR rappelle au Gouvernement rwandais que l’octroi de l’asile aux réfugiés rwandais par l’Etat congolais a été un acte pacifique et humanitaire qui ne doit pas être considéré comme un acte inamical de sa part, conformément aux affirmations de  la Convention de l’OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique. Leurs camps et les zones de leur installation sont inviolables du fait de leur caractère strictement civil et humanitaire.
  • Le RIPRODHOR demande enfin aux organisations internationales et aux ONG de défense des droits de l’homme de ne pas fermer les yeux sur ces tueries qui frappent les réfugiés rwandais au Congo malgré les calomnies entourant leur diabolisation. Le vernissage des droits de l’homme est une étape de leur négation qu’il faut éviter dans tous les cas. Raison pour laquelle le RIPRODHOR invite tous les concernés à venir urgemment en aide à ces réfugiés

Fait à Lyon le 03/02/2019

RUTIHUNZA Théobald

Représentant légal du RIPRODHOR

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1 COMMENT

  1. Les massacres de masse des réfugiés rwandais non armés, femmes, enfants et hommes de tous âges par Kagame et le Président de la RDC Tshisekedi doivent être dénoncés et portés à la connaissance de la Cour Pénale Internationale et aux ONG de défense des droits de l’homme à vocation internationale. Ils doivent faire l’objet d’une très large publicité dans les médias et sur le toile. Ces crimes sont constitutifs de génocide et crimes contre l’humanité. Ils sont imprescriptibles. Ils convient de préciser que les victimes sont d’une part des rescapés du génocide de leurs parents et proches qui a été perpétré par Kagame contre ces derniers en ex-Zaïre et d’autre part des enfants qui sont nés en RDC. Comme Kagame l’a lui-même cyniquement dit, ces réfugiés rwandais en RDC sont génétiquement génocidaires et doivent conséquemment être totalement anéantis. Il l’a publiquement devant des millions de Rwandais. Les bouchers doivent savoir. Kagame est commandant en chef des bouchers et donneur d’ordre d’extermination de ces réfugiés. Quant à Tshisekedi, certes il est vient d’arriver mais dès son entrée en fonction, il est de plein droit devenu légalement commandant en chef de l’armée de son pays. Par conséquent, il ne peut nullement prétendre ignorer l’extermination de ces réfugiés par les soldats dont il es commandant en chef et corrélativement, il est responsable des crimes commis contre ces derniers au même titre que Kagame, le tout peu importe leur qualification juridique.
    Aussi, il serait judicieux que les associations des Rwandais opérant dans les pays dits démocratiques puissent bien lister précisément les noms de bouchers et déposer des plantes à leur encontre pour génocide et crimes contre l’humanité contre les réfugiés rwandais. Le Secrétaire Générale de l’ONU a été parfaitement informé de ces crimes abominables contre des femmes, enfants et hommes rwandais désarmés de tous âges. Il a observé le silence de tombeau. Par son silence, il est complice direct des bouchers. Ce n’est pas parce qu’il est Secrétaire Général de l’ONU qu’il ne faut dénoncer haut et fort ses méfaits. Parler s’est bon mais agir c’est encore mieux. Ce que les Rwandais attendent des ONG et diverses associations des Rwandais opérant dans les Etats dits démocratiques et de droit est l’action positive et visible. Celles opérant à l’intérieur du Rwanda sont dépourvus de moyens pour agir utilement.
    La fonction présidentielle n’a aucun effet sur l’action judiciaire contre un président pour génocide, crime contre l’humanité et crimes de guerre. Le constat est qu’aucune plainte n’a été déposée devant un tribunal d’un Etat dit de droit contre Kagame et encore moins contre Kabila ou Museveni. Si pour des raisons uniquement politiques, ils ne peuvent pas être arrêtés, il n’y a aucun obstacle juridique pour les actionner judiciairement. Il faut simplement oser.

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