Entre le Colonel Laurent Serubuga et un certain Victor Manege à qui devrait-on demander “QUI ESTIS VOS” ? ( “Qui êtes-vous”?)

Par Jean Charles Habimana

Fin Août 2020, un certain Victor Manege Gakoko profitant d’une série d’émissions de la VOA traitant du coup d’état de 1973 au Rwanda,  a publié un pamphlet non daté d’une douzaine de pages dans lequel il tente de clouer le Colonel Laurent Serubuga au pilori. Ce quidam dont on ne connaît pas grand-chose à part qu’il dit réside au Canada , mais sans préciser s’il y réside comme diplomate, réfugié ou agent du FPR  infiltré dans ce pays ou les trois à la fois comme c’est souvent le cas, n’y va pas par le dos de la cuillère pour calomnier le Colonel Laurent Serubuga.

En parcourant cet écrit du nommé Manege, on se rend vite compte que l’on a à faire à un type en pleine confusion mentale qui confond ses croyances et intimes convictions avec des faits historiques avérés. Il nage donc dans le domaine religieux ( de la foi) et tente de ramener toute la perception du monde et toute restitution historique dans ce domaine de la foi.

Un frorilège de ses élucubrations poétiques

  • D’abord le sieur Victor Manege s’érige en représentant ou miroir de l’opinion de la population rwandaise. En écrivant que le Coup d’Etat du 05 juillet 1973 n’était ni nécessaire ni souhaitable, il tente de faire oublier chez ceux qui ont vécu ces événememets que la population rwandais dans son ensemble et de toutes les régions à acclamé cette action des dignes fils de la Nations qu’étaient les militaires de la Garde Nationale car elle s’est sentie soulagée des magouilles des politiciens d’alors.
  • Le prédigistateur Victor Manege parvient à ériger les rumeurs et les ragots des étudiants du secondaire dont il était, en vérité supplantant les avis et considérations des officiers supérieurs de la même époque. Ainsi quand le Colonel Serubuga écrit dans son livre le climat qui régnait au pays depuis avril 1972 et en donne les raisons tel que analysées par le commandement de la Garde Nationale, l’élève de 5e secondaire Manege ose lui rétorquer que lui il avait des sources plus fiables et des moyens d’analyses et de recoupement plus que ceux du Colonel.
  • Dans sa lancée le Manege s’érige en historien et spécilaiste militaire plus que les archives officiels et les textes législatifs y afférents. Ainsi il prétend connaitre comment et pourquoi les officiers de la 1e et la 2e Promotion de l’EO ont été nommés aux grades supérieurs en 1973. Sauf que comme tout maladroit prédigistateur il se mélange les pinceaux et se goure. Ainsi dans le mouvement d’avancement du 01 avril 1073 dans la 1e promotion seul Habyarimana sera promu Général Major et Kanyarengwe Lt-Colonel. Les autres ( Nsekalije, Benda, Ruhashya) resteront Majors et n’avanceront en grade que plus tard. La preuve: les  onze camarades du 05 juillet tels qu’ils se sont présentés apres le coup d’état, étaient tous Majors sauf Habyarimana et Kanyarengwe. Mais ce fait est trop compliqué pour un illuminé comme Manege pour le constater.  
  • Enfin le sorcier Manege considère l’opinion publique comme ignorante comme lui, des techniques d’Etat-Major et des procédures de commandement. C’est ainsi qu’il prétend que le Gen Habyarimana à travers Serubuga aurait imposé le Capt Maniraguha à Kanombe ou designé le Lt Pilote Mugemangango. Non seulement c’est mesquin mais aussi ça ne se passe pas comme ça en technique d’Etat Major. Le Chef d’Etat-Major ne peut donner des ordres qu’à ses subordonnes directs en laissant ceux-ci les exécuter ou les répercuter dans les échelons sous ses ordres. Ainsi dans la cas du Camp Kanombe, puisque le commandant du Camp le Major Simba était convoqué, c’est lui qui devait laisser le commandement à l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé parmi ces subordonnés. Le Colonel Serubuga n’a fait que vérifier à qui le Major Simba laissera le commandement du camp à son absence selon ce principe. De même, quand le chef d’Etat-Major souhaite avoir un pilote expériementé et pouvant naviguer de nuit, il s’adresse au commandant de l’unité d’aviation. C’est donc Ntahobali qui a designé Mugemangango pour cette mission comme il pouvait se désigner lui-même.  
  • C’est aussi simple que èa mais trop compliqué pour Manege!

Dangerosité des sorties pareilles

Le nommé Manege fait volontier une extrapolation dans le temps  de ses frustrations en proposant des raccourcis pour y répondre. Il ne voit dans l’action salvatrice de la Garde Nationale du 05 juillet 1973 que ces effets perverts et y associe tous les soucis qui l’ont accablé depuis, même de son propre chef ou à cause des circonstances étrangères au coup d’état.

Il en arrive à prétendre et proclamer que si les Inkotanyi ont conquis le pays de 1990 à  1994 c’est à cause de ce coup d’état et omet de dire que ce sont ceux qu’il présente comme les victimes ce ce coup ( les Banyenduga) qui se sont pactisés avec les Inyenzi-Inkotanyi jusqu’à les amener à Kigali au centre des positions militaires des FAR et que la moitié des ministres d’alors travaillaient et espionnaient pour les mêmes Inkotanyi avec qui les FAR ( théoriquement et logiquement aux ordres de ce gouvernement) étaient en guerre. N’importe quelle armée du monde ne pourrait gagner la guerre dans ces conditions.

Là où il devient vraiment dangereux c’est qu’il use du populisme, des amalgames et démagogie pour se faire entendre et admirer.

D’autres rwandais que lui et au premier plan les camarades du 05 juillet et les officiers de la Garde Nationale et des FAR en général regrettent profondément la mort en détention des politiciens de la 1e République. M^éme l’état rwandais à travers les actes du gouvernement a reconnu cette bavure et a rehabilité ces victimes. Vouloir surfer sur la tristesse et la douleur légitime des familles des disparus comme tente de le faire les Manege et d’autres aventuriers de même acabit est vraiment indigne d’un homme rwandais et surtout de celui qui se prend pour un” intellectuel”.

Victor Manege Gakoko: QUI ESTIS VOS?

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