IMMINENCE DE RAPATRIEMENT FORCE DES COMBATTANTS FDLR DESARMES VOLONTAIREMENT ET CANTONNES AVEC LEURS DEPENDANTS AU CAMP LT GEN BAUMA A KISANGANI

COMMUNIQUE DE PRESSE DES FDLR N° 2018-003.

Les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) apprennent, avec consternation, de sources diverses, concordantes et fiables que le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) s’apprête à rapatrier de force leurs combattants volontairement désarmés et cantonnés avec leurs dépendants au camp militaire Lt Gen Bauma à Kisangani.

Malheureusement et curieusement, ceci intervient après plus d’un mois d’un régime d’inanition, de coupure d’eau, de privation de soins de santé et de moyens hygiéniques auquel ces cantonnés ont été soumis.

Human Rights Watch est témoin de cette déshumanisation perpétrée contre la population de ce camp constituée à majorité de femmes et d’enfants au vu et au su de la Monusco qui représente les Nations Unies en RDC ! Pire encore, c’est que même la Monusco semble ignorer la raison qui est à l’origine du désarmement/cantonnement des combattants FDLR à savoir la recherche de la paix dans la Région des Grands Lacs Africains.

Rappelons en passant qu’il y a d’autres cantonnés FDLR à Kanyabayonga et à Walungu menacés aussi de rapatriement forcé.

Si les combattants FDLR désarmés et cantonnés refusent de rentrer volontairement au Rwanda, c’est qu’ils ne sont pas rassurés quant à leur sécurité et leur liberté une fois arrivés au pays natal dirigé par le pire dictateur et criminel que l’humanité ait connu et dont les exactions graves contre les membres FDLR rapatriés ont été documentées et décriées par certaines ONG des droits de la personne humaine.

Les FDLR demandent avec insistance à la Communauté Internationale, à l’ ONU et particulièrement à la SADC en tant que parrain du processus de désarmement/cantonnement de ses combattants, de ne pas rester les bras croisés mais plutôt de se mobiliser pour convaincre le gouvernement congolais d’ abandonner ce projet macabre qui sans nul doute viole au grand jour les droits humains une fois mis en exécution.

Enfin, les FDLR restent convaincues qu’il n’est jamais tard pour respecter ou faire respecter les droits de l’homme et que ceux- ci devraient primer sur les intérêts d’État.

Fait le 26/10/2018

La Forge Fils Bazeye

Commissaire à l’information et Porte-parole des FDLR

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