Je me réjouis de constater que les juges n’ont pas suivi le procureur de la CPI Fatou Bensouda dans l’affaire Jean-Pierre Bemba.

Dr Charles Onana

Par Dr Charles Onana

C’est en 2010, il y a huit ans, que j’avais dénoncé cette sale affaire qui était cousue de fil blanc par le procureur Ocampo. Les éléments de preuves étaient invisibles et le contexte trouble.

Il s’agissait d’une affaire de politique intérieure centrafricaine sur fond d’élection présidentielle en RDCongo. Pour écarter monsieur Bemba du jeu politique dans son pays, certains ont poussé la CPI à l’arrêter pour éviter une concurrence serrée à Joseph, le fils non reconnu du Mzee.

Un candidat a ainsi été éliminé de la scène politique congolaise pour laisser la voie libre au duo Kanambe- Kagame. L’Aprodec, une association congolaise, dirigée par Benjamin Kalombo avait effectué un travail remarquable sur cette affaire qui connaît aujourd’hui un dénouement favorable à l’accusé.

Une fois de plus, la CPI démontre qu’elle est un instrument politique qui sert à réaliser des coups d’état judiciaires contre des présidents en exercice non désirés et à éliminer des adversaires politiques dans des pays convoités par des puissances extérieures. C’est le cas de Laurent Gbagbo, d’Al-Bashir, et de bien d’autres …

Les Africains ont servi de cobayes à cette pseudo-juridiction internationale et pour ceux qui n’ont pas suivi l’enchaînement des choses, il faut savoir que c’est le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) qui a été le premier laboratoire de ce « machin ».

Les faux témoignages, la falsification, le déclenchement des poursuites sans enquêtes rigoureuses ni preuves, la subornation de témoins, la sélection arbitraire des personnes à mettre en cause, la corruption, … tout cela a été expérimenté à Arusha, au TPIR.

Les balbutiements de Bensouda après le désaveu des juges sonne le tocsin d’une Cour Pénale internationale en perdition. Cette fois, le masque est tombée.

Que feront-ils avec Gbagbo et Blé Goudé puisque le dossier est vide ? Il est tellement vide que le procureur ne réussit pas à le remplir depuis 7 ans. Je l’ai dit aussi dans Côte d’ivoire le Coup d’Etat. Si les juges continuent sur cette lancée, la pauvre Fatou risque de faire un malaise…

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