La RDC réclame de vraies sanctions contre le Rwanda

Après le président Joseph Kabila, c’est autour du Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo Mapon de réclamer des sanctions contre le Rwanda, accusé de soutenir les mutins du M23 dans le conflit qui oppose depuis le mois de mai ces ex-rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) à l’armée congolaise. Le chef du gouvernement de la RDC ne se contente plus des « mesures – plutôt symboliques – de suspensions d’aide prises par certains pays occidentaux à l’encontre » de Kigali.

Kinshasa durcit le ton contre Kigali. A l’issue de sa rencontre avec le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, en visite en République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo Mapon a exhorté la communauté internationale à sanctionner davantage le Rwanda pour son soutien aux mutins du Mouvement du 23 mars (M23). Les suspensions d’aides militaires accordées au pays de Paul Kagamé par des pays occidentaux tels que les Etats-Unis, les Pays-Bas, ou encoure la Suède, ne suffisent plus aux autorités congolaises.

« Le gouvernement de la RDC souhaite que la communauté internationale fasse un pas supplémentaire », a déclaré le chef du gouvernement de Kinshasa. Et d’ajouter : « Nous attendons de la Belgique des actions concrètes qui soient de nature à forcer ceux qui appuient la rébellion ou ceux qui s’impliquent dans la déstabilisation de notre pays à cesser de poser de tels actes ».

A l’instar du Président Joseph Kabila, le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo Mapon s’appuie sur le rapport de l’ONU du 26 juin qui accuse le Rwanda de soutenir les mutins du M23, en leur fournissant « des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues ». Même si Kigali a toujours réfuté ces condamnations.

Les combats, entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les mutins du M23, s’étaient intensifiés le week-end du vendredi 27 au dimanche 29 juillet. Les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ne sont plus qu’à trente kilomètres de Goma, la capitale du Nord-Kivu. L’ONU tire la sonnette d’alarme, déplorant une crise humanitaire. Pas moins de 500 000 habitants de cette province, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), fuient ces combats qui durent depuis le mois de mai.

Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères, qui a entamé ce lundi une visite de quatre jours à Kinshasa, est venu discuter de ce conflit avec son homologue congolais, Raymond Tshibanda. Le chef de la diplomatie belge se rendra ensuite aussi à Kigali.

PAR SÉBASTIEN BADIBANGA /Afrik.com

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