Le conseil de sécurité de l'ONU compte appliquer des sanctions ciblées contre les dirigeants du M23 et leurs soutiens

Dans un communiqué publié ce samedi 20 octobre au terme d’une réunion à huis clos, le Conseil de sécurité des Nations unies indique vouloir appliquer des sanctions ciblées contre les dirigeants du M23 et tous ceux qui leur fournissent des armes, demandant à tous les états membres « de soumettre d’urgence au comité des sanctions des propositions d’inscription sur la liste ». Ces sanctions avaient été préconisées par les chefs d’Etat et de gouvernement à la clôture du XIVe sommet de la Francophonie, le dimanche 14 octobre dernier à Kinshasa. Accusé de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars, le Rwanda avait émis des réserves sur cette demande.

Dans ce document, le Conseil de sécurité affirme « son ferme attachement à la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et condamne fermement tout appui extérieur en faveur du groupe M23 ».

Il préconise « un dialogue constructif entre la RDC et ses voisins, notamment le Rwanda » et demande au secrétaire général des Nations unies d’étudier, s’il y a lieu, la possibilité de recourir à d’autres mécanismes diplomatiques pour faciliter le développement du dialogue entre les parties concernées par la crise dans l’Est de la RDC.

Le conseil de sécurité condamne également les attaques menées par le M23 contre la population civile, les soldats de la paix des Nations Unies et le personnel humanitaire ainsi que les atteintes aux droits de l’homme.

Accusé de soutenir la rébellion du M23 qui sévit dans l’Est de la RDC depuis le mois de mai dernier, le Rwanda nie tout lien avec la situation sécuritaire dans cette partie du continent.

Pourtant dans un rapport confidentiel qui doit être publié en novembre prochain mais dont plusieurs médias ont réussi à se procurer une copie, des experts des Nations unies auraient soutenu que le Rwanda et l’Ouganda soutiennent ces rebelles.

« Le gouvernement du Rwanda continue de violer l’embargo sur les armes en apportant un soutien militaire direct aux rebelles du M23, en facilitant leur recrutement, en encourageant et facilitant les désertions au sein des FARDC [armée congolaise, NDLR], ainsi qu’en fournissant des armes, des munitions, des renseignements et des conseils politiques », indiquerait ce rapport qui évoquerait une « série d’attaques » au cours du mois de juillet 2012 dans le territoire du Rutshuru et parle d’une « intervention directe des forces spéciales rwandaises » pour aider à prendre la ville de Kiwanja.

« Les forces armées rwandaises ont armé les rebelles, facilité l’évacuation des blessés vers le Rwanda et partagé des équipements de communication avec le M23 », pourrait-on aussi lire dans le document.

Radio Okapi

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