le M23 installe progressivement son administration locale à Rutshuru

La rébellion du M23 a mis en place, depuis samedi 4 août, son administration dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Il s’agit des comités locaux de sécurité constitués des cadres de base, des autorités coutumières locales ainsi que des leaders des communautés. Ces derniers, selon ce mouvement rebelle, ont pour mission de veiller à la sécurité des populations et d’expédier les affaires courantes.

Trois comités locaux de sécurité fonctionnent déjà, notamment à Rutshuru-centre, Kiwanja -Mabenga et Rubare -Kalengera-Biruma, ont indiqué plusieurs sources à Rutshuru. Ces comités sont constitués de neufs membres chacun, parmi lesquels des chefs d’avenue et de cellule, des chefs de groupement et d’autres entités de base.

Sur le plan sécuritaire, ces responsables locaux ont pour mission d’organiser des patrouilles nocturnes avec des jeunes des quartiers pour sécuriser la population et dénoncer des cas d’exactions et abus éventuels. Ces comités collaborent et font rapport à la police et à la branche armée du M23.

Pour ce qui est de l’administration, les chefs de groupement, de localité ou d’avenue en place sont appelés à poursuivre leur travail administratif dans leurs bureaux respectifs comme d’habitude. Trois barrières sont également enregistrées dans cette zone occupée par le M23, à Mabenga, Kiwanja et Katale. Sur place des agents, accompagnés par des «militaires du M23» perçoivent des taxes sur les véhicules commerciaux qui utilisent ce tronçon.

Il y a quelques jours, l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) avait dénoncé ces taxes, qui, selon elle, sont exorbitantes. Selon la même source, chaque camion Fusso transportant des vivres devrait payer 500 dollars américains à cette barrière, et 1 000 dollars s’il transporte des planches.

Près d’une trentaine de camions de marque Fusso avaient été bloqués, mardi 31 juillet, dans la cité de Kirumba, dans le territoire de Lubero, dans le Nord-Kivu. Les propriétaires de ces véhicules évitaient de payer le péage imposé par le M23 à une barrière à Kiwanja.

Source: Radio Okapi

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