L’élection du Général Paul Kagame à la présidence de la République rwandaise replonge le Rwanda dans un abîme abyssal

Communiqué de presse :

Ce 4 août 2017, le Président Paul Kagame réédite les farces antérieures en se faisant réélire au titre de Président de la République à un score digne des pires années du goulag stalinien, soit à 98% de suffrages. Et comme par hasard, ce score est pratiquement identique à celui exprimé lors du référendum constitutionnel burlesque du 19 décembre 2015 qui lui a ouvert un boulevard pour une présidence sans compétition jusqu’en 2034.

Notre formation politique ISHAKWE- Mouvenent national, comme elle a d’ailleurs eu l’occasion de s’exprimer antérieurement sur le processus électoral ne reconnaît et ne reconnaitra pas le résultat de ces élections. Elle les considère en effet, comme facétieuses et antidémocratiques.

En date du 14 juillet 2017 lors de son meeting électoral à Ruhango (Province du sud), le candidat Kagame avait lui-même déclaré qu’il connaissait déjà le résultat des élections. Mais cela ne l’a empêché nullement de gaspiller des montants énormes de l’argent public, soit 5 milliards de francs, alors même que ses opposants politiques, avons été exilés et/ou ne sommes pas autorisés à oeuvrer au Rwanda.

Tout régime, quel qu’il soit, quand il transforme l’Etat comme un fief privé géré avec ses seuls barons, le peuple est dépouillé de tous ses droits et tombe dans la servitude crasse. Et quand cela se déroule avec la caution tacite, voire ouverte, de certaines Puissances étrangères, ces dernières perdent toute crédibilité de la part des rwandais démocrates. Ces derniers l’auront compris : nous n’attendrons désormais rien de ces Puissances, nous compterons sur nos propres forces pour construire un Etat démocratique, hospitalier à tous les rwandais.

En 1994 et après, pendant le déroulement du génocide contre les Tutsi et des autres crimes contre l’humanité, la Communauté internationale a abandonné les Rwandais. Lors de l’invasion de la République démocratique du Congo, le Président Kagame et certains des officiers supérieurs de l’armée rwandaise ont perpétré un génocide contre les hutu. L’on se souviendra que ce dernier avait débuté à l’intérieur du Rwanda dans les territoires contrôlés par la rébellion d’alors, aujourd’hui au pouvoir à Kigali. La Communauté internationale, malgré le Rapport Mapping Congo, n’a daigné mettre en place un tribunal international à cet effet.

Selon notre analyse, parce que le statut de chef de l’Etat lui procure l’immunité pénale, le Président Kagame s’accrochera au pouvoir à vie pour qu’il ne reponde pas de crimes de génocide et de crimes contre l’humanité qu’il a commis.

Les conséquences d’un tel comportement seront dramatiques. Face au silence de la Communauté internationale, à sa propension à se laver les mains ou à des déclarations publiques sans portée réelle au moment où le Peuple rwandais continue de subir de la part du régime rwandais les pires humiliations, la conviction devient de plus en plus tenace au sein de l’opposition que la seule option lui laissée par le régime pour le changement politique, c’est la voie de la lutte armée.

Et ce n’est pas tout, le régime autoritaire rwandais est devenu tristement célèbre pour l’insécurité endémique qu’il continue de causer aux Etats voisins, à savoir la République démocratique du Congo et le Burundi. Les guerres entretenues dans la région des Grands Lacs et le pillage systématique des ressources des pays concernés auront des répercussions très dommageables sur le Rwanda et sur les Rwandais pendant plusieurs décennies, voire des siècles.

Cela continue d’éroder la confiance du Peuple rwandais en la Communauté internationale. Et comme relevé plus haut, le changement politique au Rwanda est dans les seules mains du Peuple rwandais. La paix au Rwanda s’éloigne encore de plus en plus, en même temps son prix devient de plus en plus lourd.

Le parti politique Ishakwe – Rwanda Mouvement pour la Liberté fera tout ce qui est dans son pouvoir pour ramener la paix et le réconfort au Rwanda. Nous faisons appel à tous ceux qui croient en l’avenir démocratique et des droits humains de notre pays de réunir les forces pour mettre en échec l’enracinement de la dictature et de l’injustice. Nous avons commencé le chemin de la liberté. Il est long. Rien ne nous arrêtera. Nous irons jusqu’au bout.

Fait à Washington DC, le 04.08.2017

ISHAKWE- Mouvenent national

Président

Dr. Theogene Rudasingwa

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