"L'état d'esprit de Paul Kagame est celui d’un tueur en série et meurtrier de masse": Theogene Rudasingwa.

Les soutiens de « ce tueur en série » devraient se dépecher de le reprendre avant qu’il ne commette de nouveaux dégats ! C’est le souhait le plus intime du peuple Rwandais.

Un événement annuel faussement baptisé « Dialogue national » vient d’avoir lieu. Il n’est ni national, ni même un dialogue. Paul Kagame et son FPR – une minorité au sens politique et ethnique – exploite cette occasion pour harceler les Rwandais ne faisant pas partie de sa clique qui ne cesse de diminuer, et les étrangers qui soulèvent des questions sur la crise actuelle des droits humains et de la gouvernance au Rwanda.

Le monologue de Paul Kagame était presque exclusivement dirigé contre tous les étrangers, principalement les Etats-Unis (dont l’Ambassadrice Susan Rice qui a critiqué le manque de démocratie et de liberté de la presse ainsi que les violations des droits humains) et la Belgique. Sa liste d’ennemis incluait aussi les suspects habituels : les journalistes et les militants des droits humains. Cependant , c’est la critique de l’Ambassadrice Rice qui a eu droit aux mots les plus durs et aux insultes de la part de Kagame : intrus, absurdité, joker, menteur, « deux poids deux mesures », «masquaradeurs», etc.

Le discours de Kagame est très difficile à analyser. Dans le passé, j’ai travaillé très dur pour aider le président Kagame à préparer ses discours, tant sur le fond que sur la forme. Il ne s’est pas avéré être bon un étudiant, même entre les mains d’autres personnes ayant plus d’expertise que moi.

Ce week-end, je rendais visite à des amis quand quelqu’un a essayé de me convaincre d’écouter le dernier discours de Kagame. J’ai hésité, car j’ai presque cessé de lire ou écouter les discours de Paul Kagame. Il ment trop. Il n’a aucun respect pour les Rwandais. Concernant les nombreux problèmes du Rwanda, s’il n’est pas leur source, il les complique ou n’a pas de solutions à offrir. J’ai succombé à la pression de mon ami et me suis livré à l’agonie d’écouter les trente minutes rappelant très péniblement que le Rwanda est devenu un Etat sans homme d’Etat.

Tout d’abord, sa pauvreté d’idées remonte clairement à la surface. En l’écoutant, dans une certaine mesure, je pensais que j’étais à l’écoute d’un Idi Amin réincarné. Il se demande si les Rwandais sont sourds, s’ils n’ont rien à dire, ou si quelqu’un les empêche de parler. Puis il passe subitement à l’ancien Roi Mutara Rudahigwa. Puis à l’Afrique et son « entreprise de mendicité ». Et ainsi de suite. En psychiatrie, on appelle cela une «fuite des idées», typique des états dans lesquels les patients ont à la fois de grandes illusions d’eux-mêmes, la paranoïa que tout le monde est contre eux, et des idées qui ne semblent pas avoir de connections.

Deuxièmement, ses mensonges, tromperies et dénégations ne sont que trop évidentes. Il tente de rallier les gens autour de lui en utilisant le génocide, Bagosora et les échecs de la communauté internationale. Il ne se rend pas compte que la même communauté internationale qu’il insulte maintenant (en particulier les Etats-Unis et le Royaume-Uni) l’a trop protégé pour ne pas rendre compte des crimes de guerre, crimes contre l’humanité (Rapport Mapping de l’ONU) et terrorisme (attentat contre l’avion de Habyarimana). Sans quoi, Kagame serait maintenant en train de croupir en prison, aux côtés de Bagosora. Ses attaques sont calculées, toujours pour intimider la communauté internationale du fait qu’il y a actuellement un élan nouveau et implaccable pour lui faire rendre compte de ses crimes.

Troisièmement, son sentiment de frustration et de colère transparaît sous forme de mots durs et d’insultes. Nous connaissons tous ce type de comportement de notre part ou de la part de nos enfants une fois pris en flagrant délit. Mais Kagame est un cas particulier. Les Rwandais et les étrangers ont besoin de comprendre que l’ état d’esprit de Paul Kagame est celui d’un tueur en série et meurtrier de masse, et cesser de traiter avec lui comme avec un être rationnel normal. Égocentrique, il s’enferme dans son propre monde, et tout le système politique et admistratif rwandais est construit sur mesure, à son image.Le roi est nu, mais les applaudissements incessants de la foule continuent de lui dire qu’il est merveilleusement habillé.

Kagame est comme un chauffeur sur une autoroute, conduisant à contre-sens. Sa vitesse est excessive, ses passagers (des otages) retiennent à peine leur souffle mais gardent le sourire et l’applaudissent. Les autres conducteurs se demandent ce qui se passe, la police se démène pour arrêter le chauffeur fou, alors que lui, des haut-parleurs montés sur son «Bus Rwanda», il demande,«we ni nani? » « Qui es-tu? ».

Dans l’histoire et dans les temps modernes, les hommes d’Etat efficaces font trois choses. Quand ils sont nés et ont forgé leur caractère dans les moments difficiles, ils aident leurs concitoyens à surmonter la peur. Ils le font en combinant une dose suffisante de stimulus de sorte que les gens sortent de leur zone de confort pour agir, en s’assurant qu’ils ne soient pas paralysés par la peur. Deuxièmement, un homme d’Etat incarne l’espoir d’un peuple, de toute une nation. Sans un tel espoir, sans une telle vision, les gens périssent (en kinyarwanda, bapfa bahagaze). Enfin, et surtout, un homme d’Etat a un grand coeur, pour accueillir tout son peuple / toute sa nation avec ses défauts et ses forces.

Le président Kagame n’est pas un tel homme d’Etat. Il a soumis à la peur toute la nation rwandaise, les pays voisins du Rwanda et la communauté internationale. C’est un homme mesquin qui éprouve de la fierté à tuer et à diviser les Rwandais.

Concluant son monologue, Kagame a dit qu’il n’a jamais été vague dans sa vie : « Ce que vous voyez est ce que vous obtenez. ». En bref, il nous dit, à chaque rwandais : « Tu peux mourir, avoir peur, désespérer, croupir en prison et en exil …. Je ne m’en fous. Qui es-tu ??.»

Bismarck, le Chancelier allemand « de sang et de fer » qui a unifié l’Allemagne est célèbre pour avoir déclaré que la qualité d’un homme d’Etat consistait à écouter attentivement les traces de Dieu à travers l’histoire et à marcher avec Lui sur quelques étapes du chemin. Kagame n’a ni l’humilité, ni la capacité de voir les pas de Dieu, ni de marcher avec Lui, même sur une seule étape dans la bonne direction.

Maintenant que Kagame est contre les Rwandais, les étrangers et Dieu, qui est pour lui? Son discours sera classé parmi ses pires et ses derniers ; et c’est sûrement un signal, pour lui-même et pour nous, que le compte à rebours final a commencé.

Dr Théogène Rudasingwa

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