Mise au point sur le rapport de la DGSE attribuant l’Attentat du 6 avril 1994 aux Colonels Théoneste Bagosora et Laurent Serubuga.

L’attribution de l’attentat du 6 avril 1994 contre le Falcon 50 du Président Juvénal Habyarimana aux proches du Président Habyarimana est une thèse de diversion, qui a été lancée depuis le lendemain de l’attentat par le lobby et /ou la 5ème colonne du Front Patriotique Rwandais (FPR). 

Selon le Document: Rwanda Downward Spiral, le 8 avril 1994,  « Le Département d’Etat Américain reçoit des informations du Haut Commandement  de l’ Armée rwandaise selon lesquelles un  missile tiré par les extrémistes Hutu de la Garde présidentielle  a abattu l’avion transportant les Présidents….conformément à l’ Ambassade à Kigali et DAO  (Defense Attaché Officer) à Yaoundé. Il est significatif que personne au sein du Commandement rwandais n’accuse le FPR d’être à l’origine de l’ attentat », précise le document. 

Ce rapport semble être de la désinformation destinée à orienter les décisions des autorités américaines. Le rapport ne dit pas  de qui au sein du Haut Commandement de l’Armée rwandaise l’ Ambassade des USA à Kigali et DAO à Yaoundé ont reçu ladite information.  Il ne dit pas si c’est à l’ Ambassadeur des USA lui-même que l’information a été livrée directement  ou s’il a été informé par l’un ou l’autre de ses agents qui peuvent avoir des sources vicieuses! Le DAO Yaoundé a-t-il reçu l’information directement par la même source du  « Haut commandement de l’Armée rwandaise »? Si oui, comment ce service étranger basé à l’étranger recevait-il directement des informations du « Haut commandement de l’ Armée rwandaise »? Sinon a-t-il été informé par l’ Ambassade des USA à Kigali?

Tandis que l’ Ambassadeur de France au Rwanda dans sa note du 25 avril 1994 à Paris, il lance aussi une fausse information selon laquelle « les tirs provenaient  de Kanombe où se trouve un camp de la garde présidentielle ».   Or il n’y avait pas de camp de la garde présidentielle à Kanombe. Il n’y avait pas de détachement ni de local de la garde présidentielle au camp militaire de Kanombe.  La garde présidentielle ne gardait que la résidence du chef de l’Etat située dans sa propriété privée  à au moins 500 m du Camp Kanombe. Le détachement venait du camp de la garde présidentielle à Kimihurura.  

Or, dès la matinée du 7 avril 1994, entre 07h00 et 08h45,  le centre d’écoute des Forces Armées Rwandaises avait intercepté des messages du FPR constituant des éléments de preuves d’assassinat du Président  Juvénal Habyarimana par le FPR. Donc personne du Haut Commandement des Forces Armées Rwandaises ne pouvait donner auxdites ambassades une fausse information impliquant les FAR dans l’attentat. Ci-après les messages du FPR qui ont été interceptés le matin du 7 avril 1994 :

-« Nous avons entendu la voix de Radio Rwanda disant que le tyran et le Président Burundais sont morts par accident inopiné. Ce n’est pas possible pour nous! Nous ne croyons pas comme Ikinani cyananiye abagome n’abagambanyi (c’est à dire l’invincible) soit mort. Bref, nous félicitons les groupes d’actions en profondeur. La  victoire veut dire avantage remporté à la guerre sur autrui. Moral Haut »   

 -« RMT du 06 Avril 1994 à 09H00 la réunion qui devrait avoir lieu à Mulindi ce jeudi 07 avril 1994 est annulée. Je vous remercie et vous félicite de l’opération d’hier. La récompense est à vous pour le moment. Toutes les unités doivent se mettre en état d’alerte. La guerre commence… » 

-« Vous confie la mission de terminer le projet comme je vous l’ai précisé. Le plan est presque terminé. Les gorilles (Hutu) ont échoué et les bergeronnettes (Tutsi) ont gagné le match …. » 

 « Mbarara, Kisoro-Kamwezi-Gatuna-Kasese. Vous informons que la mission de notre Escadron renforcé s’est soldée à une réussite brillante contre le MRND-CDR et le FRODEBU-PALIPEHUTU. Sachez que le Chef du pays du sud (Burundi) a succombé avec son Ministre du Plan et celui de Communication. Dans la ville principale (Kigali) on tire dans toutes les rues. Il y aurait aussi  des arrestations arbitraires dans ladite ville. Souvenez-vous  non seulement de l’expérience d’Angola que nous avons échappé de justesse mais aussi de celle du Libéria. Nous continuons d’attendre la réaction de nos amis du pays du sud pour vous donner des nouvelles instructions. Le Chef (Museveni) a regagné Kampala sans problème et la communication de ses services avec nos éléments intérieurs s’est passée dans des meilleures conditions et cela avec l’aide de la Communauté Belge et les éléments du pays du Sud nous ont beaucoup aidés pour la Réussite de notre mission qui n’était pas facile à réaliser. Nous remercions sincèrement tous ceux qui ont contribué à la réussite de la mission de notre  Escadron renforcé. Nous félicitons spécialement les spécialistes infiltrés dans la ville principale pour réorganiser l’Escadron. Pour chacun de vos secteurs le renfort important vous arrive incessamment. Le Chef (Museveni) est prêt à nous tenir comme d’habitude la main forte et nous promet de nous accompagner jusque dans la ville principale. Il reste à savoir si Bikomagu serait d’accord pour monter à partir du sud afin que  nous nous rencontrions dans la ville principale et ainsi mettre fin au régime de terreur dans le pays ennemi et du sud actuellement sans têtes. Courage et reste sur le qui vive. Veillez sur la zone tampon (toute) afin que l’ennemi ne l’occupe en 1ere minute lors de la reprise de la guerre. Les éléments Palipehutu en entraînement dans le pays ennemi pourraient combattre du côté des forces gouvernementales mais cela n’augmente rien à une armée retranchée de son Chef et Chef d’Etat-major  très apprécié par les hommes de troupe. Courage, notre réussite est irréversible et on pourra nous donner rendez-vous tous dans la ville principale d’ici peu ».

-«Nous avons tué le Grand Chef avec l’aide de nos amis belges. Malheur à la deuxième ethnie».

-« C’est une date inoubliable pour nous et même pour notre ethnie …. Si le Président de la République est tué, on peut dire que nous sommes sûrs de la victoire … ».

-« Nous avons pensé que le Plan du 06 avril 1994 se déroule dans le calme et dans le cadre Institutionnel mais les dispositions prises dans la nuit du 05 Avril par les autorités et les Blancs étaient des dispositions normales. Malheureusement que les dispositions prises pour éviter tout échec n’ont été que très partiellement suivies. Voilà ».

-« La tête de l’escadron de la mort est tranchée et partira évidemment avec plusieurs têtes d’innocents et cela n’est que normal si on se réfère à l’histoire. Mais cela ne suffit pas pour extirper le régime de terreur dans le pays ennemi. Il faut effacer le système  et pas éliminer 2,3, 4 individus et se dire qu’on a gagné. Cela est une déclaration de la Communauté Belge dans le Pays ennemi…. Nos éléments dans le pays ennemi ont reçu consigne de parachever notre projet consigné dans le pays ennemi dont le début s’avère satisfaisant. Les gens consignés de la 2ème Ville (Gisenyi), 1ère Ville (Ruhengeri) et ceux qui restent sur la liste de la Ville principale (Kigali) doivent être éliminés sans délais en vue d’un déblocage du processus de paix dans le pays ennemi ». 

Celui qui aurait donné  auxdites Ambassades l’information impliquant la Garde Présidentielle  et situant le départ des missiles au Camp militaire de Kanombe, se présentant comme étant du Haut Commandement de l’Armée Rwandaise, était certainement à la solde du FPR. Il a donc lancé une thèse de diversion.

La DGSE a probablement entériné et repris les éléments du rapport de l’ Ambassade de France à Kigali qu’elle a considérée comme une hypothèse parmi d’autres ? Cette hypothèse a toutefois été rejetée par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) et les juges d’instruction français qui se sont succédés sur le dossier. Et maintenant les médias et lobbies du FPR la propagent 25 ans après comme  si c’était une réalité.

Depuis la fin du mois d’avril 1994, alors que personne n’avait mené l’enquête, les médias divers ont fait le relais de la Radio Muhabura du FPR qui imputait l’attentat du 6 avril 1994 au Colonel Théoneste Bagosora. C’est sur cette fausse thèse que la DGSE peut aussi avoir fondé son rapport. 

Le Comité Mutsinzi créé et mandaté par le FPR en novembre 2007 a repris cette thèse dans son rapport. Il  a diffusé les témoignages suggérés attribuant en ordre dispersé le complot à certains officiers dont notamment le Colonel BEMS Théoneste Bagosora, le  Lt Colonel BEMS Anatole Nsengiyumva, le Major CGSC Aloys Ntabakuze, le Major François Xavier Nzuwonemeye, le Major Protais Mpiranya, auxquels il ajoute le Lt Colonel Laurent Nubaha, le Major BEM Emmanuel Neretse et le Capitaine Innocent Sagahutu. Mais il a omis de citer le Colonel Laurent Serubuga.   Le Comité Mutsinzi incrimine les intéressés sans prouver leur complot, soit par des réunions, soit par des échanges de correspondances écrites ou télégraphiques.  

Le Comité Mutsinzi prétend qu’au cours de la réception à l’Hôtel Méridien le 4 avril 1994  le Colonel Théoneste Bagosora aurait déclaré  « qu’il était opposé au déplacement du président de la République en Tanzanie, et que l’avion dans lequel il voyagera, sera abattu ». Si le Colonel Théoneste Bagosora a fait cette  déclaration cela montre qu’il se souciait de la sécurité du Président Habyarimana plutôt que de planifier son assassinat. Interpréter cette déclaration comme si Bagosora disait qu’il allait commanditer l’assassinat du Président Habyarimana, c’est travestir sa pensée. S’il avait le plan  d’abattre l’avion du Président, ce déplacement étant  une occasion propice, Bagosora ne se serait pas opposé et ne l’aurait pas déclaré.  Il est donc antithétique de lui attribuer l’attentat.

L’attribution de l’assassinat du Président Habyarimana à son entourage taxé d’être opposé à l’Accord de Paix d’Arusha est   antithétique et cynique. Dire que l’entourage de Habyarimana ne voulait pas perdre ses postes et ses faveurs  n’a pas de fondement. Le Président Habyarimana restait le Président de la transition. C’était un atout pour sa famille biologique et sa famille politique. L’élection du Président Habyarimana à une bonne majorité après la transition était sûre vu les alliances politiques qui venaient de se nouer. Habyarimana avait encore au moins 7 ans à passer à la magistrature suprême du pays. Sa famille nucléaire, notamment son épouse, garderait ses privilèges et son honneur. Les membres de sa famille élargie n’étant pas nombreux  pouvaient toujours être placés si nécessaire. Pourtant en tuant Habyarimana sa famille nucléaire perdrait tous les privilèges qui reviendraient à la famille de son remplaçant, pendant que la famille élargie perdrait aussi toutes les facilités attendues durant la période de transition et même après les élections. Donc son assassinat par les siens est antithétique, car il aurait des retombées négatives en leur défaveur. Ils n’avaient aucun intérêt à le tuer alors que celui du FPR se passe de discussion. 

Dans d’autres fausses thèses on prétend que le Colonel Théoneste Bagosora composait avec Madame Agathe Habyarimana. Est-ce que Mme Agathe Habyarimana devait-elle aussi sacrifier son demi-frère, le colonel Elie Sagatwa qui est mort avec le président Habyarimana ?

Les officiers déjà mis à la retraite en juin 1992 y compris le Colonel Laurent Serubuga n’avaient pas à reprocher cette disposition à Habyarimana en  l’associant avec la signature de l’Accord de Paix d’Arusha intervenue une année plus tard. Ils auraient dû s’en prendre plutôt à l’opposition qui a exigé leur départ.  Puisque les  partis politiques avaient la latitude d’attribuer des postes à leurs membres, le MRND pouvait placer les officiers de son obédience retraités à des postes convenables dans des ministères lui attribués. D’autres pouvaient être des Directeurs de projets attribués au MRND, des parlementaires,  etc… Les officiers retraités en général et le Colonel Bagosora en particulier  n’avaient aucun intérêt à assassiner Habyarimana.

Je rappelle que le Colonel Théoneste Bagosora   a aussi été calomnié dans le rapport du Comité Mutsinzi  au sujet de la mission du Général-major Déogratias Nsabimana, chef d’état-major de l’ armée rwandaises, d’accompagner le président Juvénal Habyarimana à Dar es Salaam le 6 avril 1994, afin qu’il soit tué avec le président.

Selon le rapport du Comité Mutsinzi  « La décision de faire voyager le chef de l’état-major de l’armée avec le président de la République pour aller à Dar-es-Salaam était tout à fait anormale et semble relever d’un complot. Nsabimana a été informé par Bagosora la veille de son départ. Se trouvant en déplacement à Ruhengeri, Nsabimana a été rappelé en hâte pour qu’il rentre à Kigali. Des témoins ont affirmé que le président Habyarimana n’était pas informé de l`accompagnement de son chef d’état-major et l’a appris en le voyant à l’aéroport de Kigali le matin du 06 avril avant le départ. Une situation qui suscite bien des interrogations ».

Or, les allégations du rapport du Comité Mutsinzi sont une pure fabrication. D’abord le Général Nsabimana n’a fait aucun déplacement le 5 avril 1994 d’après son ancien secrétaire particulier. Ensuite le Colonel Théoneste Bagosora n’avait ni le pouvoir, ni la compétence, ni le droit de désigner le Chef d’Etat-Major de l’Armée Rwandaise pour l’envoyer en mission à l’étranger, ou d’introduire une personne dans la délégation du chef de l’Etat. 

Le Général Déogratias Nsabimana n’a pas été informé de sa mission à la dernière minute. Il a été informé le 29 mars 1994. Ce matin là il est venu au service  à 7 Heures en tenue militaire comme d’habitude. Après un court moment passé au bureau il est allé visiter la Garde Présidentielle au camp Kimihurura. Vers 10 heures il a été appelé par le Ministre de la défense et a interrompu sa visite au camp Kimihurura. Vers 11 heures il est revenu au bureau en costume civil. Il m’a appelé et m’a demandé d’amener le photographe pour lui prendre  des photos passeports. La photographie était une sous-section de la section audio-visuelle de mon département (Service G2). Le Général Nsabimana m’a dit qu’il avait besoin de ces photos parce qu’on allait lui faire un passeport diplomatique pour aller en mission à l’étranger, la première depuis qu’il était rentré de la diplomatie il y avait 7 ans précisait-il. Il ne m’a pas révélé sa mission.  Le développement des photos  était fait dans l’après-midi et je les lui ai données. Dans cette période je me préparais aussi à aller en mission à Yaoundé au Cameroun  et au Ghana avec le Ministre de la Défense Mr Augustin Bizimana. Je suis parti le 3 avril 1994 de bonne heure et le Ministre a suivi le 5 avril 1994.  Le Général Nsabimana  a donc été averti bien avant son départ en mission puisqu’il a commencé  à s’y préparer le 29 mars  1994, avant mon départ le 3 avril 1994. A mon départ le 3 avril je n’étais pas au courant du voyage du Chef de l’Etat à Dar-es-Salaam, tout comme j’ignorais la mission dans laquelle  le Général Nsabimana devait aller. Ce n’est qu’après l’attentat  du 6 avril 1994 que le Ministre de la Défense Augustin Bizimana qui venait d’arriver en début de soirée  à Yaoundé nous racontera (les membres de sa délégation) les détails. Le Ministre nous a dit que Dieu l’a sauvé, puisque c’est lui qui serait mort avec le Président  s’il l’avait accompagné et non le Général Déogratias Nsabimana. En voici le récit: 

C’est au Ministre de la Défense Mr Augustin Bizimana que le Président a dit de l’accompagner, le 29 mars 1994  matin, après avoir reçu le compte-rendu de l’Ambassade du Rwanda à Dar-es-Salaam de la réunion que le Ministre des Affaires Etrangères Tanzanien  avait tenue avec les Ambassadeurs des pays de la Région le 25 mars 1994. Le Ministre a rappelé au Président qu’il se préparait déjà à aller à Yaoundé  au Cameroun pour participer à la Réunion du Comité Consultatif Permanent des Nations Unies sur les Questions de Sécurité en Afrique Centrale où il avait à présenter à ses homologues la situation qui régnait au Rwanda. Le PNUD avait déjà délivré les billets d’avion à la délégation. En plus, après cette réunion le Ministre devait porter un message du Président Habyarimana au Président Ghanéen. Ils ont alors convenu que ce soit le Général-major Nsabimana qui accompagnera le Président à Dar-es-Salaam. Le Ministre en a avisé le Général Nsabimana le même jour le 29 mars 1994 vers 10 heures. Il l’a donc appelé au Ministère au moment où il était au camp Kimihurura et le Général Nsabimana a interrompu sa visite.

L’ancien secrétaire particulier du général Nsabimana m’a informé, que l’intéressé ne s’est pas rendu à Ruhengeri le 5 avril  1994 contrairement aux allégations du rapport Mutsinzi. Il précise que c’est faux de dire qu’il se trouvait en déplacement à Ruhengeri et qu’il a été rappelé en hâte pour qu’il rentre à Kigali. C’est plutôt ce 5 avril 1994 que le général est allé prendre son passeport au Ministère des Affaires Etrangères.

De ce qui précède le Général Nsabimana ne fut pas « informé de sa mission par Bagosora la veille de son départ » contrairement à ce qui est stipulé dans le rapport du Comité Mutsinzi. Non seulement le Colonel Bagosora ne pouvait pas signer un ordre de mission, mais aussi ce n’est pas lui qui a proposé le Général-major Nsabimana au Président pour l’accompagner.  Il est faux de prétendre que « le Président Habyarimana n’était pas informé de l`accompagnement de son chef d’état-major et qu’il l’a appris en le voyant à l’aéroport de Kigali le matin du 06 avril avant le départ ». C’est le Président en personne et son Ministre de la défense qui ont décidé la mission du Général Nsabimana à Dar-es-Salaam. 

Le rapport du Comité Mutsinzi n’est qu’un ensemble de fausses informations de ce genre. Paradoxalement il y a des médias et des services des Etats qui y croient ! 

En conclusion, la thèse qui tente d’attribuer l’attentat aux membres des Forces Armées Rwandaises (FAR)  en général, à la garde présidentielle, et au Colonel Théoneste Bagosora et Laurent Serubuga en particulier, s’appuyant sur le rapport de la DGSE de France, ne peut prouver la provenance, l’acquisition, la détention des missiles SAM et la capacité de les utiliser par les FAR. Les FAR n’ont jamais détenu les missiles sol-air et aucun membre des FAR ne les connaissait et n’avait appris leur maniement.

Ni le rapport de la DGSE, ni le rapport Mutsinzi ne retrace  la planification de l’attentat  contre le Président Juvénal Habyarimana et l’ordre d’exécution, et ne cite les exécutants. Pourtant les preuves de responsabilité de Paul Kagame et son organisation le FPR ont été  rassemblés dans le dossier se trouvant aux mains de la justice  française.

Le Colonel Théoneste Bagosora est un bouc émissaire désigné d’office par le Front Patriotique Rwandais et ses alliés.

Les points de départ des missiles qui ont abattu l’avion du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 ont été gratuitement désignés dans le domaine  militaire du camp Kanombe par les experts du juge Marc Trévidic pour étayer la fausse thèse. Qu’est-ce qu’on aurait inventé s’il n’ y avait pas le camp militaire de Kanombe ? Pourtant les missiles ont été tirés à partir de la vallée de Masaka. Cette thèse s’appuie sur les témoignages oculaires, neutres et indépendants.

Le 10 février 2019

Général-Major Aloys Ntiwiragabo

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