Pas de repos tant que tous les enfants ne sont pas libres!

Imaginez que vous soyez né sur la côte atlantique du Ghana. Imaginez que vos parents étaient si pauvres qu’ils vous ont envoyé, vous le dernier né des 12 enfants de votre mère, vivre avec des membres de la famille qui étaient plus aisés qu’eux. Imaginez qu’au lieu de vous envoyer à l’école, cette famille vous force à aller travailler dans des barques de pêche, sans salaire, sans soins médicaux, dans un environnement où vous subissez des maltraitances quasi-quotidiennes. Combien de temps survivriez-vous à ce dur traitement ? Seriez-vous jamais capable d’échapper à cette vie ? Et si vous y arrivez, comment guéririez-vous de ce traumatisme ? Quelle vie et quel avenir auriez-vous, un gosse dont l’enfance a été volée et qui ne sait même pas lire ou écrire?

Aujourd’hui, je suis inspiré par James Kofi Annan du Ghana. James est né à Winneba, un port de pêche du sud du Ghana, en mars 1974. Il était le cadet de sa mère qui avait douze enfants au total. Son père avait aussi d’autres épouses et d’autres enfants avec celle-ci. Sa famille était très pauvre et ni son père ni sa mère et aucun de ses frères et sœurs n’avaient jamais fréquenté l’école. Ils étaient si pauvres qu’ils avaient même du mal à élever leurs enfants!

Quand James a atteint ses 6 ans, son père a décidé de l’envoyer vivre chez des parents près du lac Volta. C’était une pratique courante à cette époque – et c’est toujours le cas aujourd’hui d’ailleurs – que des familles pauvres envoient leurs enfants chez des membres de familles plus aisés. Vous pourriez penser que cette coutume vise à donner à votre enfant une vie bien meilleure que celle que vous leur auriez donnée ; la triste réalité est que la plupart de ces enfants ne sont pas envoyés à l’école mais sont plutôt mis au travail et forcés à ramener de l’argent à la maison. De plus, l’enfant ne devait jamais voir aucun des sous qu’il gagnait, car tout l’argent gagné était versé directement à la famille qui l’avait placé qui elle aussi en remettait une partie aux parents de l’enfant.

James n’échappa pas à cette règle. Le lac Volta est un grand lac artificiel de 8 500 mètres carrés qui s’étend du sud à la partie nord du Ghana, considéré comme le plus grand réservoir artificiel au monde. Étant donné l’abondance de poissons dans ses eaux, la pêche est une activité importante pour les communautés vivant au bord des lacs. La famille chez qui ses parents l’avaient placé ont immédiatement envoyé le petit garçon de six ans travailler comme pêcheur sur le lac.

« Ma journée de travail débutait tous les jours à 3 heures du matin et terminait à 20 heures. Je n’étais généralement nourri qu’une fois par jour. J’attrapais régulièrement des maladies qui n’étaient jamais traitées car on m’avait refusé l’accès aux soins médicaux. Pendant le temps j’étais en captivité, j’ai été torturé et maltraité de plusieurs façons.  »

C’était un monde très dur. Ils faisaient toutes sortes de travaux, de la préparation des filets et des bateaux à la pêche. On s’attendait à ce qu’ils apportent une certaine quantité de poisson et quand ils ne le faisaient pas, ils étaient battus ou privés de nourriture. La même chose s’est produite quand ils étaient chargés de préparer les filets : si quelqu’un les emmêlait et qu’on perdait du temps à les réparer, cette perte du temps qu’on aurait dû être entrain de pêcher – donc réduction des poissons capturés ce jour-là – ils étaient sévèrement punis.

« Malgré la nature physique du travail, même si j’étais un enfant, on ne m’attendait toujours pas à faire une erreur. Et chaque fois que j’ai commis une erreur, j’ai été torturé. Alors que je traversais cette situation, j’ai vu qu’ils avaient trouvé la joie de torturer les autres. J’ai vu des adultes donner des coups de pied et frapper des enfants avec joie.  »

Tous les enfants ne sont pas sortis de cet enfer de la vie, au sens le plus littéral de cette expression commune. James se souvient que ses tuteurs l’ont placé avec cinq autres enfants, mais trois des enfants ont succombé à la violence et aux conditions de travail difficiles.

Au cours de cette période, James a été envoyé dans plus de 20 villages tout autour du Lac Volta. Il a essayé de s’échapper à plusieurs reprises, mais il a été attrapé chaque fois et a été battu par ses maîtres, alors il réfléchissait à deux fois avant d’essayer de fuir à nouveau. La punition était aussi un avertissement pour les autres enfants, pour leur montrer ce qui arriverait s’ils essayaient également de s’enfuir.

Ce que je viens de décrire est malheureusement un exemple on ne peut plus réel de ce qu’on appelle et le travail des enfants et l’esclavage moderne. L’Organisation Internationale du Travail décrit le travail des enfants comme tout travail qui prive les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité, et qui nuit au développement physique et mental. Dans ses formes les plus extrêmes, le travail des enfants implique que les enfants soient réduits en esclavage, séparés de leur famille, exposés à des risques et à des maladies graves souvent à un très jeune âge comme cela était le cas de James.

Et le plus triste est que ses parents faisaient partie du problème. Non seulement ils l’avaient envoyé là-bas mais ils l’y ont maintenu, alors qu’ils ne pouvaient pas ne pas avoir remarqué de leurs propres yeux dans quel état cette vie l’avait mis quand ils venaient lui rendre visite.

Les visites de sa mère étaient très émouvantes car il voyait qu’il lui manquait et qu’elle aurait voulu qu’il soit avec elle à la maison. Malheureusement, elle n’était venue que la première année où il était parti. Après ça, il avait été envoyé travailler dans des villages si éloignés, elle ne pouvait venir le voir là-bas. Son père venait plus souvent, non pas pour voir son fils mais plutôt pour récupérer son argent. La plupart du temps, son père ne lui parlait même pas. Le jeune garçon voyait son père venir parler aux chez qui il restait mais il l’y laissait et rentrait chez lui.

Ce n’est que lorsqu’il avait treize ans qu’il a finalement réussi à s’échapper. Cette année-là, le chef de l’église de ses parents est décédé. C’était un chef religieux très connu au Ghana et pour marquer cette occasion, l’église a demandé à tous ceux qui avaient un enfant a qui iles avaient donné le nom du défunt d’amener leur enfant à l’enterrement, un geste symbolique pour montrer à quel point l’homme avait touché les gens.
C’était sa chance car James était l’un des enfants-là. Ses parents sont donc venus le chercher dans son village près du lac Volta et l’ont emmené à l’endroit où les funérailles devaient avoir lieu.

Il faut savoir que les funérailles sont des événements sociaux de haute importance au Ghana. Ils ne sont pas seulement l’occasion de faire le deuil du défunt, mais aussi une occasion pour célébrer sa vie et ce, durant plusieurs jours avant l’enterrement. Des dizaines de personnes qui le connaissaient venaient de tout le pays et même de l’étranger pour participer au deuil.

Les funérailles du pasteur devaient durer une semaine entière. Comme ses parents étaient impliqués dans l’organisation des funérailles et ne le surveillaient pas, James savait que c’était l’occasion où jamais pour s’échapper.

Il y avait un camion transportant des ignames qui était tombé en panne près du village. James alla et fit semblant de les aider, attendant que le camion soit réparé pour pouvoir partir avec eux. Heureusement, ils parlaient sa langue et en les écoutant discuter entre eux, il a appris qu’ils se dirigeaient vers la côte, près de son village. Quand ils étaient prêts à partir, il leur a demandé de le déposer sur leur chemin, ce qu’ils ont accepté de faire. Avec le recul, James trouve choquant que des étrangers aient emmené un gamin de 13 ans dans leur camion et l’ont déposé quelque part sans même le connaître ou se demander pourquoi il voyageait seul mais il est heureux qu’ils ne se soient pas posé toutes ses questions.

En descendant du camion, l’adolescent longea la côte jusqu’à trouver la maison de sa mère et attendit que ses parents reviennent des funérailles. Il savait que ses parents essaieraient de le renvoyer, mais il était libre après sept longues années de servitude et il avait l’intention de le rester.

Sa mère était heureuse de le retrouver à la maison mais, comme il le soupçonnait, son père était très en colère contre lui et a effectivement essayé de le renvoyer. Mais son père s’est rendu compte que les sept dernières années avaient donné à son fils la volonté d’un adulte et que celui-ci n’aller plus se laisser faire.

« J’étais surpris que ma mère soit heureuse de me voir, mais mon père était tellement en colère ! C’était l’enfer ! Ils ont fini par divorcer à cause de ça.  »

Le jeune James était en colère aussi, en colère contre ses parents pour lui avoir fait ça mais il n’a rien dit. Au lieu de se battre avec eux, il préférait reserver son énergie sur son projet de vie : aller à l’école.

Depuis son enfance, James aurait voulu aller à l’école mais il ne l’a jamais pu. Il ne peut pas dire comment cette idée lui est venue à l’esprit, car il n’y avait pas de rôles modèles positifs autour de lui qui auraient pu l’en inspirer. C’était plus intuitif qu’autre chose, mais il avait la certitude absolue qu’une éducation serait son billet de sortie de ce cycle de pauvreté qui l’avait conduit à être vendu en esclavage quand il était petit.

« À certains égards, rentrer à la maison était le plus facile. Tout ce que j’avais toujours voulu, c’était aller à l’école et être capable de le faire me semblait être la plus grande expérience que je puisse vivre, et c’était tout ce qui comptait.  »

Comme ses parents ne pouvaient pas payer ses études, il chercha du travail – ironiquement comme pêcheur, le seul métier qu’il connaissait – mais cette fois, c’était pour lui-même, pour sa propre éducation, et non pour un maître cruel ou pour prendre soin de ses parents.

« Je me suis moi-même inscrit à l’école. Je voulais juste aller à l’école, alors j’ai commencé à me prendre en charge moi-même dès cette époque. Quand j’ai commencé l’école, tout le monde se moquait de moi à propos de mon âge, de mon apparence ou à cause de ma pauvreté. Mais j’avais une motivation si profonde d’apprendre que ce qu’ils avaient à dire ne me dérangeait pas. Je me suis concentré sur l’apprentissage de nouvelles connaissances et de l’anglais à tout prix.  »

Vous pouvez facilement imaginer que payer pour l’école n’était pas le seul défi auquel il était confronté. Le plus grand défi était le fait que l’adolescent ne savait ni lire ni écrire car il allait à l’école pour la toute première fois de sa vie à treize ans.

« J’étais extrêmement désavantagé par rapport à mes camarades de classe. Je devais mettre de côté toute la douleur que j’avais ressentie pendant ces sept années pour m’appliquer a rattraper mon retard scolaire. Et ne pas avoir assez de nourriture ou des vêtements rendait les choses extrêmement difficiles.  »

En effet, même s’il vivait à nouveau avec sa famille, il n’y avait jamais assez de nourriture et il pouvait aller plusieurs jours sans manger. Malgré tous ces défis, il a réussi à terminer ses études primaires et secondaires et en plus il était au sommet de sa classe!

C’était une réalisation extraordinaire pour quelqu’un qui dans un passé récent était enfant esclave ! De plus, il était le seul membre de sa famille à entrer dans une école et à obtenir un diplôme quelconque.

« J’ai très bien réussi à l’école et j’ai été un des neuf étudiants sur 200 qui ont été choisis pour fréquenter l’université. Je suis donc allé à l’Université du Ghana.  »

James Kofi Annan a obtenu une Licence en psychologie, pas moins que ça! Avec son précieux sésame dans sa poche, il était prêt à affronter le monde! Mais avant de chercher du travail, le jeune homme devait faire le service national pendant un an, une obligation légale pour tous les diplômés d’université au Ghana.

À la fin de son année de service, James a décroché un emploi à la Barclays Bank of Ghana et est monté progressivement dans les rangs pour devenir un cadre supérieur.

Cela pourrait être la fin parfaite d’une histoire qui a commencé dans les circonstances on ne peut plus défavorables, ne diriez-vous pas?

Eh bien non, pas tout à fait.

En dépit du fait qu’il ait réussi à renverser le cours de sa vie et à se faire une place digne dans la société, James était toujours troublé par son enfance tragique.

« C’est quelque chose d’inimaginable. Malgré que j’étais adulte, je sentais encore la menace du trafic d’enfants. Et parfois, le souvenir de l’esclavage dans lequel je me suis retrouvé est si douloureux, je veux le supprimer de ma tête, mais ça me suit partout.  »

La douleur lui a fait comprendre qu’il devait faire quelque chose pour soulager la souffrance des enfants qui traversaient ce qu’il avait traversé en tant qu’enfant. C’est ainsi qu’en 2003, il a lancé une initiative visant à mettre fin à l’esclavage des enfants dans sa communauté d’origine.

« Lorsque j’ai commencé, je voulais seulement mobiliser les enfants de la communauté et les rassembler pour se défendre contre la traite, les sensibiliser et promouvoir l’éducation parmi eux. Nous avons commencé avec cinq enfants et en un an, nous avions 100 enfants. Lorsque nous travaillions avec 200 enfants, j’ai décidé de faire enregistrer l’organisation. Jusqu’alors, je l’avais financé seul mais lorsque nous sommes passés à plus de 1 000 enfants, mes ressources personnelles ne suffisaient plus à le soutenir. Heureusement, les donateurs ont donc commencé à financer notre travail. »

Sans savoir comment c’est arrivé, non seulement il sauvait des enfants mais en plus il les remettait à l’école. Au cours de la première année, il a remis 50 enfants à l’école, en utilisant une partie de son salaire de banquier et l’argent qu’il gagnait a cote, grâce a une petite imprimerie qu’il possédait.

‘Challenging Heights’ était né!

Malgré l’importance de ce qu’il faisait, le sujet était tabou au Ghana et de nombreuses personnes, y compris les politiciens qui auraient pu y mettre fin, choisissaient de prétendre qu’il n’existait pas.

Ce n’est qu’en 2005 que le gouvernement a adopté la loi sur les enfants pour protéger les droits des enfants et la loi sur la traite des personnes.

Les deux lois les aident à «négocier» avec les trafiquants d’enfants. Challenging Heights préférait les rencontrer pour leur expliquer les lois, combien d’années de prison ils pourraient ecoper s’ils étaient pris. James et son team leur expliquaient également les avantages pour la communauté et pour eux-mêmes de libérer ces enfants de les laisser aller à l’école.

« Dans presque tous les cas, la première réponse est non. Non. Parce que quelqu’un a payé de l’argent pour avoir cet enfant pour eux-même, et sans cet enfant, il devrait payer des centaines et des centaines de fois plus en main d’œuvre que ce qu’il avait payé pour cet enfant. Donc, sa première réponse était un non catégorique.  »

Cela peut prendre des mois avant qu’ils acceptent de laisser l’enfant partir. Vous pourriez vous demander pourquoi passer par tous ces tracas, pourquoi ne pas simplement appeler la police?

« Si vous ne le faites pas et que la personne a plus d’enfants que vous ne le pensez – peut-être qu’il détient environ cinq enfants – et que vous prenez cet enfant de force et que vous poursuivez cette personne, vous mettez la vie des autres quatre en danger. Et rappelez-vous, dans le même temps, une fois la vente effectuée, le parent de l’enfant qui l’a vendu a également commis un crime punissable par la loi. Alors, lorsque vous poursuivez le pêcheur, vous devriez également poursuivre le parent. Maintenant, la question est de savoir qui s’occuperait du reste des enfants quand les parents seront en prison?  »

L’organisation n’amène les forces de l’ordre qu’en dernier recours pour les personnes qui sont récalcitrantes.

James savait qu’il devait se consacrer à 100% à sa cause s’il voulait vraiment avoir un impact. En 2007, il a surpris tout le monde quand il a démissionné de son emploi à la Banque pour diriger son organisation à temps plein.

Avec le soutien de donateurs externes, Challenging Heights a ouvert une école primaire dans son Winneba natal, destinée aux anciens enfants esclaves et aux enfants de foyers ou communautés ayant des antécédents de traite d’enfants.

Aujourd’hui, l’Ecole Challenging Heights est fréquentée par plus de 500 élèves âgés de 4 à 15 ans. En 2011, Challenging Heights a ouvert un centre de transit pour l’accueil de 60 enfants secourus. Le centre offre aux enfants un environnement affectueux et bienveillant, des conseils, une éducation et une réadaptation, et engage le processus de réintégration dans leurs familles et leurs communautés. Beaucoup de membres du personnel de Challenging Heights ont eux-mêmes été victimes de traite et d’exploitation d’enfants.

James sait aussi que l’éducation des enfants ne suffit pas. Il faut aussi lutter contre la pauvreté dans les communautés. Il travaille donc avec les parents pour les aider à trouver des moyens de subvenir aux besoins de leurs familles.

Son travail l’a aidé à s’élever et à guérir, et de manière tout à fait inattendue, il a appris à pardonner les torts qui lui ont été causés quand il était enfant:

« J’ai pardonné mon père avant sa mort. Je l’ai fait à cause de ma foi mais aussi parce que je ressentais le besoin de le faire. Je pense que cela m’a aidé à progresser dans ma voie, pour le genre de travail que je fais. Mais c’était une chose très difficile à faire. Savoir que ton propre père t’a mis dans cette situation et même après mon retour, au lieu de m’aider à atteindre mon objectif d’aller à l’école, ce qui est la bonne chose à faire, il m’a rejeté, a convaincu toute la communauté de me rejeter aussi et s’est assuré que ma mère n’avait accès à aucune ressource pour prendre soin de moi. C’était une chose très difficile à accepter que mon propre père puisse me faire ça. Mais finalement, je lui ai pardonné.  »

Le travail et l’engagement de James lui ont valu plusieurs prix et récompenses, comme vous pouvez facilement l’imaginer. En 2006, il a reçu le prix du président du groupe Barclays Bank, à la fois pour l’Afrique et au plan mondial. En 2008, il a reçu le prix éducatif de l’Association mondiale des ONG (WANGO 2008) et, en 2011, il a reçu le prix Grinnell des Jeunes Innovateurs et le prix Michael Beckwith pour la Philanthropie en Afrique. En 2013, il a reçu le Prix Mondial pour la Protection de l’Enfance.
L’un des moments dont il est le plus fier est quand il a reçu un prix des mains mêmes de Desmond Tutu ! Le lauréat du prix Nobel de la paix a décerné à James le prix Frederick Douglass, un prix parrainé par l’organisation Free the Slaves (Libérons les Esclaves), une organisation à but non lucratif basée à Washington, qui œuvre pour l’éradication de l’esclavage dans le monde.

Toujours avide de connaissances, James est retourné à l’école pour faire des études supérieures à l’Université d’Education de Winneba, où il a obtenu une Maîtrise en Communication et Etudes Médiatiques en 2009. En 2014, année où il a fêté son quarantième anniversaire, James a reçu un Doctorat honorifique en lettres de l’Université d’État de Grand Valley.

On estime que Challenging Heights a aidé plus de 10 000 enfants esclaves ou enfants menacés d’esclavage.

Comme beaucoup de nos héros, son histoire ne s’arrête pas là car le Mal qu’il combat est un monstre qui ne dort jamais. On estime que 49 000 enfants travaillent dans l’esclavage sur le lac Volta, la région où il était autrefois captif et où il retourne souvent pour libérer d’autres enfants.

Son histoire continuera, au rythme des enfants libérés jusqu’à la fin de cette forme odieuse d’esclavage moderne.

Félicitations pour votre contributions à l’Héritage de l’Afrique, James! #BeTheLegacy #WeAreTheLegacy #Mandela100 #UMURAGEkeseksa

Contributeurs

Um’Khonde Habamenshi
Lion Imanzi

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