Perquisition chez Nicolas Sarkozy

Le domicile parisien de l’ancien président, son bureau et celui de son avocat ont été perquisitionnés ce matin. L’opération était ordonnée et conduite par le juge d’instruction bordelais Jean-Michel Gentil, qui enquête sur un éventuel financement illicite de la campagne présidentielle de 2007.

L’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, confirme que le bureau et le domicile de son client ont été perquisitionnés ce matin. Nicolas Sarkozy n’était pas présent : il se trouve en ce moment en vacances au Canada.

En plus de l’appartement du XVIe arrondissement de Paris et du bureau de la rue Miromesnil, les enquêteurs visaient le cabinet d’avocats, installé dans le XVIIe arrondissement, dont l’ancien président de la République détient des parts.
Deux semaines après la fin de l’immunité

Le juge d’instruction Jean-Michel Gentil dirigeait ces trois perquisitions. Il conduit l’enquête sur le volet financier de l’affaire Bettencourt. Dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, il a déjà mis en examen plusieurs personnes, dont Patrice de Maistre, ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et Eric Woerth, trésorier de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy.

L’opération menée ce matin peut être un premier pas vers une audition de Nicolas Sarkozy. Il est redevenu un justiciable normal le 15 juin dernier, avec la fin de son immunité en tant que président de la République.
Des indices, mais pas de preuve d’un financement par Bettencourt

Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir bénéficié d’un financement illégal de la part de Liliane Bettencourt lors de la campagne electorale de 2007. A cette époque, l’héritière de l’Oréal etait déjà considérée par les experts en état de démence.

Des dépositions, des coïncidences de date, des traces bancaires laisser penser que des espèces ont alimenté cette campagne de l’UMP en 2007. Des indices, mais pas de preuves.

Le mois dernier l’ancien chef de l’Etat avait pris l’initiative de devancer d’éventuelles investigations judiciares. Par l’intermédiaire de son avocat, il avait fourni au magistrat son agenda pendant les premiers mois de son quinquennat. C’est la période durant laquelle des témoins affirment avoir vu Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt.
Parmi eux Claire Thibout, ancienne comptable des Bettencourt, et Pascal Bonnefoy, ex-majordome de la famille. Leur avocat trouve normal que l’enquête se tourne vers Nicolas Sarkozy.

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