Rwanda-France: Guillaume Ancel, le faux rebelle.

Guillaume Ancel

Par MICHEL ROBARDEY

Depuis plusieurs semaines, les media français nous vendent ad nauseam du Ancel, encore du Ancel et toujours du Ancel, ce « héros au sourire si doux » soi-disant révolté.

Depuis plusieurs semaines, les media français nous vendent du Ancel à haute dose (neuf articles dans Le Monde, cet excellent quotidien ; RFI et France Inter aux ordres, etc.). Leur unanimité très sélective, leur refus systématique de publier tout ce qui contredit de la manière la plus autorisée les affirmations d’Ancel, nous amènent inévitablement à soupçonner une manœuvre planifiée de longue date et savamment orchestrée.

On sait grâce à un récent article de RFI[1] que certains députés[2] sont à la manœuvre pour amener le Président Macron à opérer, aux risques de blesser les peuples et gouvernements Burundais et Congolais, un acrobatique rapprochement avec le général-président–à-vie Paul Kagame, dernier criminel de guerre à se maintenir au pouvoir en Afrique..

On ne peut que se souvenir que jadis, à l’époque où Sarkozy jouait avec les dictateurs un jeu qui reste à éclaircir, de savantes manœuvres étaient opérées par une petite équipe élyséenne pour complaire à Kagame en tentant d’enterrer l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994. Les spin-doctors élyséens de Sarkozy avaient imaginé d’utiliser la vieille technique dite « de la chèvre », en livrant Rose Kabuye aux juges, afin de permettre à Kigali d’avoir accès au dossier d’instruction. Dans le même temps, le sieur St Exupéry travaillait furieusement l’opinion publique en publiant et republiant le même ouvrage à peine remanié (tiens ! Ancel a fait la même chose plus récemment !) . Mais St Exupéry est aujourd’hui grillé par les condamnations encourues dans le dossier rwandais comme par les publications pour le moins hasardeuses publiées dans son aujourd’hui défunt journal l’Ebdo.

On peut légitimement se demander si, aujourd’hui, faute de pouvoir aussi ouvertement intervenir dans le dossier d’instruction de l’attentat du 6 avril 1994, Ancel n’est pas – en substitution d’un St Exupéry grillé- la nouvelle « chèvre » offerte en pâture à l’opinion publique française afin de la préparer à voir son président s’humilier et humilier notre pays devant Kagame, comme le souhaitent certains “ diplomates” et autres député(e)s….

Le silence insupportable du gouvernement français qui a pourtant en mains toutes les preuves nécessaires pour démonter les fabulations mythomaniaques de ce soi-disant repenti ne peut que nous laisser croire que ce prétendu rebelle n’a jamais été plus aux ordres qu’aujourd’hui. La seule question est de savoir aux ordres de qui !

 

[1] RFI Publié le 07-04-2018 Modifié le 07-04-2018 à 00:47

[2] la députée La République en Marche Sira Sylla, présidente du groupe d’amitié entre la France et le Rwanda

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