Rwanda : « On nous a menti pendant 25 ans », s’insurge Charles Onana

C’est parce qu’il a pu accéder aux archives des Nations unies, «jamais exploitées auparavant», insiste-t-il, que Charles Onana a réussi à produire un narratif très différent de la version officielle sur le génocide rwandais.

Sur 650 pages, il démontre preuve à l’appui dans «Rwanda, la vérité sur l’opération turquoise» que la doxa voulant que les autorités rwandaises de l’époque aient planifié le génocide des Tutsis et que la France y ait été impliquée en armant les Hutus est fausse du début jusqu’à la fin.

Thèse révisionniste? «Absolument pas» se défend son auteur au micro de Sputnik France, arguant que le président Paul Kagamé qui l’avait attaqué en justice a retiré sa plainte au dernier moment.

Présentée par Christine H. Gueye

1 COMMENT

  1. Le cas des oligarques du régime Kagame est sui generis dans les annales de la com.
    En effet, aucun homme doué de discernement ne peut comprendre comment, depuis plus de vingt cinq ans, ces gens ont menti publiquement le monde entier sans qu’ils ne soient démasqués , alors même que leurs mensonges sont flagrants.
    Un de gros mensonges: selon Kagame et les siens, ce sont les Hutu qui ont déclenchés la guerre et les massacres contre les Tutsi, lesquels massacres ont été qualifiés de génocide par les intéressés en 2008.
    Toujours selon Kagame, les soldats du FPR sont intervenus aux seules fins de mettre fin aux massacres des Tutsi. Par conséquent les crimes qu’ils ont commis contre les Hutu appelés collectivement Interahamwe étaient légitime et corrélativement ils ne peuvent nullement être qualifiés juridiquement de génocide ou de crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. Pour ce motif, toute évocation de ce crimes est constitutive de crime de négation du génocide des Tutsi, passible de châtiment pénal idoine.
    Second gros mensonge: Kagame est un modèle en matière de parité hommes-femmes au Rwanda ou la promotion des femmes au Rwanda. Or, le monde entier sait que les femmes rwandaises prises dans leur ensemble, les femmes Tutsi sont moins de 20% et les femmes Hutu plus de 80%. Le constat notoire est que sur l’ensemble des femmes, bénéficiaires de la parité chantée sur les toits par ces oligarques, les femmes tutsi représentent plus de 99 %, toutes membres du FPR et les femmes Hutu moins de 1%. Autrement dit, pour Kagame, les femmes rwandaises sont des Batutsikazi et membres du FPR. Les femmes Hutu étant Interahamwe, elles sont conséquemment exclues du bénéfice de cette prétendue parité. Ce qui est singulièrement déplorable et impensable, certaines dirigeantes et dirigeants africains citent Kagame modèle en matière de la promotion des femmes dans tous les secteurs de la vie économiques. Le tout, sans se poser la question basique suivante: C’est un fait de notoriété publique que les Hutu, hommes et femmes ont-elles bénéficié de cette prétendue parité chantée par Kagame? Dans l’affirmative, qui sont elles et combien sur l’ensemble des femmes exhibées par Kagame pour prouver l’effectivité de son exploit en matière de la promotion des femmes rwandaises? Ce fait pourtant notoire est gommé par divers commentateurs soit par ignorance, soit volontairement. De plus, sur ce point, Kagame n’a jamais été démystifié ou déconstruit. La liste des mensonges flagrants de Kagame et les siens sont longs.

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