Impaka hagati ya Prof Laurien Uwizeyimana na Sylvestre Nsengiyumva ku miterere y’amoko mu Rwanda

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  1. “Impaka hagati ya Prof Laurien Uwizeyimana na Sylvestre Nsengiyumva ku miterere y’amoko mu Rwanda”
    C’est un sujet intéressant. Il me semble que la question préalable à laquelle il faut il faut répondre est la suivante.
    Le Peuple Rwandais vient du fond des âges. Il présente une singularité séculaire: Au Rwanda, les Rwandais ont des liens complexes et croisés, tout le monde connaît qui est qui, qui fait ou a fait quoi, de sorte qu’il est hasardeux pour un Rwandais de mentir un autre rwandais relativement aux cause et auteurs des événements dramatiques qui ont endeuillé toutes les familles rwandaises en l’occurrence.
    Ubwoko= ethnie en français. L’ethnie a une définition ethnologique limpide (voir Wikipédia). Elle est différente de la race.
    Au regarde de l’histoire séculaire de notre pays et de l’évolution sociologique du Peuple Rwandais, y-a-t-il des ethnies au Rwanda? Dans l’affirmative, comment les Bahutu, les Bututsi et les Batwa constituent-ils des ethnies? Dans la négative, les Bahutu, les Batutsi et les Batwa sont Quoi?
    Un Rwandais est Umuhutu, umututsi, umutwa, par le père et nullement par la mère même s’il a été éduqué exclusivement par la mère. C’est donc en raison de la puissance et de la supériorité masculine et a contrario de l’infériorité féminine consacrées par la société rwandaise qu’un Rwandais est Umuhutu, umututsi ou umutwa. Ces mots existaient bien avant l’arrivée des blancs au Rwanda. La question est de savoir s’ils avaient la même définition que celle qui leur a été donnée par les blancs européenset retenue par les Rwandais formés dans les écoles des missionnaires européens sous l’autorité de Monseigneur Léon Classe en particulier? Dans l’affirmative, comment? Que signifient exactement ces mots (historiquement) ? Ce sont les autorités belges qui ont légalisé la mention de ces mots dans les cartes d’identité dans les années 30, le tout sur la base des critères établis par elles-mêmes et dépourvus de tout fondement.
    Les première et deuxième Républiques Rwandaises ont maintenu ce système a lors qu’il relevait d’une époque révolue et était entaché d’illégalité manifeste à savoir la division des Rwandais en trois strates fondée la puissance masculine dans un Etat dit démocratique ou les hommes et les femmes sont égaux devant la loi d’une part et fondée sur des critères fabriqués de toute pièce par les autorités rwandaises d’autre part.
    Illustration : beaucoup de Rwandais nés avant le régime Kagame connaissaient ou avaient entendu parler du Colonel Nsekalije Aloys, numéros deux du gouvernement Habyarimana durant des années.
    Selon sa carte d’identité, Nsekalije Aloys , aujourd’hui décédé, était Hutu. Et il se présentait comme tel. Ce qui lui a permis d’intégrer l’Ecole d’Officiers de Kigali en 1960.
    Mais, le Peuple Rwandais étant un vieux Peuple caractérisé par des liens croisés, complexes et séculaires entre les Rwandais, dans son village de Bushiru, commune Giciye, il ne pouvait nullement dire aux anciens qu’il était Hutu. Il était donc connu comme Tutsi. Au regard de la loi, il était Hutu mais vis-à-vis des Rwandais de son village, il était Tutsi et ne pouvait être autre que Tutsi.
    Sous le régime Tutsi incarné par Kagame, Nsekalije Aloys a cessé d’être Hutu. Il a dit devant des millions de Rwandais qu’il est Tutsi alors que devant les mêmes Rwandais, il criait sur tous les toits qu’il était Hutu. Une commission d’enquête a été menée par le DMI pour vérifier l’effectivité des dires du colonel Nsekalije Aloys. Pour que son nouveau statut soit reconnu par les nouveaux maîtres du Rwanda, il a demandé au tribunal de reconnaître légalement sa qualité d’Umututsi, le tout avec les pièces à l’appui de sa demande. Ce que le tribunal a fait.
    Puisqu’un Rwandais est Umuhutu, Umututsi et Umutwa exclusivement par le père, il s’ensuit que les enfants du Colonel Nsekalije Aloys étaient Abahutu sous les deux républiques rwandaises et sont devenus Abatutsi sous le régime Kagame. Il en est de même de ses frères et sœurs dont feu Rukara Mathias qui était directeur du Changes à la BNR, poste stratégique pour le transfert des fonds à l’étranger et les importations des marchandises.
    La question que des Rwandais intéressés par cette question d’Ubwoko peuvent se poser raisonnablement est la suivante : combien y-a-t-il de cas comme de lui de Nsekalije dans notre pays ?
    Dans notre pays, y-a-t-il un problème d’ubwoko au sens ethnologique du terme ? Sur ce point, les Rwandais ont besoin des lumières des érudits rwandais.
    Certains Rwandais ont prétendu que c’est le président Habyarimana qui a légalisé les mentions des mots ci-dessus évoqués dans les cartes d’identité et conséquemment, il est responsable des massacres des Bututsi. Autrement dit, sans ces mentions, il n’y aurait pas eu de massacres de masse contre les Baututsi. Ils ont été infirmés par les événements au Burundi où ces morts ne sont pas mentionnés dans les cartes d’identité.
    Sous Kagame, ces mentions ont cessé d’exister. Ce qui signifie logiquement que le problème Hutu, Tutsi et Twa a dès lors cessé d’exister.
    Or le constat macabre est que Kagame a légalisé la division des Rwandais en trois strates : article 50 de la constitution 2003 révisée: strates des Tutsi, dits rescapés du génocide dit des Tutsi, strate des Hutu et Tutsi non rescapés et strate des Twa.
    Il en résulte que certes Kagame a supprimé les mentions Hutu, Tutsi et Twa dans les cartes d’identité, il a légalisé l’existence de la division des Rwandais en trois catégories avec les droits y afférents. Les Rwandais de la première strate ont plus de droits que ceux de la seconde strate, ceux-ci ont les mêmes droits que ceux de la troisième strate.
    Question : dès lors que la loi fondamentale de notre pays en vigueur consacre l’existence des Bahutu, Batutsi et Batwa et corrélativement l’existence d’inéluctables problèmes subséquents est-il possible de les régler définitivement sans l’abrogation préalable de l’article 50 ci-dessus évoqué ? La mise en œuvre de cet article est pour Kagame un outil de gestion du pays. Et seul Kagame est compétent pour réviser sa constitution. A mon sens, il aurait été judicieux de centrer le débat sur l’article 50 de la constitution Kagame, article lourd de conséquence pour les Rwandais et le Rwanda. Il convient de préciser que la qualité de Tutsi, de Hutu ou de Twa est conférée par des officines spécialement créées par le régime comme FARG notamment et l’intéressé doit prouver qu’il est effectivement Tutsi. Si sous les première et seconde républiques rwandaises, seule la qualité du père était retenu pour identifier un Rwandais de Hutu, Tutsi ou Twa. Sous Kagame, pour être Tutsi, Hutu ou Twa, il faut prouver irréfutablement que les père et mère sont Tutsi. Autrement dit, un Rwandais est Tutsi cumulativement par le père et par la mère C’est une condition sine qua none pour être reconnu comme Tutsi par les nouveaux maîtres du Rwanda. Un Rwandais est Hutu, alternativement par le père ou par la mère. Il en est de même pour Twa. Ibuka dispense des cours particuliers aux jeunes Rwandais nés sous Kagame, soit plus de 40 % de la population rwandaise sur ce qu'”ETRE TUTSI, ETRE RWANDAIS”. Pour Les dirigeants d’Ibuka, branche du FPR, il y des RWANDAIS et des rwandais. Le Rwanda appartient aux RWANDAIS et nullement aux rwandais. La parfaite illustration est les origines des maîtres du Rwanda actuel. Illustration: sur 15 ambassadeurs récemment nommés par Kagame( leurs noms sur la toile), un seul Hutu, la fille d’Amri Sued, de père Hutu et de mère Tutsi et donc une Hutu car un Rwandais est Tutsi impérativement par les père et mère.

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