Éric Maniriho brise le silence sur les massacres du FPR

Eric Maniriho

Eric Maniriho avait 6 ans en avril 1994. Avec sa famille il a fui vers le Congo, se réfugiant dans le camp Mugunga. Lorsque l’armée du FPR a bombardé les camps, il est retourné au Rwanda dans sa région de Ruhengeri (Nord-Ouest).

Dans ce témoignage émouvant, il exprime toute la douleur que lui et des milliers de Rwandais Hutus portent en eux suite aux massacres massifs de femmes, d’enfants, de vieux et de vieilles, que des soldats du FPR ont commis dans les années 1996-2000. 

Éric Maniriho, lauréat du prix Jeunesse engagée décerné par le Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix, a décidé de briser le silence, de libérer la parole 20 ans plus tard.

1 COMMENT

  1. Création d’un collectif des victimes/ Action judiciaire contre les bourreaux qui, déjà, sont notoirement connus des Rwandais. Les associations des Rwandais qui oeuvrent pour la justice dans notre pays et pour tous les Rwandais peuvent ester en justice contre les bouchers des millions de Rwandais.
    Les noms et photos des principaux auteurs présumés des crimes abominables contre les Rwandais peuvent être portées à la connaissance des Rwanda via la toile. La nouvelle techno de l’info aidant.
    Il est clairement indiqué dans toutes les lois rwandaises qu’il n’y au Rwanda des Hutu, des Tutsi et des Twa mais un et un seul Peuple, le Peuple Rwandais, invisible. Toute évocation de ces mots constitue un crime de divisionnisme lourdement puni . Il s’ensuit que le mot “génocide des Tutsi” doivent être banni dans les vocabulaires des Rwandais. Il faut donc opposer à Kagame et autres , leurs propres contradictions. Deux choses l’une, soit les Tutsi existe en tant que groupe ethnique, dans cas, ils doivent être considérés comme tels, soit les Tutsi n’existent pas au Rwanda, dans cas, l’évocation ou l’invocation du mot ” génocide des Tutsi” est erroné et conséquemment irrecevable par un tribunal d’un Etat dit de droit et démocratique.
    Il faut que les partis d’opposition puissent dégager une position commune sur cette contradiction de la part de Kagame et autres.
    Aussi, les Rwandais doivent savoir que la position de Kagame et autre sur les mots Hutu, Tutsi et Twa, dits erronément groupes ethniques par les étrangers et des millions de Rwandais n’a volontairement ou involontairement pas changé. En effet, la question Hutu/Tutsi a été inscrite à l’ordre du jour par le Premier Ministre Nsengiyaremye après un débat entre les partis d’opposition d’alors dont le PSD dont faisait parti Biruta Vincent lors des négociations entre le Gouvernement Rwandais et le FPR. Le représentant celui-ci, agissant au nom du FPR et donc de Kagame et autres, a demandé le retrait de cette question au motif que, pour le FPR, il n’existe pas au Rwanda,ni des Hutu, ni des Tutsi ni des Twa mais exclusivement des Rwandais constituant un et un seul Peuple, le Peuple Rwandais (voir Twagiramungu Faustin pour le détail).
    Pour Kagame et les siens, il n’y a jamais eu et il n’y a pas des Tutsi, des Hutu et des Twa au Rwanda.
    C’est pour ce motif que le Conseil des Ministres présidé par Pasteur Bizimungu, en présence de Kagame alors Vice-Président et du Premier Ministre Twagiramungu Faustin, a approuvé la qualification juridique des massacres des Hutu, des Tutsi et Twa qui ont été commis préconiser par une commission spécialement mise en place par le gouvernement Twagiramungu pour qualifier juridiquement ces crimes. La qualification qui a été approuvée par le Gouvernement est: “GENOCIDE” sans autre précision quant l’ethnie des victimes. Twagiramungu a précisément exposé la genèse et l’évolution du mot “génocide”. Que celui qui a des doutes ou qui a affirme le contraire puisse contacter Twagiramungu pour les explications détaillées. Il en résulte que la qualification juridique originelle des massacres qui ont été commis au Rwanda par les Rwandais contre les Rwandais est “génocide”. Cette qualification correspondait à l’idéologie et aux affirmations du FPR relativement aux mots Hutu, Tutsi et Twa. Conséquent de lui-même, Kagame a fait intégrer cette qualification de “génocide” dans la constitution de 2003. Pour raisons purement politiciennes, en 2008, Kagame a unilatéralement décidé que le mot “génocide ” est désormais “génocide des Tutsi”. Ainsi le mot génocide est devenu génocide des Tutsi. De plus, curieusement, alors qu’ils criaient sur tous les toits que les Tutsi ne jamais existé et n’existent pas au Rwanda, Kagame, les siens et les relais du FPR opérant à l’étranger ont colportaient à grande échelle l’existence des Tutsi au Rwanda, le tout en application des directives données par Kagame et du FPR, parti-Etat et société commerciale cotée à la bourse de Kigali opérant dans tous les secteurs au Rwanda et plus riche que le Rwanda. J’ai soulevé et dénoncé maintes fois cette contradiction en vain. Les avocat de certains accusés pour négation du génocide dit des Tutsi ont eu peur d’exciper de cette contradiction flagrante et lourde de conséquences pour les Rwandais et le Rwanda.
    Les massacres des Hutu, des Tutsi et des Twa sont un fait établi. Il est de notoriété publique leurs auteurs sont les Hutu, les Tutsi et les Twa. Pour Kagame qui avait dit devant le monde entier que les Tutsi , les Hutu et les Twa n’existent pas au Rwanda a fabriqué a fabriquer une ethnie ou une race Tutsi ( comme l’a dit un juge français dans l’ Affaire Simbikangwa), inexistant au Rwanda, selon ses propres dires.
    Ne serait -il pas plus judicieux d’opposer aux accusateurs des Hutu leur propre contradiction: les Tutsi existent ou ils n’existent pas au Rwanda. Nul ne peut soutenir que les Tutsi existent et n’existent pas selon la volonté de Kagame et autres d’une part et que les génocide dit des Tutsi existent parce que Kagame l’a décidé ainsi d’autre part. Etant précisé que, contrairement aux affirmations de certains Rwandais, il n’existe aucun document de l’ONU qui dit clairement “génocide des Tutsi”, que seules les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU adoptées en application du chapitre 7 de la charte de celle-ci ont un caractère obligatoire et partant pourvues de caractère juridique et que conséquemment les résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU sont dépourvues de caractère juridique (toute affirmation contraire est erronée), le tout pue importe leur nature. L’approbation par acclamation ou consensus des Etats membres de l’ONU réunis en Assemblée Générale de la demande présentée par l’Etat Hébreux portant approbation du génocide dit des Tutsi que l’ONU ait reconnu la génocide dit des Tutsi. Par ailleurs, les USA ne reconnaissent las le génocide exclusif des Tutsi. Curieusement, Kagame et les siens qui broient des Rwandais qui osent dire que le génocide dit des Tutsi est une pure invention de Kagame n’a jamais osé dire que les dirigeants américains sont négationnistes du génocide des Tutsi.
    Les intellectuels Rwandais aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur doivent faire attention aux mots qu’ils utilisent surtout à l’endroit des jeunes Rwandais nés sous le règne de Kagame. Leurs parents qui savent ont l’obligation de dire la Vérité aux jeunes Rwandais actuels. Les paysans s’ils peuvent exécuter le génocide, ils ne peuvent sûrement pas le planifier. En droit français, la planification est consubstantielle au génocide. Il ne dès lors y avoir génocide sans planification. Si le génocide dit des Tutsi ont été planifié comme le disent Kagame, les siens et les relais du FPR en France, la planification de cé génocide est nécessairement antérieure à son exécution. Il s’ensuit que les auteurs de cette planification sont: les membres des gouvernement Nsengiyaremye Dismas et Uwilingiyimana Agathe et Kagame président et commandant en chef du FPR, espion de formation, alliés contre le Président Habyarimana. En application de l’article 50 de la constitution du 10 juin 1991, le Premier Ministre est garant de la sécurité des Rwandais et de la défense de la Nation Rwandaise. Or, il est hasardeux pour qui que ce soit de soutenir que les Premiers Ministres ci-dessus évoqués ont planifié le génocide et encore moins le Président Habyarimana qui ne dirigeait plus le Rwanda (voir articles 50 et suivants de la constitution du 10 juin 1991), le tout sous le régime de cohabitation avec l’existence d’une presse majoritairement issue de l’opposition.

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