RWANDA-OUGANDA: Quand le destin des peuples se jauge  à l’aune des caprices individuelles!

Par Erasme Rugemintwaza

Les relations bilatérales entre le Rwanda et l’Ouganda animent beaucoup de débats de part sa nature instable et plus particulièrement ravivent les spéculations profondes sur l’agenda de ces relations en dents de scie, tout en débouchant sur la notion des Relations Internationales. Du coup l’on voit que les relations bilatérales rwando-ougandaises sont des relations  d’une  nature particulière et l’on se demande si elles sont réellement porteuses des vrais projets de sociétés ou si elles ne seraient pas trop tributaires des ambitions ou mieux  des caprices de Kagame et Museveni. 

Sans pour autant prétendre à l’exhaustivité, car la matière est hardie et sujette aux débats houleux selon les courants et les écoles des chercheurs, l’on peut simplement définir les Relations Internationales (RI) comme “un ensemble de liens, de rapports qui s’établissent entre les Etats et relèvent de la politique étrangère des ces Etats. Cette définition étroite part de l’idée que les relations internationales sont des relations interétatiques” (Wikipédia). Mais les affaires étrangères et les grandes questions du système international dans un monde actuel plus libéral ne se borne pas seulement au rôle des Etats, il y a aussi les organisations internationales, tant politiques, militaires, commerciales, économiques et financières, les organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que les entreprises multinationales, les oligarchies. Tout cela contribue dans cette marche, malheureusement inexorable, vers un nouvel ordre mondial, ou le plus fort engloutit le faible! 

Partant de cette tentative de définition, l’on peut alors se dire que toutes les relations bilatérales, peuvent rentrer dans l’un ou l’autre des rapports de forces susmentionnés. Ce que l’on voit dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, est la combinaison de tout ce que l’on peut penser des domaines qui sous-tendent les Relations Internationales: les Etats, les organisations internationales politiques, militaires, économiques, commerciales, financières, les ONG internationales, les oligarchies. Toute une panoplie des moyens mise en œuvre dans cette guerre fratricide qui suscite beaucoup de passions et de compassions aussi. Qu’en est-il des relations entre le Rwanda et l’Ouganda?

Quels sont les fondements réels des relations rwando-ougandaises?

Avant 1986, c’est-à-dire la prise de l’Ouganda par une minorité d’éleveurs HIMA d’Ankole avec leurs frères Tutsis du Rwanda (25% de la rébellion qui a pris le pouvoir à Kampala était composée de Tutsis Rwandais refugies en Ouganda), les relations entre le Rwanda et l’Ouganda étaient des relations  d’abord économiques car l’Ouganda constituait une zone d’approvisionnement de produits de manufactures de premières nécessités. L’Ouganda était aussi une sorte d’Eldorado pour les Rwandais sachant que la surpopulation constitue depuis belle lurette un frein au développement durable du Rwanda. Le “surplus” de la population rwandaise se déversait en Ouganda. Et  jamais l’Ouganda de Milton Obote 1, d’Idi Amin Dada, n’a vu  aucune menace dans cette vague de rwandais qui était à la recherché de la survie. Les rwandais migraient plus dans cette sphère d’influence anglophone que dans la zone francophone. Ainsi tout jeune rwandais, illettré soit-il qui voulait goûter aux délices de la jeunesse s’aventurait en Ouganda et souvent ces jeunes gens rentraient au Rwanda avec un peu d’argent pour amorcer le petit business. L’autorité rwandaise de la première et la deuxième république prenait l’Ouganda comme une zone d’équilibre car non seulement l’Ouganda constituait une zone d’échanges commerciaux très importante et une zone qui offrait au menu people rwandais les opportunités d’emplois économiques mais plus particulièrement, une zone qui abritait une diaspora tutsie toujours nostalgique du pouvoir de leurs parents. Le Rwanda devrait ménager ce voisin. Mais les choses vont changer avec Obote 2, vers les années 1980 avec la naissance de la rébellion de Museveni avec la participation massive de jeunes Tutsis rwandais nostalgiques de la grandeur de leur ethnie dont la monarchie a été évincée par la République “hutue”. Habayrimana et Mobutu qui ne connaissaient pas  ce qui se tramait entre Museveni et les rwandais vont soutenir, Museveni, un homme connu pour un double langage pour leurrer et rouler ses “amis”. 

Une alliance s’est alors constituée entre Museveni et Kagame: une alliance de soutient mutuel mais certes avec le droit d’ainesse à Museveni. D’aucuns ont parlé d’un gros projet américain de création d’une sphère d’influence anglophone dans la région des grands lacs africains ou d’un empire Hima-Tutsi. Les évènements qui se sont succédé corroborent ce macabre projet. En 1986 c’est  la prise de Kampala avec le Hima Museveni, en 1993 s’est l’assassinat du premier président Hutu Melchior Ndadaye au Burundi par les Tutsis; le 6 avril 1994 c’est l’assassinat de deux présidents hutus  Habyarimana Juvénal  du Rwanda et Ntaryamira Cyprien du Burundi; en1994  c’est la prise de Kigali par les Tutsi dirigés par Kagame et en 1996 avec la prise de Kinshasa et l’éviction du Président bantou Mobutu, par la coalition des présidents Hima-Tutsis l’Ougandais Museveni, le Rwandais Kagame et Burundais Buyoya, le projet était presque termines. Mais le pouvoir des Hima-Tutsi dans une région  bantoue signifiait tout simplement la mort de la démocratie et la naissance des régimes sanguinaires qui, pour subsister, devraient faire régner la terreur. Les Américains ont vite remarque cette erreur et ont permis les guerres de la République Démocratique du Congo pour chasser les envahisseurs. Ce fut le commencement d’une guerre qui ne finira jamais dans l’est de la RDC. Pour ne pas être taxés d’expansionnistes ces trois présidents Hima-Tutsis avaient oblige aux marionnettes congolais dont Laurent Désiré KABILA, de signer les top-secret Accords de Lemera qui cédaient 300 kilomètres à l’intérieur du territoire congolais au Burundi, au Rwanda et a l’Ouganda pour “sécuriser” ces régimes Hima-Tutsis contre les éminentes attaques qui proviendraient des populations bantoues, surtout des récalcitrants Hutu Rwandais, Burundais ou Ougandais. Mais depuis la prise de Kigali en 1994 jusqu’en 2000, le monde a assiste a un carnage des habitants de la région des grands lacs africains, les bantous, par les armées de conquérants Hima-Tutsi, principalement l’Armée Patriotique Rwandais de Kagame. Le “Rapport Mapping” n’est qu’une partie visible de l’iceberg des hécatombes de bantous. Les Américains portent ainsi une « responsabilité » dans des « génocides » de l’Afrique de Grands lacs. Ils ont accepté l’un contre les Tutsis car ils en ont trouvé les exécutants en hutus, mais qui est responsable du génocide contre les hutus, au Rwanda et en RDC si ce ne sont pas ceux qui ont portés Museveni  au pouvoir pour, dit-on, arrêter la vague islamiste et Kagame pour protéger une minorité?

Ainsi les relations bilatérales entre le Rwanda et l’Ouganda sont nées sous l’alliance personnelle entre Kagame et Museveni pour une aventure grandeur, d’abord personnelle, ensuite  raciale, ce sont des relations dénouées de tout  projet de société émanant des instances de l’Etat. C’est pourquoi, il a été très difficile de connaitre les causes de leur inimitié qui a fait souffrir les populations respectives de deux pays mais plutôt on a vu les conséquences comme les affrontements de Kisangani en 2000 et la fermeture des frontières en 2019. C’est pourquoi même les diplomaties de deux pays respectifs n’ont pas su quoi faire quand Kagame ferma la frontiere  de Gatuna mais la rouvre tout de suite quand Museveni lui envoie son fils. Ceci montre que la gestion des affaires politiques sont devenues la gestion des affaires familiales. Dans la culture inter lacustre, le fils aine est le vrai représentant de son père. En envoyant son fils à Kigali, Museveni a fait plusieurs coups d’une seule pierre : il a d’abord voulu donner confiance à Kagame, trout en lui montrant l’affaire est plutôt familiale que publique tout en propulsant son fils sur la scène internationale comme fin diplomate.

Si l’on analyse les messages sur Tweeter de l’émissaire spécial de Museveni à Kigali, son Fils le General Muhoozi Kainerugaba, on constate bel et bien que les relations bilatérales entre le Rwanda et l’Ouganda sont des affaires qui ne relevant pas des affaires étrangères interétatiques que  la diplomatie ordinaire peut redresser en temps de désagrément qu’elles sont plutôt des affaires familiales que le mea culpa et le pardon peuvent atténuer. Le General Muhozi Kayireguhaba n’est pas tout d’abord un émissaire de l’Etat plutôt un émissaire de la famille pour réconcilier les parents en désaccord, son père Museveni et son “oncle” Kagame. On lit sur son compte Tweeter, le 16 janvier 2022 “ Voici mon oncle Afande Paul Kagame. Ceux qui le combattent, combattent ma famille. Ils devraient faire attention ». Ces paroles mielleuses sont en quelque sorte lancées pour préparer sa visite. Ce message a été commente partout dans le monde, traitant le général d’un « garçon » gâté qui voit les choses candidement. Mais c’est une bonne introduction. Le message est accompagné de deux photos de Kagame: l’une en tenue militaire ougandaise, l’autre étant le portrait official de Kagame en tant que président du Rwanda. Un mois après, juste le 19 février 2022, le Général Muhoozi s’en prend directement au Général Faustin Kayumba Nyamwasa, général dissident et critique acerbe de Kagame et son régime qu’il qualifie de sanguinaire. Le Rwanda accusait l’Ouganda de soutenir Kayumba Nyamwasa  pour prendre le pouvoir à Kigali: “ Général Kayumba et RNC, je ne connais pas le probleme que vous avez eu avec le courant dominant FPR/RDF ? Mais je te previens de ne pas oser utiliser mon pays pour tes aventures ».

Le Général Muhozi: dans les sillages de son père.

En juillet 2011 Museveni effectue une visite au Rwanda, coome son fils, il recut dix vaches Inyambo de Kagame. Dans cette visite de travail ou  Museveni est venu au Rwanda avec la première dame Jeannette Museveni et une forte délégation. Parmi les activités de sa visite, Museveni a fait l’Umuganda (travaux Communautaires) sur le site de la construction d’une école  Nyarugunga. Dans son discours qu’il a d’ailleurs commencé avec un très bon Kinyarwanda pour continuer en Swahili, Museveni a fait deux erreurs qu’il a dues même expliquer dans le parlement de son pays : il a appelé les ougandais les voleurs qui offrent des services de mauvaise qualité et a fait une donation  300.000 USD. Durant cette visite. Paul Kagame a invite Museveni dans sa ferme de vaches à longues cornes “inyambo” dans l’est du pays au bord du lac Muhazi. Dans cette visite, Kagame donna à Museveni 10 vaches “Inyambo”, Museveni démontrera sa gratitude à Kagame, comme la culture interlacustre des pasteurs l’exige, en lui offrant 20 vaches dans le mois de janvier 2012. Lors d’une autre visite, dans une  extase excessive, Museveni a prononcé des propos qui mettent  nue, l’alliance Museveni-Kagame: une alliance des Hima-Tutsi pour vaincre les Bantous et créer un empire Hima-Tutsi. En disant ouvertement que le HIMA ont  toujours vaincu les bantous dans plusieurs guerres qui les opposèrent, Musewveni voulait tout simplement rappeler à Kagame qu’ils sont des frères de sang et qu’ils doivent continuer leur projet de création de l’empire Hima-Tutsi dans la région des grands lacs africains

Miraculeusement cette philosophie du héros pasteur expansionniste  se laisse entrevoir dans les propos du fils de Museveni, le Général Muhoozi Kainerugaba, juste dans les mêmes circonstances que celles de son père. Apres la réception de 10 vaches inyambo lui offertes par son “Oncle” Paul Kagame ce 15 mars 2022, Muhoozi Kainerugaba venta le héroïsme des pasteurs dans la région interlacustre. Miraculeusement, ce sont tous de hamites !

 Su son compte Tweeter  on lit : “Dans notre culture interlacustre, en particulier parmi les pasteurs comme Banyankore [Hima], Banyarwanda [Tutsi], Karimojong, Dinka et Masai, il n’y a de plus grande manifestation d’amitié que quelqu’un vous donne une  vache. Afande Kagame me donne 10 vaches de son troupeau d’Inyambo » 

L’empire Hima-Tutsi: Mythe ou réalité?

Juste ans les années 1990-2000, les guerres de l’Afrique des Grands lacs laissaient entrevoir une volonté manifeste de la création d’une nation Hima-Tutsi. L’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Congo voici l’empire que les Américains voulaient créer. Mais les Américains  se sont trouvés face  aux réalités macabres des massacres à grande échelle à caractère ethnique ou les génocides que la communauté internationale n’a jamais connus. Les Américains n’ont pas réellement trouvé une formule pour pérenniser leur empire Hima-Tutsi car le sang coulait à flot. En RDC les populations ont commencé  à dire non à l’occupation le lendemain même de la prise du pouvoir à Kinshasa, il y avait aussi un anti-américanisme naissant très pernicieux. Laurent Désiré Kabila payera la facture. Le « Rapport Mapping » faisait état de massacres sélectifs à grande échelle bien préparés par les armées Hima-Tutsis. Les armées d’occupation furent sommées de quitter la RDC. Déjà au Rwanda Kagame avait établi un régime de terreur que les Américains frissonnaient et ne pouvaient  pas continuer  facilement à le cautionner malgré le marchandage du génocide contre les Tutsis. Au Burundi il était impossible de réprimer les rebellions hutues et leurs mouvements qui ont pris une gravite inexorable avec l’assassinat de Melchior Ndadaye par Jean Bikomagu, une extrémiste Tutsi qui avait jure, dit-on, qu’il ne pouvait pas supporter voir un président Hutu. Il semble aussi que pour l’équilibre ethnique régional, il y a un sacro-saint principe qui stipule que les régimes du Rwanda et du Burundi ne peuvent jamais être de la même ethnie. Si au Rwanda il y a un pouvoir Tutsi, laisser un autre régime minoritaire Tutsi au Burundi,  serait de créer une catastrophe humanitaire. Kagame devrait le savoir et laisser tomber son ambition de renverser le pouvoir à Bujumbura même s’il peut y installer des marionnettes hutues, la communauté internationale ne peut pas tolérer cela.

Le “Rapport Mapping”, est une sonnette d’alarme pour montrer que le projet de l’empire Hima-Tutsi serait une catastrophe humanitaire dans la région des Grands Africains. Ainsi pour entrer en RDC les Américains ont opté pour les voix officielles et ont abandonne le projet d’un empire Hima-Tutsi qui serait le piétinement total des valeurs démocratiques et la condamnation à l’extinction de cette population laborieuse que sont les Bantous. Par l’avortement de ce projet de l’empire Hima-Tutsis, Museveni  et Kagame reviennent sur leurs pas pour s’enfermer dans un nationalisme pernicieux. Actuellement, c’est chacun pour soi! Et surout pas d’Americains, car trop c’est trop!

CONCLUSION

Les relations diplomatiques rwando-ougandaises qui connaissent actuellement un regain de réchauffement positif après 3 trois de gèle, sont des relations bâties sur l’amitié des présidents Museveni et Kagame d’où quand il y a une pierre d’achoppement et que l’un ou l’autre se révolte contre son “frère-ami”, les diplomaties ne peuvent jamais, désamorcer la tension seul un mea culpa et un pardon entre frère règle tout. Ainsi les peuples de ces deux pays, qui normalement sont des frères de sang depuis des siècles, sont pris en otage par la colère d’un petit frère qui veut prouver sa maturité face à un grand frère qui impose son droit d’ainesse. Ainsi pour préparer l’avenir se don fils, Museveni a du accepter de désarmer, car il sait bien  a quel degré et quel dégât la colère de Kagame avec qui il a  souvent bivouaqué, peut causer. Mais les relations qui ne puisent pas leur essence dans un projet de société, sont dangereuses car évanescentes. Elles sont toujours sujettes aux caprices des amis et font pour un petit rien souffrir les gens. L’Afrique a besoin des relations diplomatiques fortes qui mettent en avant les intérêts des peuples et non les combines des dirigeants qui veulent devenir des dieux. C’est pourquoi d’ailleurs  Barack Obama aurait dit un jour que l’Afrique n’a pas besoin de Présidents forts, elle a besoins d’institutions fortes. Car en fait ce sont ces institutions fortes qui resteront fortes à  l’absence même de leurs artisans. Les dirigeants forts phagocytent les institutions et avec leurs moindres caprices ou  leurs absences, alors que les institutions semblent inexistantes, les populations en pâtissent. Il faut savoir que que Kagame et Museveni soient là ou non, les Rwandais et les Ougandais seront toujours là et auront toujours besoin de vivre ensemble ; il faut qu’ils comprennent cela et créent alors les outils solides de  coopérations autres que eux-mêmes, qui resteront avec leur absence: c’est le dépassement de leur ego de grandeur!

1 COMMENT

  1. Il est crié sur tous les toits que la RDC est gorgée de richesses de toutes sortes. Ok.
    Mais une question se pose de savoir à quoi servent ces richesses pour les Congolais? Avec ces richesses, pourquoi les « dirigeants » congolais n’achètent-ils pas du matériel pour assurer la sécurité des Congolais?
    Une autre question, comment un petit pays qu’est le Rwanda ou une poignée d’individus regroupés au sein d’une groupuscule appelée M23 puisse semer la mort et la terreur contre des millions de Congolais du Kivu au vu et au su du monde entier?
    C’est un fait établi que le M23 est une fiction. En réalité, ceux qui sèment la mort et la terreur contre les Congolais dans leur propre pays sont les soldats de l’armée rwandaise, le tout en exécution d’ordre émanant du commandant en chef, à savoir Kagame.
    A supposer que c’est effectivement le M23, organisation armée qui a été créée par un groupe de Congolais, dès lors que leurs agissements sont constitutifs de crimes à moins qu’ils soient exceptionnellement actes normaux et légitimes, se pose la question suivante. Les autorités congolaises connaissent les chefs de ce groupe armé. Ils savent qui ils sont. Pourquoi les autorités congolaises n’ont jamais émis des mandats d’arrêt nationaux et/ou internationaux contre ces hors-la-loi pour des faits criminels notoirement connus ?
    Dans le cas contraire, Tshisekedi est commandant en chef, garant de la sécurité des Congolais, si son armée n’est pas en état de bouter les soldat de Kagame hors de la RDC, pourquoi au nom de son pays, il n’a pas saisi le Conseil de Sécurité de l’ONU comme l’a fait l’Ukraine?
    Le constat étonnant est la gesticulation du Président congolais et des déclarations pathétiques et misérables de ses ministres sur l’agression contre leur propre pays, jusqu’à nier l’évidence c’est-à-dire affirmer devant le monde entier qu’il n’y a pas de soldats rwandais sur le sol congolais et que donc ces bandes armées sont composées de Congolais.
    Au regard des faits, le problème n’est pas le M23 et encore moins le Rwanda ou Kagame mais le président de RDC et autres kleptocrates du régime congolais.
    A ce jour, le constat regrettable est que ceux que l’on appelle dirigeants congolais n’ont pas encore prouvé qu’ils méritent le respect car pour exiger le respect ou prétendre être respecté, il faut préalablement prouver qu’on mérite ce respect ou qu’on a déjà prouvé qu’on le mérite. Pleurnicher toute la journée, crier sur tous les toits que Kagame a fait ou fait ceci, cela, le Rwanda est une fiction. S’agissant de l’agression armée, c’est la commandant en chef qui prend la décision qui est ensuite exécutée par les soldats. Dans le cas présent, c’est un fait de notoriété publique que le commandant en chef de l’armée du Rwanda est Kagame. Par conséquent c’est lui qui a pris la décision d’envahir la RDC. Se pose alors la question de savoir pourquoi Tshisekedi n’ose-t-il pas dire publiquement que le mal du Kivu est Kagame et le sommer de rapatrier ses criminels sous peine d’appliquer le droit international: exercer effectivement le droit de poursuivre les criminels jusqu’à leur nid. Le comble est de constater le silence de tombeau de l’opposition alors que c’est la crédibilité et l’image de la RDC et ses dirigeants qui sont en jeu.

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