Les élections présidentielles et parlementaires étaient une mascarade où les résultats étaient connus d’avance et la multiplication des mandats sans limite transforme le président en monarque qui quittera le pouvoir avec la mort. Nul n’ignore que le régime de Kigali est bâti sur des idéologies apparement nobles mais qu’ils trahissent dans les faits. Toutefois, quelques indices appellant au changement. Abstraction faite de milliers de soldats rwandais qui perdent leur vie au quotidien sur le front de l’est de la RDC, les rwandais souffrent, en ont marre du regime mais le démontrent de leur façon.
1.EXPO 2024 boycotté
Alors que les droits d’entrée étaient fixés à 500 frw les années précédentes, cette année les organisateurs de l’Expo les ont majoré à1000 francs et le site est désormais vite. Les citadins qui ont été contactés ont déclaré que le régime de Kigali ne se soucie pas de la pauvreté dans laquelle sombre de plus en plus la population rwandaise. Vivant dans l’opulence, les dignitaires du FPR ne se rendent pas compte qu’avec la hausse des taxes, les commerçants tombent en déficit et ne sont plus matériellement en mesure de continuer les affaires d’où la raison des boutiques qui ferment au quotidien; les plus avisés ont dû fuir le pays pour les pays comme la Zambie; le Malawi; Mozambique; Ouganda où le système fiscal est plus vivable. Sans projets générateurs de revenus, la population est privée du pouvoir d’achat et vit sous le seuil de la pauvreté. le chômage dont souffre la jeunesse sortant des universities dans un pays où le recrutement du staff est basé sur le favoritisme, népotisme et l’ancien pays d’exil où a vécu le candidat au poste vacant, ils ont déjà appauvri la majorité de la population de façon qu’à part une poignée de familles proches du pouvoir qui vit dans l’abondance et l’arrogance, les autres couches de la population rwandaise vivent dans la famine et ceux qui possèdent quelques biens ou quelques fonds sont obligés de les partager avec les gens du régime de peur de se les faire dépouiller.
2.Le cas de Mujawamariya Jeanne d’Arc
Dr. Mujawamariya Jeanne d’Arc a dirigé de 2019 à 2024 le ministère de l’environnement, ministère tutelle du Rwanda Green Fund (FONERWA) administré par Teddy MUGABO, fille de feu MUGABO Pie ancien ministre puis haut magistrat et de MUKARURANGWA Immaculée, ancienne Ombudsman Adjointe et maintenant Secrétaire Générale du Sénat.Très proche de la famille présidentielle, cette femme est mariée à un officier supérieur de la garde présidentielle s’est livrée au détournement des millions devant financer le projet Parc éco-touristique urbain des zones humides de Nyandungu destiné à rendre touristiques les zones marécageuses de la ville de Kigali allant de la vallée de Nyandungu à la vallée de Nyabugogo d’où les populations qui habitaient ont été brutalement chassées sans le moindre sou en termes d’expropriation.
Constatant un tel crime économique qui a spolié des grosses sommes du projet, la ministre a requis un rapport sur l’usage des fonds et a essuyé une fin de non-recevoir. Pour se couvrir, la PDG du fonds jouant déjà dans la cour des grands a imputé ce vol de fonds à la pauvre ministre sans appuis politiques solides, au fait elle provient d’une famille modeste de Kibuye(actuelle province de l’Ouest) et fait partie de ces hutus de service que le régime nomme pour berner la communauté internationale sur le soi-disant partage du pouvoir et la gouvernance d’union nationale. Cerise sur le gâteau, le régime a décidé de limoger l’innocente ministre car elle se mêlait de ce qui ne la regarde pas.En effet, quand le régime de Kigali veut détourner les fonds d’un projet le souvent financé par les aides étrangères, il crée des bouc-émissaires et le tour est joué: l’argent est sournoisement acquis et les bailleurs s’en prennent aux soi-disant mauvais gestionnaires du projet.
3.Le recours aux politiciens opportunistes
Le régime de Kigali n’aime pas se servir de politiciens honnêtes mais des déchets où figurent des anciens présumés génocidaires comme Assumani Niyonambaza, Albert Rukerantare des gens hybrides qui se disent tutsis alors qu’ils ne le sont pas et deviennent des extrêmistes plus zélés comme Gasamagera Wellars, Dr. Bizimana Jean Damascène et Nkuranga Egide; des hutus rompus dans la prostitution politique comme Nduhungirehe Olivier, Evode Uwizeyimana, Gatabazi Jean Marie Vianney, Rucagu Boniface, Rugira Amandin, Rugenera Marc, Bazivamo Christophe et autres.
4.Les audits financiers sans suite palpable
L’office national d’audit général publie annuellement devant le parlement des rapports sur la mauvaise gestion des fonds publics et pointe du doigt différents ministères et établissements publics selon lesquels des milliards d’argent sont détournés avec des précisions sur les auteurs de ces crimes économiques.Toutefois, ces voleurs n’ont pas été inquiétés et aucune poursuite judiciaire n’a été initiée contre les crimes qu’ils ont commis.Pourquoi? le vrai voleur est la clique qui dirige le pays qui s’interfère dans la gestion de ces ministères et établissements publics pour renflouer sa caisse noire qui finance le commerce du FPR et enrichit son chef, le président Paul Kagame.
Conclusion: ad impossibile nemo tenetur
Autant de mensonges mais la population rwandaise n’est pas du tout dupe. A force d’appauvrir le peuple rwandais, le régime finira par se voir son mensonge se démasquer aux yeux de la communauté internationale. Craignant des représailles de la part des forces de sécurité qui n’hésiteraient pas de les massacrer, la population réagit par une manifestation passive en prouvant qu’ils nont pas de moyens financiers car déjà trop appauvrie. Une sorte de non-violence active? Tôt ou tard, la vérité finira par triompher






















































