Les Nations Unies envisagent de transférer au Rwanda plusieurs détenus du TPIR et de l’IRMCT actuellement incarcérés au Bénin et au Sénégal. Une perspective qui provoque une vive inquiétude parmi les familles concernées et plusieurs défenseurs des droits humains.
Le projet suscite de fortes critiques car le gouvernement rwandais est régulièrement accusé de violations graves des droits humains. Amnesty International et Human Rights Watch ont notamment documenté des cas de détentions arbitraires, disparitions forcées et actes de torture au Rwanda.
Les proches des détenus dénoncent une décision qu’ils jugent dangereuse et politiquement motivée. Selon eux, transférer ces prisonniers vers Kigali reviendrait à ignorer le principe international de non-refoulement, qui interdit d’envoyer une personne vers un pays où elle pourrait subir des traitements inhumains.
Les familles rappellent également que plusieurs détenus ont officiellement exprimé leur opposition à ce transfert dans un mémorandum adressé au Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette affaire relance les accusations d’indulgence de la communauté internationale envers le régime de Paul Kagame. Malgré les critiques récurrentes visant la répression des opposants et des voix dissidentes au Rwanda, Kigali continue de bénéficier d’un important soutien diplomatique sur la scène internationale.
Les familles estiment enfin que des alternatives existent, notamment le maintien des accords actuels avec le Bénin et le Sénégal ou le transfert vers un État tiers neutre.

























































