Les Rwandais, qu’ils vivent à l’intérieur du pays ou à l’étranger, expriment une lassitude croissante face à une gouvernance du FPR Inkotanyi perçue comme oppressive. Ce mardi matin, le 31 mars 2026, dans la cellule de Rugarama, secteur de Nyamirambo, district de Nyarugenge, les autorités ont ordonné l’arrachage de cultures de haricots appartenant à des habitants afin d’y planter des palmiers. Une décision qui suscite incompréhension et indignation.
Comment expliquer qu’après avoir laissé les citoyens cultiver leurs terres, les autorités interviennent au moment où les récoltes approchent pour détruire ces cultures ? Les responsables mesurent-ils le prix d’un kilo de haricots et son importance pour la survie des ménages ? De quoi ces familles vont-elles vivre ? Et surtout, l’administration compte-t-elle compenser ces pertes alors qu’elle en est à l’origine ?
Au-delà de ce cas, de nombreuses difficultés persistent, remettant en cause le slogan souvent répété par le FPR selon lequel « le citoyen est au centre ». Comment concilier ce discours avec la réalité d’enfants qui continuent d’étudier sous des arbres, une situation qui devrait appartenir au passé ?
Dans cette optique, certains mouvements politiques, comme FDU-Inkingi, insistent sur l’importance d’un partage équitable des ressources nationales et sur la nécessité d’impliquer réellement les citoyens dans les décisions qui les concernent.
Par ailleurs, plusieurs témoignages évoquent des restrictions croissantes pesant sur les habitants, au point que certains se sentent étrangers dans leur propre pays. Des maisons construites selon les moyens des familles sont parfois démolies. À Kimihurura, le 27 mars 2026, des destructions d’habitations ont laissé des familles entières, y compris des veuves et des orphelins, sans abri, exposées à la pluie et à la précarité, sans assistance visible.
Ces situations contrastent fortement avec les discours officiels. Dans certains cas, les compensations offertes sont jugées dérisoires par rapport à la valeur des biens détruits.
La peur est également évoquée : poser des questions aux autorités peut conduire à des arrestations ou à des disparitions, selon certains témoignages. À cela s’ajoute une pression économique accrue. Le coût de la mutuelle de santé, autrefois fixé à 3 000 francs rwandais par an, atteindrait désormais 20 000 francs pour certains, une hausse difficilement supportable pour de nombreuses familles. Certains affirment qu’ils renonceront aux soins, bien que ces contributions soient souvent imposées.
En conclusion, il est demandé aux autorités rwandaises dirigées par le FPR de replacer véritablement les citoyens au centre des décisions publiques. Promouvoir leur bien-être ne devrait pas signifier les priver de leurs moyens de subsistance, ni porter atteinte à leurs droits fondamentaux.
Auteur : NIYITEGEKA Faustin


























































