À la suite de la déclaration du Canada imputant au Rwanda la responsabilité du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le ministère rwandais des Affaires étrangères (@RwandaMFA) a convoqué le Haut-Commissaire du Canada pour exprimer sa vive opposition à la position d’Ottawa
Au cours de cette rencontre, le gouvernement rwandais a soulevé plusieurs points, accusant le Canada d’adopter une position biaisée et d’ignorer les faits sur la situation en RDC Kigali affirme que :
• Le Canada accuse à tort le Rwanda de commettre des atrocités, alors que les véritables crimes de guerre seraient commis au grand jour par les FARDC (armée congolaise) et les milices alliées au gouvernement de Kinshasa
• Le Canada adopte une posture biaisée en ignorant les préoccupations sécuritaires du Rwanda et en couvrant les exactions des FDLR, un groupe armé composé d’anciens génocidaires rwandais, que Kigali accuse de persécuter les communautés tutsies congolaises dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri
• Le Rwanda ne se laissera pas intimider et affirme qu’il continuera à protéger ses citoyens et sa sécurité nationale, malgré l’intensification de la pression internationale
Cette escalade diplomatique intervient alors que le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis ont déjà imposé des sanctions contre Kigali, accusant le régime de Paul Kagame d’alimenter l’instabilité en RDC et de soutenir le M23
Si le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union européenne ont condamné le Rwanda, ils n’ont toutefois pris aucune mesure concrète contre Kigali, ce qui limite pour l’instant la portée des pressions internationales
La Belgique, quant à elle, s’apprêtait à sanctionner Kigali, mais le Rwanda a anticipé en suspendant unilatéralement sa coopération au développement avec Bruxelles, une fuite en avant visant à prévenir une décision officielle belge qui aurait encore accru son isolement diplomatique
Alors que Kigali continue de nier toute implication dans la rébellion du M23, les tensions diplomatiques entre le Rwanda et l’Occident ne cessent de s’aggraver, soulevant la question de nouvelles sanctions à venir et des conséquences sur les relations internationales du régime de Paul Kagame

























































