Apollinaire Hitimana demande justice : sa photo est affichée sur le mémorial du génocide à Kigali comme celle d’un Interahamwe très actif

Par Marc Matabaro

Selon les informations publiées par le média en ligne Umubavu par Théoneste Nsengimana, HITIMANA Apollinaire qui vit dans le village de Gakombe dans le secteur de Shyogwe dans la cellule de Ruli dans le district de Muhanga vit avec beaucoup de peine depuis 26 ans en raison des photos prises de manière singulière en 1994. Une de ces photos, sa photo, est utilisée au mémorial du génocide de Kigali à Gisozi et est supposée représenter un Interahamwe qui aurait participé activement dans le génocide de 1994. HITIMANA Apollinaire n’a pourtant été condamné par aucun tribunal et a même fait partie du jury des sages avant que ce statut ne lui soit  lui a enlevé manière inexplicable.

Selon Apollinaire Hitimana, au moment de la prise de Gitarama par le FPR, une partie des résidents a fui leurs maisons et s’est réfugiée à Gatenzi près de la ville de Gitarama (Muhanga) . Hitimana Appolinaire se trouvait parmi eux.

Le lendemain, Hitimana est allé chez lui chercher à manger, en chemin il a croisé des soldats qui lui ont demandé où il allait, il leur repondu qu’il se rendait chez lui pour chercher la nourriture car il avait très faim.

Selon lui les militaires lui ont ordonné de prendre une machette qu’il avait sur lui pour couper le bois, ne comprenant pas pourquoi et sans avoir beaucoup de choix il a tenu la machette comme on le lui avait ordonné et après  les soldats lui ont laissé partir.

Depuis 26 ans, cette photo d’un homme avec une machette avec un soldat supposé appartenir aux Forces Armées Rwandaises (FAR) et une arme et des munitions autour de lui circule sur Internet.

La photo aurait été prise pendant le génocide en avril 1994.  Sur le site qui stocke et vend des photos, Getty Images, on peut voir que la photo a été prise le 12 juin 1994, à Gitarama, par le photographe Alexander Joe de l’AFP.

A cause de cette photo Hitimana, qui confirme que c’est sa photo, ne sort plus de chez lui, en effet s’il se rend à Kigali ou dans la ville de Muhanga, ceux qui ont vu la photo sans connaitre toute la situation le huent en scandant « voici un grand tueur toujours en liberté. ».  Il est préoccupé par le fait qu’il ne peut plus sortir de chez lui pour chercher du pain pour sa famille.

Il dit que les autorités à tous les niveaux, sont au courant de la situation mais personne ne veut agir en sa faveur  même si dans son secteur personne ne l’accuse d’avoir participé au génocide.

Hitimana s’est longuement entretenu avec le journaliste d’ UMUBAVU et lui a tout raconté depuis le moment où il pense que la photo affichée au mémorial du génocide de Gisozi à Kigali  a été prise lorsque il a croisé les soldats.

Rencontre avec les soldats

M Hitimana raconte que les soldats l’ont salué et demandé des nouvelles : « Monsieur comment allez-vous ? » , « j’avais sur moi un sac pour mettre dedans les récoltes prêtes à être cuites car je savais qu’il y en avait à la maison et des cordes pour attacher les récoltés sortis des champs. Je leur ai répondu : « je viens du camp et je descends vers chez moi » ».

Les soldats lui ont demandé ce qu’il allait faire, il leur a répondu : « Je vais chercher les récoltes pour manger pour ne pas mourir de faim ». A la question sur ce qu’il avait dans le sac, M Hitimana se souvient qu’il a d’abord dit que le sac état vide et s’est souvenu qu’il avait sur lui une machette qu’il utilisait pour couper du bois : « Cette machette m’aide tout le temps à couper du bois en particulier au moment de faire la cuisine pour pouvoir manger » a-t-il raconté aux soldats.

Ils lui ont dit alors de bien rester droit et de tourner sur lui. Ils lui ont demandé de bien tenir la machette, de la porter au-dessus des épaules avec la main droite. De plus il devait monter et descendre la machette comme ils lui avaient demandé. Après tout cela ils lui ont dit de se calmer et lui ont demandé de partir.

Comment Hitimana Apolinaire a vu la photo et a su qu’elle était affichée au mémorial du génocide de Gisozi à Kigali.

Hitimana raconte qu’au moment de repartir il a vu un homme avec des cameras : « Lorsque je me retournais pour aller vers chez moi, j’ai vu un homme avec des caméras, l’une sur son épaule droite et une autre sur son épaule gauche. Et un appareil photo simple (si l’on peut le dire ainsi) dans ses mains. ».

Au moment des judications Gacaca, Hitimana a été choisi pour faire partie du jury de sages, pour être choisi un examen  de la personne était fait et chaque personne devait s’expliquer lorsqu’il y avait quelque chose qui clochait. Un homme est venu de Kigali et a dit que parmi les sages se trouvait un homme qui avait sa photo affichée à Gisozi (au mémorial du génocide qui se trouve à Gisozi), il a utilisé ses mots : « Ici se trouve un homme dont la photo est affichée à Gisozi et c’est l’un de  nos sages »!

Lorsque l’on a demandé à l’homme qui de qui il parlait, il a voulu répondre en discretion mais était présent un autre homme qui disait la même chose. Lorsque l’on a questionné les deux, ils ont répondu que « C’est Hitimana Appolinaire ». Ils ont aussi utilisé son surnom de « Kaguru – Jambe » qui vient du fait qu’il boite car il vit avec un  handicap depuis sa naissance. L’on a demandé alors à Hitimana ce qu’il avait à dire et il a répondu que « Je n’en sais rien ».

On lui a demandé comment il avait été photographié et s’est souvenu que à l’endroit nommé « Mu cya kabiri » on lui avait demandé de faire des manouvres avec la machette qu’il avait lui-même enlevé de son sac, il a pensé que ces manœuvres avaient peut-être un autre but et que ce serait à ce moment-là que les photos auraient été prises : « Je me suis souvenu que lorsque je me suis retourné j’ai vu un homme avec un appareil et c’est probable que ce soit  lui qui m’a pris en photo ». Il a commencé alors à donner des explications : « Cette photo c’est fort possible qu’elle ait été prise à Cya kabiri » (l’endroit où il a croisé les militaires.), c’est de cette façon que la photo est devenue la mienne et a été prise lors du génocide, c’est pour cela que  moi aussi je pense que c’est la mienne ».

Après cette partie, le journaliste lui a demandé s’il avait été poursuivi et condamné pour une quelconque responsabilité dans le génocide. Il a répondu « Je n’ai pas été accusé ni condamné mais ils ont dit que cette personne qui admet que c’est sa photo, sans l’avoir jamais vue, et que d’autres personnes confirment que c’est sa photo et est dans le jury de sages. Si une autorité venait et le trouvait dans le jury, comment justifierons-nous sa présence ? ».

Ils lui ont alors demandé : « De ne plus revenir dans le jury de sages, mais ce jour-là ils ne m’ont pas fait sortir, j’ai siège mais je n’y suis plus jamais retourné. C’est ainsi que j’ai été évincé du jury de sages. »

A la question si une personne avait témoigné  contre Hitimana  en disant l’avoir vu avec une machette où l’avoir vu utilisé la machette et il a répondu que : « Personne n’a dit m’avoir vu avec une machette, personne n’a dit qu’elle m’avait vu, à part ceux qui ont vu ma photo au mémorial, personne d’autres n’a dit m’avoir vu aller cambrioler les voisins ou détruire la maison des voisins, ou pourchasser une personne, ou prendre de force la vache d’une autre personne, non personne n’a dit m’avoir vu et aucun procès n’a jamais eu lieu, je n’ai jamais été déclaré coupable ni innocenté. Non j’ai juste été chassé du jury de sages. »

26 ans après que sa photo ait été utilisée de cette façon Apollinaire Hitimana dit que cela a eu beaucoup de effets négatifs sur sa vie. « Cela a affecté ma vie mais vraiment beaucoup affecté ma vie. Ne serait que croiser le regard de quelqu’un pour moi il ne pouvait que voir la photo affichée au mémorial de de Gisozi. Après avoir été dans les Gacaca, je sortais mais faisait attention à ne pas aller à un endroit où il y aurait eu beaucoup de gens. »

« Je ne pouvais même pas aller m’acheter un pantalon, j’envoyais ma femme et si le pantalon était long ou court elle repartait faire l’échange ou faire faire des ourlets. Depuis ce jour-là je suis devenu prisonnier dans ma propre maison, peut -être que j’exagère un peu, mais pour dire vrai dans le secteur de Ruli et dans le village, je vis comme un prisonnier c’est une des conséquences

«Je faisais partie des frères en Christ, même si je suis toujours chrétien, l’Eglise j’étais chargé de la sécurité, de faire assoir les gens, j’orientais les gens lorsqu’ils entraient et les dirigeaient vers telle ou telle endroit dans l’église où il restait des places, s’il y avait un souci j’allais chercher le prêtre et lui en parlait et on résolvait le problème. J’étais chargé de la sécurité dans l’église».

Comment l’on a dit de lui que c’est un Interahamwe

Après l’épisode de Gacaca, les gens ont commencé à parler de lui, y compris dans les réunions paroissiales, c’est pour cela qu’il n’est plus allé à l’église. « Après les gens parlaient de moi au point que j’ai fini par le savoir, cela allait jusque dans les réunions paroissiales. J’ai arrêté d’aller à l’église, je ne vais plus à l’église même aujourd’hui. » après son témoignage Hitimana Apollinaire a ajouté : «En fait personne ne peut se connaitre plus que les autres, les gens savent peut-être plus des choses sur moi beaucoup plus que ce que je sais ».

Le souhait de HITIMANA Apollinaire sur la base des conséquences qu’il a subies

« C’est extrêmement grave que les gens utilisent cette photo, même vous, vous êtes venus en me montrant cette photo, je me suis senti très peiné et j’avais tellement de douleur, pour moi lorsqu’une personne veut me parle de cette photo, je n’ai qu’une envie: fuir la personne ».

Il a confié au journaliste qu’il avait finir par s’apaiser : « Ne voyez-vous pas que vous venez au moment ai-je suis apaisé, j’aurais pu vous fuir surtout que vous venez après autant de temps, j’aurais pu me cacher ».

Hitimana a dit qu’il ne nie pas que le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994 ait  lieu mais dit que l’utilisation de sa photo ne reflète pas la réalité, « on m’accuse à tort. Si une personne me pose des questions sur la photo je prendrais cela pour du cynisme ». «Si tu me poses des questions sur cette photo, tu serais pour moi cynique, c’est de l’humiliation… C’est comme si tu disais que fait-il là,  pourquoi lui n’a pas été arrêté, et je serais triste et avec beaucoup de peine, c’est ce que je dirais à une personne compréhensible car ma photo a provoqué beaucoup d’injustice pour moi. »

Aux autorités ou aux journalistes :  « Les gens qui dirigent et vous les journalistes si vous comprenez ma douleur, si vous comprenez ma peine, je pense que parmi les autorités dirigeantes personne ne peut dire qu’il ne connaissait pas  la situation, car ce qui s’est passé dans les Gacaca tout le monde l’a su mais personne n’a parlé pour moi, personne ne m’a donné justice. Néanmoins si une personne pouvait me donner justice, je lui remercierais et demanderais à Dieu pour qu’il lui donné la bénédiction Merci».

Qu’en dit la famille de HITIMANA Apollinaire ?

Hitimana dit que sa famille et lui ont parlé de la situation pour qu’ils comprennent, mais que tous n’y peuvent rien. La seule chose qu’il peuvent faire est de partager sa peine. « C’est ainsi, ils n’y peuvent rien, dans tous les cas eux aussi sont tristes comme moi je suis triste. »

En particulier la femme de Hitimana, avec laquelle ils sont mariés depuis 1981, a raconté au journal Umubavu que leur aîné est allé à Gisozi au mémorial pour démentir et est revenu en leur confirmant que c’est bien leur père dont la photo est affichée au mémorial du génocide de Gisozi. «Nous avions entendu parler de cette photo à Gisozi, notre aîné est parti vérifié et nous a confirmé que « c’est bien la photo de son papa ». La famille est triste et se sent démunie face à la situation. « Cela nous a attriste et laissé beaucoup de peine, démunis nous nous sommes calmés et avez accepté la situation ». 

Lorsque l’on leur a demandé s’ils en ont parlé aux autorités : « Non nous n’en avons pas parlé, nous nous sommes calmés car personne d’autres ne l’a poursuivi, mais nous avons été beaucoup peinés et cela nous a laissé des blessures. ».  « Tous les enfants ont été blessés surtout celui que j’ai accouché dans le camp où nous étions ».

Sur les conséquences sur la famille, la femme de Hitimana a dit que « Cela nous a attriste, cela nous attriste beaucoup, surtout lorsque les gens en parlent comme vous (le journaliste), votre venue a provoqué beaucoup de peine, les enfants sont tristes et certains sont partis se cacher ».

La mère des enfants a raconté comment un jour l’on a montré aux enfants un dessin de leur père : « Les enfants allaient à l’école, située pas très loin à Kamatongo, une fois l’on leur a montré un dessin de leur père et ils sont venus nous le montrer. Je leur ai dit que « vous devez rester solides et avoir du courage » et l’on nous dit qu’il passe sur des télévisions, nous en entendons parlé et nous restons courageux ».

La vie de tous les jours n’est pas facile parce que l’homme vit avec un handicap, la femme se charge de tout assurer dans le foyer. Elle fait un petit job de nettoyer le marché et l’on lui donne 50 Frw (mois de 10 centimes d’euros) et nourrit la famille avec. Sa famille se trouve dans la première classe de pauvreté vit grâce aux aides de l’état.

Ce que la mère de famille dit aux gens surtout ceux qui ont vu la photo 

« Ce que nous pouvons dire aux gens est que nous avons subi une grande injustice, nous avons subi une injustice et nous en avons beaucoup souffert, ce que nous pouvons dire est de demander à ce que l’on nous donne justice si nécessaire la photo …. (Paroles inaudibles), je ne sais pas, je n’ai pas de mots pour le dire, je ne sais pas ». « La photo est partie très loin, elle a été affichée au mémorial, tu comprends que beaucoup de personnes l’ont vue, les étrangers l’ont vue, le Président de la République l’a vue, je pense que si c’est nécessaire vous pouvez leur en parler à notre place, pour que cette injustice soit réparée ».

Alors que la famille de Hitimana vit dans la douleur depuis 26 ans et dit qu’elle n’a pas trouvé une personne pour les écouter et réparer l’injustice sur l’utilisation de sa photo affichée au mémorial du génocide de Gisozi à Kigali qui le représente comme un Interahamwe très actif au moment du génocide, le 14 mai 2020 le journal en ligne Igihe a publié un article dont le titre était : « Muhire qui vit au Zimbabwe est le fameux Interahamwe sur cette photo ? » Le journal montrait la photo de Hitimana Appolinaire et l’attribuait à Muhire. Dans la nouvelle le journal stipulait que : « La personne sur cette photo s’appelle Ramadhan Muhire vit désormais au Zimbabwe, il est originaire de Rukira à Ngoma. On dit de lui qu’il a joué un grand rôle dans le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 ».

Que dit la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) sur cette situation ?

Le secrétaire exécutif de la CNLG, Jean Damascène Bizimana, a récemment dit au journal Igihe que lui aussi a entendu que la photo de Gisozi appartiendrait à Muhire mais sans en avoir les preuves : «Je n’ai pas les preuves ».

Le journaliste d’Umubavu lorsqu’il préparait l’article a essayé de demander au secrétaire exécutif de la CNLG Bizimana Jean Damascène ce qu’il pense de la situation de la photo, mais ce dernier ne lui a pas répondu. On peut voir sur la photo que Dr Bizimana a reçu le message sur WhatsApp mais n’a pas répondu.

UMUBAVU a voulu savoir ce que Muhire Ramadhan en pense et cela n’a pas été possible mais ils ont pu parler à son avocat Maitre Henri Paul Ingabire. Sur cette photo qui appartiendrait à  son client Muhire, il  a répondu que « La photo dont on dit que c’est celle de Muhire nous a beaucoup surpris, elle a beaucoup surpris mon client, sa famille et ceux qui le connaissent ».

«Cette photo c’est connu qu’elle est utilisée dans les mémoriaux du genocide, on dit que c’est la photo d’une personne qui a joué un grand rôle dans le génocide, cette photo a donc surpris mon client car ils ont dit que c’est sa photo alors qu’il n’a pas de lien avec cette photo. Mon client et tous les autres ont vu cette photo dans les médias et comme vous venez de me le demandez, l’on disait que c’est la photo de mon client, c’est de telle façon que mon client a vu la photo

Muhire Ramadhan Lorsqu’il était jeune

Umubavu a demandé aussi à Me Ingabire ce qu’il pense des allégations de la participation de Muhire Ramadhan au génocide de 1994 au Rwanda et sur le fait qu’il se cacherait au Zimbabwe.  Me Henri Paul Ingabire a répondu que : « Nous n’étions pas au courant, il n’a pas participé au génocide, sans même parlé du génocide, il ne s’est jamais intéressé à la politique, même actuellement ». « Ce sont les nouvelles que j’ai de mon client, tout cela ce sont des mensonges à cause des personnes qui ont d’autres intérêts que l’on ne peut pas savoir, je peux vous dire que ce n’est pas vrai ».

Il a continué en disant que Muhire ne vit pas caché : « Dire qu’il se cache n’est pas vrai, ce pays délivre le droit d’asile politique et des papiers, pour cela ce pays examine la personne, ici il y a des services chargés de sécurité et une ambassade du Rwanda au Zimbabwe, aussi mon client travaille régulièrement et en règle, il n’est donc pas caché. »  « Il utilise identité connue, c’est le nom et prénom qu’il utilisait au Rwanda. Si une personne voulait se cacher elle auraient changé son identité ou trouver un autre moyen, on le calomnie il ne vit pas cacher ».  

Muhire pendant le génocide vivait où ? Quand est-ce qu’il est devenu refugié et dans quel pays ? Me Henri Paul Ingabire a répondu que : « Comme ils l’ont écrit et  je pense qu’ils avaient essayé de faire des recherches, il vivait dans le région de Ngoma (dans l’ancienne préfecture de Kibungo, c’est là qu’il est né et c’est là où il était établi professionnellement) au moment du génocide. C’est de là qu’il a fui et s’est dirigé vers la Tanzanie comme les autres l’ont fait. Après il s’est retrouvé en Zimbabwe comme beaucoup d’autres se sont retrouvés en Europe. »

Muhire n’a jamais quitté la préfecture de Kibungo et n’a jamais vécu dans un autre pays avant 94 : « Il n’a pas quitté la préfecture de Kibungo pour aller dans une autre préfecture au moment du génocide, c’est la vérité établie ».

L’article qui dit que la photo a été prise à Gitarama (actuallement Muhanga)

Il a continue en disant : «La photo récente […] c’est juste que là je ne suis pas à mon bureau mais tout ce qui est dit dans les médias (ceux qui lui ont attribués la photo) qui montrent sa photo et en mettant la photo de Hitimana avec une machette et un bâton, c’est sa photo récente et son visage […] ils ne sont pas trompés, ils ont dû prendre la photo ici, une personne la  leur a surement donné, c’est sa photo récente, c’est celle qu’ils ont utilisé pour montrer que c’est Hitimana.»

Le reportage de Théoneste Nsengimana en Kinyarwanda:

1 COMMENT

  1. Que montre la photo?
    Elle montre un homme Rwandais qui a été forcé de tenir une machette mais incorrectement car il la tient avec la main gauche comme un enfant à qui on apprend à utiliser la machette. Comment un Interahamwe (car tous les crimes qui ont été commis dans notre pays ont été minablement imputés aux Intarahamwe), ne savait pas tenir un machette alors que tout garçon rwandais apprend à manier la machette finesse et droiture dès son plus jeune âge.
    La question posée est de savoir comment un journaliste de l’AFP a-t-il utilisé cette photo fantaisiste pour prétendument montrer un soi-disant génocidaire des Tutsi.
    La seconde question est la suivante. Comment les personnes pourvues de discernement ont-elles pu prendre pour les saintes écritures cette photo alors qu’il est flagrant qu’elle est dépourvue de toute crédibilité?
    Enfin, Hitimana Apollinaire n’a jamais été accusé par qui que ce soit pour avoir commis le génocide contre les Tutsi. Comment, dans ce cas, peut -il figurer sur une photo où il est traité de génocidaire des Tutsi?
    Son cas n’est pas unique. Ce qui est pitoyable et misérable est que AFP a vendu cette photo aux autres journaux français alors qu’elle savait qu’elle ne se rapporte à aucun fait à savoir la commission du génocide des Tutsi par les Hutu armés de machettes. Les journaux et les télévisions français ont donc acheté d’une photo fantaisiste. Celle-ci a été colportée à grande échelle par Ibuka aussi bien au Rwanda qu’à l’étranger.
    Il faut espérer que Dr (s’il est effectivement Docteur au sens exact du terme) Bizimana JD et le Président d’Ibuka- Kigali reviendront à la raison.
    Combien de Rwandais sont-ils dans le même cas que celui de Hitimana Apollinaire? Tout droit être fait pour aider ce Rwandais à faire valoir ses droits dans le Rwanda de Kagame.
    Je lui conseillerais d’écrire directement à Kagame même s’il ne peut être sûr et certain que le courrier lui parviendra et/ou qu’il aura la suite de la part de celui-ci.

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