Qui est l’ennemi du Rwanda : Paul Kagame (FPR) ou les Rwandais?

Le Président rwandais, Paul Kagame

Par Arnold Gakuba

On l’appelait  « l’ennemi du pays » ! Qui est-ce, et surtout pourquoi ?

Cet article parle d’une histoire vraie et troublante de la façon dont le FPR, parti au pouvoir au Rwanda, dirigé par Paul Kagame, viole les droits de l’homme. Le témoignage a été donné à « The Rwandan »  afin de révéler comment les Rwandais sont sous le joug du FPR, menacés, torturés et terrifiés et croupissant dans la pauvreté voulue par le régime. 

C’était en 2013, lorsque Muhire (pseudonyme pour la sécurité de la personne en question), a perdu son emploi dans la fonction publique – il était simple enseignant à l’école primaire. Avec le peu d’argent qu’il avait pu économiser, – je vous rappelle qu’un enseignant du primaire a un salaire mensuel ne dépassant pas 45.000 francs rwandais-,  Muhire a commencé avec diligence et courage la culture du maïs dans le secteur de Ruhuha, dans le district de Bugesera,  pour sa survie. A-t-il atteint son objectif?

Muhire a commencé son projet avec dévouement et engagement. La plantation de maïs fut  trop luxuriante pour ne pas être admirée par les passants. C’était un début souriant qui pouvait lui permettre de passer à un autre niveau de vie pour se lancer sérieusement dans  l’entrepreneuriat. Cependant, il a rencontré des barrières. D’où venaient-elles?

Un jour, Muhire a reçu un appel téléphonique d’une personne inconnue qui lui  demanda de lui vendre sa plantation de maïs avant  même la  récolte.
C’était dans la période d’une terrible disette appelée «Nzaramba» littéralement  « je vais perdure ». Muhire a refusé de vendre son champ de maïs. Le lendemain, il a été rappelé par une autre personne lui posant la même question, et sans tergiverser, il donna  la même réponse que pour la première personne. Dans un délai ne dépassant pas une semaine, le secrétaire exécutif de secteur le convoqua au bureau et le força de vendre sa plantation de maïs à une personne qu’il ne voulait pas lui dévoiler. Muhire a répondu: ‘’Je n’ai pas l’intention de vendre ma plantation de maïs’’. Il souhaitait les récolter et les vendre à un prix, plus bon que l’offre déclinée. À partir de ce moment, Muhire a commencé une lutte froide avec des personnes qu’il ne connaissait pas et dont il ignorait les mobiles. 

Innocemment, Muhire pensait être dans le bon chemin car il n’avait enfreint aucune règle publique. Il ne savait pas qu’il y a les gens qui n’ont pas droit à l’argent, à la richesse. Il ignorait que tout l’argent du pays appartient au FPR ! Il fut surpris de constater que les agents publics sont à  l’origine du problème qui l’empêchait ainsi de s’épanouir, de se développer. Alors que agents publics devraient normalement l’aider à améliorer sa vie, il les a vus constituer des barrières insurmontables pour son petit projet !

Au Rwanda, il existe de multiples petites usines de transformation de maïs, qui appartiennent pour la plupart aux nantis du régime du FPR et/ou au FPR lui-même. Ce système trop mercantile de Paul Kagamé a accumulé toute la richesse du pays jusqu’au niveau même de s’en prendre aux personnes de basse classe, comme cet instituteur. Muhire est un exemple typique parmi tant d’autres, d’un Rwandais pauvre freiné dans son élan pour le développement. 

Muhire faisait partie de ces rwandais qui se croyaient libres et indépendants, et pouvant jouir des droits de propriété : c’était une illusion. Le lecteur de cet article peut ne pas accepter ceci, car l’histoire semble trop incroyable à ses yeux. Ayant échoué de forcer Muhire à vendre sa plantation de maïs avant la récolte – pratique d’ailleurs prohibée par la loi- les fonctionnaires de district (agents du FPR), l’ont laissé, la mort dans l’âme,  poursuivre son projet jusqu’à la récolte. Muhire récolta, emballa son maïs dans des sacs et loua une camionnette  pour  transporter la récolte chez lui pour le stockage. Mais il ne savait pas qu’il était surveillé par des agents de l’état (Etat = FPR) qui en soi travaillent pour leur compte et non pour le pays.

Alors que Muhire transportait la récolte chez lui, il fut intercepté par les agents du district, qui l’ont pris pour un commerçant et lui demandèrent les documents d’autorisation de commerce. Il expliqua vainement qu’il n’était qu’un simple agriculteur qui ramenait la récolte chez lui pour le stockage. Ils avaient ourdi un plan contre lui pour le ruiner ! Ces agents publics ont ordonné au chauffeur de se rendre au bureau du district afin de régler  la soi-disant affaire. Le camion fut stationné au poste de police, sous prétexte que Muhire faisait le commerce illégalement ! Pourtant ils le connaissaient bien! Muhire a été obligé de payer chaque jour : les frais de location de cette camionnette forcée de stationner à la police ainsi que les frais de stationnement. Par après  Muhire a supplié pour décharger la camionnette et la libérer. C’est à l’issue de longues négociations que la camionnette fut déchargée et  libérée! Les sacs de maïs furent déchargés à terre même et Muhire n’a rien pu sauver de la récolte après dix jours, les sacs exposés aux inclémences de la période de fortes pluies.  Tous ses investissements et efforts ont été réduits à néant. Il ne lui restait plus rien. 

Comme Muhire n’avait pas d’autre choix, ne savait pas comme survivre, il  quitta le pays et alla s’installer en exil pour commencer une nouvelle lutte pour la vie. Cela est certainement arrivé à de nombreux Rwandais qui sont maintenant dispersés dans de nombreux pays à travers monde, sans aucune distinction ni de groupe social, ni d’ethnie, etc. Le système du FPR ne fonctionne pas pour les intérêts nationaux, il sert les intérêts d’un petit groupe de personnes qui entourent Paul Kagame. Enfin, par la grâce de Dieu, Muhire vit maintenant en exil loin du Rwanda, où il peut travailler librement et se développer. Il paie des impôts pour construire ce pays alors qu’on lui a refusé de le faire dans son propre pays. Muhire est parmi les gens  que le FPR appelle les ‘’ennemis du Rwanda’’. La vérité est que le régime du FPR  de Paul Kagame est le seul  ennemi du développement global du pays, ennemi de la nation, ennemi des Rwandais. Les Rwandais vivant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays vont-ils continuer à observer cela? La communauté internationale va-t-elle continuer de fermer les yeux sur ces actions cruelles perpétrées par le FPR? Le monde entier va-t-il accepter les mensonges continus du FPR et de son chef Paul Kagame? Il est grand temps d’agir.

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