Dans un communiqué de presse daté du 9 mars 2025, les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR)ont fermement condamné les actions qualifiées d’agressives et expansionnistes des Forces de Défense Rwandaises (RDF) à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Selon les FDLR, l’armée rwandaise, appuyée par ses alliés, a avancé vers des zones stratégiques telles que Butembo, les mines d’or et de coltan de Bisihe à Walikale et les mines d’or de Kamituga au Sud-Kivu. Le groupe affirme que ces actions s’inscrivent dans un plan plus vaste du Président Paul Kagame visant à étendre l’influence rwandaise vers l’Ouest, en direction de Bujumbura, Kinshasa et Matadi — un agenda qui aurait été évoqué lors de sa campagne électorale de 2024 à Nyamasheke.
Les FDLR accusent les forces rwandaises de commettre des atrocités telles que la destruction des camps de réfugiés, l’intimidation des travailleurs humanitaires et l’humiliation de la MONUSCO (la mission de maintien de la paix de l’ONU). Le communiqué affirme également que les RDF et leurs alliés se rendent coupables de massacres, de pillages et d’autres violations graves des droits humains, utilisant des méthodes qualifiées de brutales et mensongères.
Face aux accusations de Kigali qui présente les FDLR comme un groupe terroriste et génocidaire collaborant avec l’armée congolaise (FARDC), les FDLR rejettent ces allégations comme faisant partie d’une campagne de propagande orchestrée par le gouvernement rwandais. Ils soutiennent que ces accusations servent de prétexte à Kigali pour justifier ses interventions militaires en RDC tout en dissimulant son propre rôle dans le pillage des ressources de la région. Les FDLR soulignent que le Rwanda a systématiquement exploité la menace des FDLR pour maintenir une présence militaire dans l’Est de la RDC et contrôler les zones minières lucratives.
Le porte-parole des FDLR, Curé Ngoma, a particulièrement répondu aux déclarations de James Kabarebe, actuellement secrétaire d’État au ministère rwandais des Affaires étrangères chargé de l’intégration régionale. Kabarebe avait récemment présenté un rapport au Sénat et au Parlement rwandais accusant les FDLR d’être une force génocidaire menaçant la sécurité du Rwanda. Les FDLR ont qualifié ces accusations de mensonges et de manipulations, accusant Kabarebe d’être un maître dans l’art de la tromperie. Ils ont également confirmé que le Général Major Omega, le commandant des FOCA (la branche armée des FDLR), est vivant et continue de diriger les efforts visant à protéger les réfugiés rwandais contre ce qu’ils appellent la brutalité du régime de Kagame.
Les FDLR ont salué les sanctions internationales imposées au régime rwandais par des pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne et la Belgique, visant directement des hauts responsables comme James Kabarebe. Le groupe a décrit ces sanctions comme une mesure nécessaire pour exercer une pression sur ce qu’ils qualifient de régime sanguinaire à Kigali. Ils appellent la communauté internationale à renforcer ces sanctions et à tenir le Rwanda pour responsable de ses actions à l’Est de la RDC.
S’adressant à la jeunesse de la région des Grands Lacs, en particulier aux jeunes Rwandais, les FDLR les ont exhortés à ne pas se laisser manipuler et à refuser d’être utilisés comme chair à canon dans ce qu’ils décrivent comme les “guerres insensées” de Kagame visant l’expansion territoriale et l’exploitation des ressources. Ils ont critiqué l’administration Kagame pour sacrifier la jeunesse rwandaise au profit de ses ambitions en RDC, alors même que l’économie rwandaise reste lourdement dépendante de l’aide internationale et des revenus tirés du commerce illicite des minerais.
Les FDLR ont réitéré leur engagement à défendre les réfugiés rwandais qui, selon eux, ont été abandonnés par la communauté internationale. Ils ont insisté sur le fait que tout retour de ces réfugiés au Rwanda doit se faire dans la dignité et le respect des droits humains, rejetant les appels au rapatriement de Kagame comme étant hypocrites et visant uniquement à consolider son pouvoir.























































