Le 12 août 2024, à Kigali, Paul Kagame a prêté serment pour son quatrième mandat en tant que président du Rwanda. Devant une foule de milliers de Rwandais rassemblés au stade Amahoro et plus de 20 chefs d’État africains, Kagame a remercié ses concitoyens pour la confiance renouvelée qu’ils lui ont accordée, promettant que « nous réaliserons tout ce que nous souhaitons ». Ce moment a été marqué par un impressionnant défilé militaire, symbolisant la stabilité et la sécurité du pays.
Lors de son discours, Paul Kagame a souligné l’importance des chiffres obtenus lors de la campagne électorale et des résultats du scrutin, où il a remporté une victoire écrasante avec 99 % des voix. Les observateurs de l’Union africaine ont jugé les élections « globalement bien organisées », bien que l’opposition ait critiqué le climat politique, affirmant que la victoire de Kagame était due à la répression des voix dissidentes.
Dans son allocution, Kagame a rappelé les réalisations du Rwanda au cours des 30 dernières années, dépassant toutes les attentes initiales : « Ce que nous avons accompli est au-delà des mots, compte tenu de notre point de départ », a-t-il déclaré. Il a ajouté que ce nouveau mandat est « le début de la réalisation de choses encore plus grandes pour atteindre nos objectifs ».
Le président Kagame s’est engagé à continuer à progresser au-delà des réalisations antérieures, affirmant que les objectifs ambitieux ne sont pas « des rêves irréalisables, mais des possibilités tangibles ». Il a exprimé sa détermination à accomplir ces objectifs en mettant l’accent sur le potentiel et la capacité du Rwanda à continuer à croître.
Dans son discours, Kagame a également abordé la question de la paix dans la région, la qualifiant de « priorité fondamentale pour le Rwanda », tout en soulignant que la paix continue de faire défaut dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Le gouvernement de la RDC accuse le Rwanda de soutenir le groupe rebelle M23, qui contrôle une partie de la province du Nord-Kivu après deux années de conflit.
Kagame a déclaré que la paix régionale ne peut être imposée par des acteurs extérieurs, aussi puissants soient-ils, sans la volonté des parties directement concernées de prendre les mesures nécessaires. Il a critiqué le gouvernement congolais pour son incapacité à résoudre le problème des Congolais Tutsis, souvent victimes de discrimination et d’abus dans les provinces du Kivu, ce qui, selon lui, est une des raisons de l’existence du groupe M23.
Le président rwandais a salué les efforts de médiation des présidents João Lourenço de l’Angola et William Ruto du Kenya, tous deux présents lors de la cérémonie à Kigali. Kagame a souligné que « la paix ne vient pas d’elle-même, nous devons tous jouer notre rôle et prendre les bonnes actions pour parvenir à une paix durable ». Il a affirmé que si les droits des personnes ne sont pas respectés, cela conduit inévitablement à des conflits.
Enfin, Kagame a conclu en soulignant que « on ne peut pas priver les gens de leur citoyenneté et s’attendre à ce qu’ils acceptent cela sans réaction… il doit y avoir un accord mutuel ». Il a rappelé que les Africains ont toujours lutté contre l’injustice et n’ont pas besoin de leçons sur la manière de la combattre efficacement.

























































