Scandale à l’ambassade des Pays-Bas au Rwanda.

Par Chaste Gahunde

La gouvernance rwandaise, ou, autrement et proprement dit, la dictature rwandaise, devient de plus en plus extrêmement gênante. Persécuter tous ceux qui lèvent la voix contre les injustices, ou les faire taire à tout prix, ce sont des méthodes qu’on a du mal à imaginer dans des pays démocratiquement avancés. Que ces méthodes soient mises en œuvre dans l’ambassade des Pays-Bas, on ne peut que s’en inquiéter.

Tout commence par des tweets d’une activiste des droits de l’homme, Denise Zaneza, qui informe l’ambassade des cas de violations de droits fondamentaux. Habituellement, c’est la meilleure façon de demander l’intervention des autorités diplomatiques, dont une simple réaction suffirait, ne fût ce que signaler que “nous sommes au courant de”, ou encore, “nous suivons de près”…, des propos qui, on l’a vu, dissuadent souvent les violeurs de droits.

Sauf que cette fois-ci, le compte Twitter de l’activiste en question est bloqué par les employés de l’ambassade, exactement, comme le font les agents de l’état rwandais. Ou bien, pourrait-on en déduire que l’ambassade des Pays-Bas au Rwanda est sous le contrôle des services secrets rwandais ?

L’activiste, têtue dans sa passion, ne baisse pas les bras. Elle demande des explications au ministère des affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas. 

Donc, c’est de cette manière dont se comportent les employés de l’ambassade quand on leur parle des injustices au Rwanda !?

C’est très décevant et honteux de la part d’un pays démocratique comme le Royaume des Pays-Bas. Vous ne devriez pas fermer les yeux sur les violations des droits humains. Le Ministère des affaires étrangères ne peut pas tolérer cette attitude“, dit l’activiste dans son twitt en taguant le ministère des affaires étrangères des Pays-Bas.

Le ministère des affaires étrangères répond à l’activiste, et promet de mener une enquête pour savoir ce qui s’est réellement passé.

Un jour après, le ministère revient sur cette affaire scandaleuse. 

 Merci d’avoir patienté. L’affaire a été examinée en interne, on n’a pas pu vérifier les circonstances entourant le blocage de votre compte, mais nous tenons à vous informer du déblocage de votre compte maintenant”, signale le ministère.

A ce que l’on voit, l’employé qui avait bloqué le compte en question aurait réalisé la gravité de son acte, et aurait procédé au déblocage avant que ses supérieurs ne lui tombent dessus. Sûrement, quelque chose lui échappe. Avec la technologie à jour, une telle chose finit par être dévoilée. It is a matter of time. 

Avec la politique d’apartheid en place à Kigali, les employés d’origine rwandaise dans toutes les ambassades à Kigali, sont minutieusement sélectionnés sans que les hautes autorités diplomatiques ne s’en aperçoivent. Certains de ces employés sont en même temps à la solde des services secrets rwandais.

1 COMMENT

  1. Comme Kagame l’a dit, les Pays-Bas ont financé les tribunaux d’épuration à savoir les GACACA des services publics, para-publics des Hutu. Les Pays-Bas ont mis sur l’écoute Madame Ingabire Umuhoza, alors Présidente des FDU et transmis au Rwanda l’ensemble de son dossier concocté au mépris des lois les plus élémentaires de ce pays. Kagame s’est fondé sur ces pièces fournies par les Pays-Bas pour accuser et renvoyer en prison Madame Ingabire. Les Pays Bas ont donc participé à l’emprisonnement de Madame Ingabire Umuhoza.
    Les méfais de ce diplomate néerlandais ici à Kigali ne sont pas étonnants surtout que ce pays a fait son choix: participer au broyage des opposants politiques, des Hutu et des Tutsi de nom listés par Kagame et les siens.
    Par ailleurs, comme toutes les autres ambassades ici à Kigali, l’ambassade des Pays-Bas est infestée des éléments de DMI en tenues civiles et d’autres officines au service du régime Kagame. Ils sont disséminés dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord car ils obtiennent facilement les visas d’entrée dans ces pays. Avant de postuler aux emplois administratifs de ces ambassades comme avant d’aller opérer à l’étranger, ils reçoivent une formation sur différentes techniques en matière d’espionnage au siège du DMI. Il convient de constater que ces employés sont très majoritairement de jeunes femmes soigneusement choisies, polies et séduisantes.

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