L’assassinat de Kizito Mihigo: Ines MPAMBARA risque la prison à vie.

Depuis le 17 février 2020, le monde entier en général et les Rwandais en particulier n’ont cessé de pleurer le chantre de la réconciliation rwandaise, feu Kizito MIHIGO tué dans les locaux de la police rwandaise. Bien avant sa mort, pressentant le malheur qui le guettait, Kizito est parvenu à enregistrer le conte de son calvaire. Il a aussi pu sortir quelques manuscrits qui feraient objet d’un “bon” film d’horreur.

De son témoignage, nous connaissons désormais ses tortionnaires ainsi que tous leurs complices qui tôt ou tard ne pourront plus échapper à la justice. Parmi eux, une femme toute-puissante, seconde à la première dame du Rwanda: Inès MPAMBARA.

Directrice de cabinet du président KAGAME pendant près de 12 ans, Madame MPAMBARA se serait installée au Québec avec ses parents dans les années 1990 en provenance du Burundi, le pays d’exil de ses parents. Aujourd’hui elle a une double nationalité ( rwando – canadienne) à l’instar de son maître Kagame, rwando – ougandais.

Le Canada est intransigeant envers ses citoyens qui se rendent auteurs ou complices des crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité, même si ces crimes sont commis en dehors des frontières. Ainsi l’article 6, de la loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre (1)  stipule:

Quiconque commet à l’étranger une des infractions ci-après, avant ou après l’entrée en vigueur du présent article, est coupable d’un acte criminel et peut être poursuivi pour cette infraction aux termes de l’article 8:

a)génocide;

b) crime contre l’humanité;

C)crime de guerre.

Et l’article 8 :

 Quiconque est accusé d’avoir commis une infraction visée aux articles 6 ou 7 peut être poursuivi pour cette infraction si l’une des conditions suivantes est remplie :

a) à l’époque :

(i)soit lui-même est citoyen canadien ou employé au service du Canada à titre civil ou militaire,

(ii) soit lui-même est citoyen d’un État participant à un conflit armé contre le Canada ou employé au service d’un tel État à titre civil ou militaire,

(iii) soit la victime est citoyen canadien,

(iv) soit la victime est un ressortissant d’un État allié du Canada dans un conflit armé;

b)après la commission présumée de l’infraction, l’auteur se trouve au Canada.

Le paragraphe 3 de l’article 6 définit le crime contre l’humanité comme: meurtre, extermination, réduction en esclavage, déportation, emprisonnement, torture, violence sexuelle, persécution ou autre fait — acte ou omission — inhumain, d’une part, commis contre une population civile ou un groupe identifiable de personnes et, d’autre part, qui constitue, au moment et au lieu de la perpétration, un crime contre l’humanité selon le droit international coutumier ou le droit international conventionnel ou en raison de son caractère criminel d’après les principes généraux de droit reconnus par l’ensemble des nations, qu’il constitue ou non une transgression du droit en vigueur à ce moment et dans ce lieu“.

Quant aux peines, quiconque commet ce genre d’infractions, (dans le cas de Kizito MIHIGO, madame Inès MPAMBARA) est passible de l’emprisonnement à perpétuité.

Chaste GAHUNDE


(1) https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/

2 COMMENTS

  1. « L’assassinat de Kizito Mihigo: Ines MPAMBARA risque la prison à vie. »
    Merci pour votre article même s’il est sommaire quant aux explications sur la responsabilité de Madame Mpambara Ines dans l’assassinat de Kizito Mihigo.
    Il existe plusieurs associations de Rwandais qui oeuvrent pour le respect de droits de l’homme au Rwanda en l’occurrence. Je subodore qu’elles ont droit d’ester en justice contre un canadien ou canadienne présumé(é) avoir commis à l’étranger des crimes prévus et punis par les lois canadiennes, dans le cas présenté au Rwanda.
    S’elles ont droit d’ester en justice, elles sont alors fondées à porter plainte contre Mpambara Inès, citoyenne canadienne pour torture et assassinat de Mihigo Kizito d’une part et d’être membre d’un groupe d’assassins de Mihigo Kizito. Il faut espérer que les juges canadiens sont au service de la justice et nullement à celui qui les a nommés à l’instar des juges français, belges et allemands en particulier et qu’en l’espèce, ils diront le droit et rien que le droit et prouveront conséquemment que leur pays est effectivement un Etat de droit.
    Pour optimiser l’efficacité de leur action, celle-ci devra être portée à la connaissance d’un large public aussi bien au Canada qu’ailleurs à savoir principalement en Europe et en Afrique.
    Ce que les Rwandais attendent de ces association qui opèrent dans les Etats dits démocratiques dont le Canada c’est l’action et moins de discours. Plus elles agissent plus elles sont et seront plus audibles.

  2. Governments don’t care about the rights of people… All they care about is making money deals. If am lying let us watch and see if Kagame and his assassins won’t be coming to Canada and be given red carpet instead of handcuffs. Governments represent evil on earth. Had Kizito been a gay, Kagame would have feared killing him because various governments would have attacked him.

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