Inauguration de la Nouvelle Stade Amahoro : Un Outil de Propagande pour le Régime Kagame?

Le samedi 29 juin 2024, le ministère des Sports du Rwanda a publié un communiqué annonçant l’inauguration officielle du Stade Amahoro par le Président de la République, Paul Kagame. Cet événement est prévu pour le lundi 1er juillet 2024 et sera marqué par un match de football entre les équipes APR FC et Police FC, en compétition pour le trophée « Amahoro Stadium Inauguration Trophy ». Le match débutera à 17h00 et les portes du stade seront ouvertes à partir de 11h00, avec une fermeture prévue à 15h00. Les billets sont disponibles dès aujourd’hui, avec d’autres détails à suivre.

Initialement, l’inauguration était prévue pour le 4 juillet 2024, date de la libération de Kigali par les forces du FPR en 1994. La première inauguration du stade avait eu lieu le 1er juillet 1987 par le Président Juvénal Habyarimana. Les travaux de rénovation, commencés début 2022, ont coûté 160 milliards de francs rwandais. Le stade rénové peut maintenant accueillir 45 000 spectateurs. Les rénovations ont été réalisées par l’entreprise turque Summa et la firme rwandaise Real Contractors, une filiale de Crystal Ventures Ltd, propriété du FPR-Inkotanyi, actuellement au pouvoir au Rwanda.

Le 15 juin 2024, lors d’une soirée marquant l’ouverture partielle du stade rénové, de nombreux Rwandais ont exprimé leur joie d’entrer pour la première fois dans le nouveau Stade Amahoro. Cependant, l’accès a été chaotique avec des bousculades importantes. Cet événement, nommé « Ihuriro mu Mahoro », a présenté un match de football entre Rayon Sports et APR FC, se terminant par un score nul de 0-0. L’organisation défectueuse a entraîné des incidents, certains supporters ayant été blessés dans la mêlée.

Bien que les résultats des élections prévues pour le 15 juillet 2024 ne fassent guère de doute, avec une victoire attendue de Paul Kagame, cette inauguration est perçue par les observateurs comme une démonstration de popularité orchestrée par le régime pour contrer les critiques croissantes, tant nationales qu’internationales, concernant la gouvernance du Président Kagame.