L’Institut Seth Sendashonga Dénonce « les Ambitions Belliqueuses » du Régime de Kagame

Seth Sendashonga

Bruxelles, le 29 juin 2024 – L’Institut Seth Sendashonga pour la Citoyenneté Démocratique (ISCID asbl), par la voix de son président Jean-Claude Kabagema, a publié un communiqué de presse dénonçant la menace de guerre que fait planer le président rwandais Paul Kagame sur la République démocratique du Congo (RDC). Cette déclaration fait suite à des propos de Kagame sur France 24 et répétés lors de ses meetings électoraux, affirmant que le Rwanda est prêt à entrer en guerre contre la RDC.

Depuis trente ans, le Front Patriotique Rwandais (FPR) dirigé par Paul Kagame monopolise le pouvoir au Rwanda, recourant à des assassinats politiques et d’autres manœuvres pour maintenir un climat de terreur. La dernière décennie a vu le Rwanda impliqué dans des conflits incessants, notamment dans la province du Nord Kivu sous la couverture des rebelles du M23. Cette politique de guerre perpétuelle a coûté de nombreuses vies et plongé la région dans l’instabilité.

Le régime de Kigali semble maintenant préparer une guerre ouverte contre la RDC. L’ISCID asbl exprime sa vive préoccupation face à cette escalade, soulignant que le peuple rwandais, opprimé depuis des décennies, est incapable de s’opposer à cette politique belliciste qui ne fera qu’aggraver leur situation et détériorer les relations avec leurs voisins.

Les tensions entre le Rwanda et la RDC trouvent leurs racines dans la politique du FPR, qui s’enrichit par le pillage des ressources minières de son voisin. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Rwanda figure parmi les plus grands exportateurs mondiaux de pierres précieuses et de minerais stratégiques. Le régime de Kagame a souvent utilisé des prétextes tels que la protection des Tutsi congolais pour justifier ses interventions militaires, alors que le véritable objectif est l’exploitation des ressources de la RDC.

Le gouvernement congolais, sous la présidence de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a montré une détermination sans faille pour combattre les rebelles utilisés par le régime rwandais dans ces manœuvres de pillage. Cette résistance pourrait menacer l’économie rwandaise et précipiter la chute du régime de Kagame, incitant ainsi Kigali à envisager une guerre ouverte comme dernier recours.

Certains analystes estiment que Kagame pourrait chercher à capturer rapidement des villes frontalières comme Goma et Bukavu pour forcer le gouvernement de Kinshasa à négocier. Une guerre ouverte serait alors la continuation des affrontements menés par le M23, qui ont récemment tourné en faveur du gouvernement congolais.

L’Institut Seth Sendashonga appelle les Rwandais et les peuples épris de paix à dénoncer cette politique de guerre. Il est crucial de se demander quels bénéfices les Rwandais tireraient d’un conflit avec leurs voisins congolais, surtout lorsque la frontière avec le Burundi reste fermée depuis des mois. Les pays de la région des Grands Lacs doivent investir dans des projets générateurs d’emplois plutôt que dans l’armement lourd.

En cette période de préparation des élections au Rwanda, ces questions méritent d’être débattues, même si les élections ne sont qu’un rituel sans réelle liberté d’expression ou de choix pour la population. À l’occasion du 30ème anniversaire de la fin de la guerre qui a endeuillé le Rwanda, il est impératif de discuter de ces problèmes pressants pour trouver des solutions durables.

L’Institut Seth Sendashonga exhorte à une réflexion profonde et à des actions concrètes pour démanteler la dictature oppressive de Kagame et promouvoir une paix durable dans la région des Grands Lacs.