L’Ambassadrice Linda Thomas-Greenfield appelle à une action collective pour la paix et la sécurité en République Démocratique du Congo

Lors d’un briefing du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield, représentante des États-Unis auprès des Nations Unies, a lancé un appel fort pour renforcer les efforts internationaux en faveur de la paix et de la sécurité en République démocratique du Congo (RDC). Elle a souligné l’importance cruciale du maintien de la MONUSCO, tout en appelant à une transition responsable et graduelle de cette mission.

L’ambassadrice a félicité les dirigeants de la MONUSCO pour leur travail et a salué les efforts du gouvernement congolais visant à soutenir la mission dans la protection des civils et l’intégrité territoriale du pays. Dans ce contexte, elle a mis en lumière l’importance des processus diplomatiques tels que le Processus de Luanda, en particulier dans la gestion des tensions entre la RDC et le Rwanda.

La communauté internationale a été appelée à agir face à la montée des violences perpétrées par des groupes armés tels que le M23, dont les récentes violations du cessez-le-feu ont été condamnées. L’ambassadrice a insisté pour que le Rwanda retire ses troupes présentes en RDC et cesse son soutien présumé au M23. Elle a également exhorté le gouvernement congolais à intensifier ses efforts contre les FDLR.

Par ailleurs, Mme Thomas-Greenfield a dénoncé les obstacles opérationnels auxquels la MONUSCO est confrontée, notamment les interférences de signal GPS et les systèmes de missiles déployés par le Rwanda. Ces actions compromettent gravement la capacité des forces onusiennes à protéger les civils et à remplir leur mandat.

L’ambassadrice a également insisté sur le rôle vital des forces bilatérales ougandaises et des brigades d’intervention de la MONUSCO dans la lutte contre l’État islamique en RDC (ISIS-DRC). Elle a appelé à un déploiement accru de troupes qualifiées et prêtes à neutraliser cette menace terroriste.

En parallèle, elle a salué les efforts de formation menés par la MONUSCO auprès des forces armées congolaises, mettant l’accent sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels. Elle a encouragé la poursuite de cette collaboration tout en insistant sur l’application stricte de la politique de tolérance zéro des Nations Unies.

L’ambassadrice a conclu son intervention en appelant à une communication claire entre les autorités congolaises et la population concernant le retrait progressif de la MONUSCO. Elle a mis en garde contre la désinformation, qui alimente souvent des tensions et des violences ciblées contre les casques bleus.

« Les progrès réalisés à travers le Processus de Luanda, soutenus par le déploiement continu de la MONUSCO, offrent une opportunité unique de mettre fin à cette crise », a-t-elle affirmé. Elle a exhorté les membres du Conseil de sécurité et les parties prenantes à travailler ensemble avec détermination pour saisir ce moment historique et apporter une paix durable en RDC.