Le cas de Victoire Ingabire Umuhoza, figure emblématique de l’opposition démocratique rwandaise, revient au premier plan des débats politiques en France. La députée Sophia Chikirou (LFI – Nouveau Front Populaire) a adressé une question écrite au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères concernant la situation jugée « extrêmement préoccupante » de l’opposante rwandaise, publiée au Journal officiel le 12 août 2025.
Lauréate du prix de la liberté 2024 décerné par Liberal International, Victoire Ingabire est engagée depuis plus de quinze ans pour la réconciliation nationale, la démocratie et les droits humains au Rwanda. À plusieurs reprises incarcérée pour ses prises de position, elle a de nouveau été inquiétée par les autorités rwandaises le 19 juin 2025, à l’issue d’une audition devant le tribunal visant des militants accusés d’avoir discuté de stratégies non violentes en faveur de la démocratie. Depuis, elle fait l’objet de pressions accrues : perquisition de son domicile, coupure de ses moyens de communication et campagnes de dénigrement.
La détention de Mme Ingabire a été qualifiée d’« illégale et arbitraire » par le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire. Human Rights Watch a également dénoncé une arrestation contraire aux engagements internationaux du Rwanda en matière de droits humains.
Dans sa question, Sophia Chikirou appelle la diplomatie française à réagir fermement face à cette répression persistante, en interpellant Kigali au niveau bilatéral comme dans le cadre de l’Union européenne. Elle demande au gouvernement français d’exiger le respect des droits fondamentaux de Victoire Ingabire et de garantir sa sécurité ainsi que sa liberté.
Cette interpellation, inscrite dans la rubrique « Droits fondamentaux » de l’Assemblée nationale, souligne la sensibilité croissante du dossier rwandais au sein des institutions françaises.


























































