Arsenal et le Paris Saint-Germain (PSG) font face à une pression croissante pour mettre fin à leur partenariat avec Visit Rwanda, alors que le soutien présumé du gouvernement rwandais à la rébellion du M23 en République démocratique du Congo (RDC) suscite de vives critiques. Selon Mail Sport, Arsenal envisage de ne pas renouveler son contrat avec Visit Rwanda cet été et explore des alternatives plus rentables, pouvant lui rapporter 10 millions de livres sterling supplémentaires par an. De son côté, le PSG est également dans la tourmente, son partenariat de 15 millions d’euros par saison avec Kigali provoquant de vives réactions au sein du club et au-delà.
À Paris, la polémique a gagné l’interne, notamment avec Presnel Kimpembe et Randal Kolo Muani, tous deux d’origine congolaise, qui auraient exprimé leur désaccord avec cet accord. Youssouf Mulumbu, ancien joueur du PSG, a également pris position contre ce sponsoring et espère que le club se désolidarisera du régime rwandais. Une pétition dépassant les 70 000 signatures demande à Nasser al-Khelaïfi de mettre fin au partenariat, tandis que la ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, a appelé Arsenal, le PSG et le Bayern Munich à rompre tout lien avec un accord qu’elle qualifie de “tâché de sang.”
Le débat dépasse le cadre du football. Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale, a dénoncé le rôle du gouvernement rwandais dans le conflit. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle a critiqué le Tour du Rwanda, affirmant que cet événement ne pouvait pas masquer les exactions du régime de Paul Kagame en RDC. Elle a réclamé un embargo sur les minerais rwandais, la suspension des accords économiques et un soutien renforcé aux populations victimes des exactions du M23.
Le PSG a refusé de commenter cette controverse grandissante, tandis qu’Arsenal cherche activement de nouveaux sponsors touristiques. Alors que plusieurs clubs de Premier League envisagent des alternatives commerciales, la pression s’intensifie sur les équipes européennes pour qu’elles réévaluent leurs accords avec des régimes politiquement controversés.

























































