L’«affaire» Julie d’Andurain ou comment les officines du général Kagamé et leurs relais médiatiques font pression sur la France

Julie d’Andurain

Par Bernard Lugan

Un nouvel exemple caractérisé de censure et d’exigence de repentance : l’«affaire» Julie d’Andurain ou comment les officines du général Kagamé et leurs relais médiatiques font pression sur la France

C’est une « édifiante » histoire que je vais exposer ici et qui mérite d’être connue par le public le plus large ; d’abord par les naïfs qui croient encore que nous vivons dans un pays de liberté. Le 5 avril 2019, cédant une nouvelle fois à son tropisme de la repentance, le président Macron décida la création d’une « Commission chargée de mener un travail de fond centré sur l’étude de toutes les archives françaises concernant le Rwanda entre 1990 et 1994 (afin) d’analyser le rôle et l’engagement de la France durant cette période. »

 Première remarque, tout a déjà été dit et écrit sur le sujet, notamment à travers le Rapport d’information de la commission d’enquête parlementaire présidée par M. Paul Quilès publié au mois de décembre 1998. Mais aussi à travers mes expertises devant le TPIR 10 ans d’expertise et mon livre Rwanda, un génocide en questions.

La seconde remarque pose un sérieux problème de crédibilité car aucun des membres de la dite commission n’a travaillé sur le Rwanda, ni même sur l’Afrique des Grands Lacs ou encore sur l’Afrique en général… Quant aux deux seuls spécialistes français, experts durant des années auprès du TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda), à savoir André Guichaoua pour l’Accusation et Bernard Lugan pour la Défense, tous deux ont été écartés d’emblée de cette insolite commission… En revanche, y siègent une archiviste paléographe, deux professeurs de droit public, un spécialiste du génocide des Arméniens, une spécialiste des « femmes et du genre » ( ?), un conseiller d’Etat, deux spécialistes de la Shoah, une « spécialiste du général de Gaulle » (?), un spécialiste « des organisations (?) », un professeur certifié du secondaire spécialiste des « archives secrètes », une doctorante (traduction une étudiante qui n’a pas soutenu de thèse) spécialiste des « ressources images, photos et vidéos » et Julie d’Andurain, spécialiste d’histoire militaire contemporaine.

A cette « liste à la Prévert », manque le président de la commission, à savoir le professeur Vincent Duclerc, dont la thèse porte sur « L’engagement des savants dans l’affaire Dreyfus », et le mémoire d’habilitation sur « L’histoire des engagements démocratiques depuis le XIXe siècle »… Une double garantie de compétence scientifique pour appréhender la complexité des questions ethno-politiques du Rwanda…Comment en effet oser prétendre analyser les archives françaises consacrées à ce pays sans en connaître l’environnement, la complexe histoire, les rapports entre les hommes de la houe et de la glèbe et ceux de la vache et de la lance ? Toutes choses totalement inconnues des membres de cette insolite commission. Le Père Ubu en rirait de bon cœur…

Or, au sein de cette commission à la « crédibilité » pour le moins « problématique », Julie d’Andurainse trouva victime d’un montage digne des pires procès de Moscou, avec, dans le rôle des dénonciateurs et du procureur, comme à l’habitude en pareil cas, ses « chers collègues ». Une « affaire » montée de toutes pièces par le tandem Canard Enchaîné – Mediapart  alimenté en sous-main par les« compagnons de route » du général Kagamé et autres « amis démocrates desdictateurs ».

En toute modération, objectivité et retenue, Mediapart titra ainsi le 13 novembre 2020 « Une historienne décrédibilise la commission sur le rôle de la France au Rwanda (…) et suscite l’indignation ». Puis les accusations de « négationnisme » furent lancées ici et là.

Quel crime avait donc commis Julie d’Andurain ? Pourquoi ce lynchage ? Tout simplement parce que, ayant été enseignante à l’Ecole militaire entre 2010 et 2017, elle était accusée de ne pas avoir une vision « objective » de la question du Rwanda…Et cela, naturellement à la différence des autres membres de l’insolite commission qui, eux, tels des agneaux venant de naître sont d’une totale objectivité en la matière, alors que plusieurs d’entre eux ont soit signé des pétitions ou bien manifesté publiquement leur adhésion à la thèse de la culpabilité de la France… Il faut dire que la malheureuse Julie d’Andurain avait osé soutenir que les détracteurs de l’armée française sont des civils qui ne comprennent pas les contraintes opérationnelles. Pourtant, rien de plus exact et constaté par tous les hommes de terrain. Mais voilà qui a suffi à la meute lancée à ses trousses pour  la qualifier d’historienne « négationniste », sous-entendu, à ranger dans la catégorie de ceux qui réhabilitent le IIIe Reich, nient l’existence des camps de concentration et de la Shoah… Une véritable mise à mort scientifique dont Julie d’Andurain aura du mal à se  relever.

Mais surtout, et là est la clé de l’affaire, Survie avait relevé des « biais » dans le rapport mi-mandat publié par l’insolite « commission Duclerc ». Et, dans la plus pure méthode stalinienne, de demander : « Etaient-ils dus à Julie d’Andurain ? » Cette aimable question était suivie d’un chantage : « On peut espérer (maintenant que Julie d’Andurain a été exclue de la commission mon ajout) une vision plus nuancée, plus indépendante ». Traduction : Survie, donc le général Kagamé, attend une conclusion du rapport reprenant les thèses de Kigali à travers des « résultats qui pourront aider les décideurs politiques à procéder à la reconnaissance officielle par la France de son rôle précis dans le génocide des Tutsi ».

L’impudence de Survie, officine porte-voix du régime de Kigali est donc sans limites. Pourquoi d’ailleurs en aurait-elle alors qu’elle est totalement immergée dans les cercles du pouvoir politique et médiatique français ?

Quant à Vincent Duclerc, drapé dans la toge immaculée de l’« impartialité », il ne pouvait pas ne pas réagir. Aussi, au nom de cette sacro-sainte « impartialité » dont il ne cesse de se réclamer, accepta-t-il la « mise en retrait », – hypocrite synonyme de démission-, de Julie d’Andurain obtenue à travers d’ « amicales » pressions.

Or, le moins que l’on puisse dire de l’« impartialité »  de Vincent Duclerc dans la question qui est au cœur des travaux de l’insolite commission qu’il préside, est qu’elle est « discutable ». En effet, à de nombreuses reprises, et parfois même ès-qualités, comme cela sera publié, avec détails et références, dans le numéro du mois de décembre 2020 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er décembre, il a en effet montré qu’il est partisan de la thèse de la « culpabilité de la France »… ce qui annonce clairement la couleur des conclusions de la commission dont il est le président.

Dans les hautes terres du Forez, l’on a coutume de dire de qui veut monter au mât de cocagne « qu’il doit avoir le fond du froc propre »… Or, visiblement le « cher collègue » Vincent Duclerc a oublié de faire passer le sien à la lessiveuse… Rendez-vous donc à la prochaine parution de l’Afrique Réellepour plus de détails…

1 COMMENT

  1. Les officines et relais médiatiques de Kagame opérant en France ont redoutablement mutualisé les moyens contre cette spécialiste de l’histoire militaire pour avoir commis un crime de lèse majesté à savoir dire la VERITE avec l’appui à l’appui sut les crimes qui ont été commis au Rwanda.

    Pour optimiser l’efficacité de leurs méfais contre Julie d’Andurain, ils ont mis à contribution les organisations associatives juives et divers acteurs du monde universitaire français.
    Madame Julie d’Andurain, à l’instar de Judi Rever et d’Anjan Sundaram doit être exclue du monde des chercheurs français. Elle est traitée d’imposteur ou charlatan.
    Le comble est que ceux qui vocifèrent à son endroit se fourvoient dans les affirmations parcellaires, approximatives, absconses et erronées sans apporter aucun élément crédible infirmant les assertions de Julie d’Andurain. Illustration : Devant des millions de Rwandais et dans les médias étrangers, Kagame a reconnu publiquement avoir liquidé le Président Habyarimana. Ce fait est de notoriété publique. Kagame a plusieurs défauts comme tout homme ici-bas mais il n’a nié jamais l’existence de ses actes négatifs contre les Rwandais ou quiconque autre. Il dit, c’est vrai j’ai fait ceci, cela. Et alors? Il adore lancer un défi contre ses adversaires même à l’endroit des Rwandais. Cette historienne n’a que confirmé les aveux publics de Kagame. Les officines et ses relais médiatiques en France dont Mediapart osent soutenir que Kagame n’est pas l’auteur de l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana. Un autre exemple, Julie d’Andurain soutient que la France est intervenue au Rwanda dans le cadre de coopération entre deux Etats souverains et conséquemment conformément au droit international alors que le FPR était une organisation de bandes armées issues de l’armée ougandaise (fait de notoriété publique). Par conséquent, il est erroné de mettre au même niveau le FPR et l’Etat Rwandais et corrélativement, Kagame est mal fondé pour remettre en cause la légalité des accords conclus entre deux Etats souverain. Or, les anti-d’Andurain n’apportent aucune preuve quant à l’illégalité des accords de coopération militaires entre la France et le Rwandais, le caractère étatique du FPR. Enfin troisième exemple, les faits ci-après sont notoirement établis.
    1- C’est en raison de l’intervention de la France que le Président Habyarimana a fait adopter une nouvelle constitution, celle du 10 juin 1991 ;
    2- Celle-ci l’avait dépouillé de tous ses pouvoirs exécutifs au bénéfice du premier ministre, issu de l’opposition, à savoir Nsengiyaremye Dismas, et Uwilingiyimana Agathe, du parti MDR (articles 50 et suivants de la constitution) et la nomination de ce premier au poste de premier ministre le 2 avril 1992 a eu pour effet immédiat et définitif, la cessation du régime et du gouvernement Habyarimana;
    3- En application des dispositions de la constitution ci-dessus évoquées, le véritable chef de l’Exécutif était le premier ministre et nullement le Président Habyarimana dont les pouvoirs et compétences avaient été en droit et en fait réduits au simple contreseing des actes du gouvernement, que
    4- C’est en application des mêmes dispositions et du pacte d’alliance signé à Bruxelles le 3 juin 1992 entre l’opposition et le FPR contre le Président Habyarimana et son parti MRNDD que le Premier Ministre issu de l’opposition a négocié avec le FPR les accords de paix qui ont été signés le 4 août 1993 à Arusha , le tout avec les appuis politiques, diplomatique et financier de la France et à contrario contre le Président Habyarimana; Par conséquent la France a soutenu non pas Habyarimana et encore moins son régime et son gouvernement inexistants à compter du 2 avril 1992;
    5- En application de ce Pacte Kagame, espion de profession, a exigé et obtenu la nomination d’un de ses membres à savoir Iyamuremye Augustin, actuellement numéro deux du régime Kagame, au poste de Directeur Général du Service de Renseignement Intérieur, celui-ci étant alors les yeux et les oreilles Kagame et du FPR au sein du Gouvernement rwandais d’alors et de ce qui se passe sur l’ensemble du Rwanda (voir les aveux publics d’Iyamuremye Augustin dans l’Affaire Général Munyakazi) ;
    6- Après la signature de cet Accord Kagame, président en fait et commandant en chef du FPR a remercié la France pour ses actions positives en faveur du FPR : l’intégration de celui-ci dans le jeu politico-militaire rwandais (40% des effectifs des FAR d’une part et des institutions politiques d’autre part), alors qu’il n’était qu’en groupe de bandes armées, de criminels et brigands qui semaient la mort et la terreur dans le nord du Rwanda ;
    7- Au regard de ces faits irréfutables, aucun homme pourvu de discernement ne peut nier ou remettre en cause les actions positives de la France en faveur du FPR ou la part de la France dans la reconnaissance légale du FPR par le Rwanda ;
    8- Les négociations demandées et obtenus de la part de Kagame entre l’opposition et le FPR étaient, pour lui, un moyen d’avoir des assises solides et de renforcer celles-ci à l’intérieur du Rwanda qu’il ne connaissait pas d’une part et de connaître parfaitement qui était qui dans la technostructure politico-militaro-administrative rwandaise d’alors; La pression de la France par jeu de chantage et le vote d’embargo onusien sur les armes par la même France contre le Rwanda et non pas contre l’Ouganda d’où était issu le FPR, le tout allié aux ventes d’armes au FPR via l’Ouganda et le Burundi( banques payeurs: la Banque Commerciale du Burundi, filiale de la Banque Bruxelles Lambert et la Banque Commerciale d’Ouganda ( l’intégralité de la dette de plusieurs millions de dollars US contractée par le FPR envers cette banque a été payée par le Canada). Les preuves de la véracité de ces faits existent. Il ne s’agit donc pas d’une imagination et seront produites le moment venu.
    9- Dans sa guerre contre le Rwanda, l’unique objectif de Kagame était de prendre le pouvoir par la force et l’exercer sans partage. Conséquent avec lui-même ou égal à lui-même, il a précisé son objectif lors de l’entretien qu’il a accordé au journaliste du The Monitor Ougandais, Charles Onyango Obo du 26 février au 2 mars 1993. Il a limpidement dit que le problème du Rwanda actuel, soit à l’époques des faits, n’est pas un problème Hutu-Tutsi ou entre les Hutu et les Tutsi mais politique, que la raison qui l’a poussé à prendre les armes contre le Rwandais est de pouvoir changer les institutions et l’armée existantes au Rwanda et conséquemment mettre en place de nouvelles institutions et une nouvelle armée. Ce qui signifie en clair qu’il a pris les armes avec un seul objectif : prendre le pouvoir par la force et l’exercer sans partage au sein d’un régime taillé sur mesure par lui au Rwanda. Ce qui signifie qu’il fallait liquider le président Habyarimana, décapiter l’Etat et l’opposition, son alliée qu’il connaissait parfaitement. C’est exactement ce qui s’est passé : décapitation de l’opposition par les liquidations de leaders politiques qui étaient contre la prise du pouvoir par la force et enfin la liquidation du Président Habyarimana, le tout après avoir créé une entropie au sein de l’opposition, divisée en plusieurs factions pro- et contre-FPR et in fine hors-jeu politiquement et par conséquent inopérant en da passage à l’acte par Kagame.
    10- Mais il existait un obstacle majeur à la réalisation effective de son objectif. C’était la présence des soldats français au Rwanda. Sous réserve de prouver le contraire, il est exact que la présence des soldats français était un mur infranchissable par Kagame pour accomplir enfin sa mission.
    Sûrement, sur conseils prodigués par les experts militaires américains et britanniques envoyés par leurs pays pour l’aiguiller, Kagame a exigé et obtenu du Premier Ministre Nsengiyaremye qui souffrait d’une maladie que j’ai appelée Habyarimanite (sa priorité était de mettre hors-jeu politiquement le Président Habyarimana par tout moyen d’où sa demande d’aide à Kagame) le départ des soldats français du Rwanda. Pour garantir la sécurité de sa demande, en date du 7 mars 1993, à Dar es Salaam, sans en informer le Président Habyarimana, sans passer par le Conseil des Ministres, le Premier Ministre Nsengiyaremye Dismas et le Président en droit ou pour amuser les galeries ou pour la com. Kanyarengwe Alexis, ont rédigé une lettre par laquelle le Rwanda demandait à la France de rapatrier tous ses soldats au plus tard fin décembre 1993. La demande était définitive. Le départ définitif devait être constatée et approuvée par le FPR. Fin décembre 1993, sauf les coopérants militaires français en nombre limité et moins nombreux que les coopérants militaires belges, il n’y avait aucun soldat français au Rwanda. Le même Kagame a rejeté l’intégration des soldats français dans la MINUAR mais par contre, il a accepté celle des Belges.
    Sous peine de mauvaise foi, ni Kagame ni quiconque autre ne peut soutenir le contraire.
    11- Pendant la guerre de 1994, il est de notoriété publique que la France a tout fait pour venir en aides les Tutsi Rwandais massacrés par les Rwandais, après l’assassinat du Président Habyarimana par Kagame. Pour Kagame, l’intervention de toute armée étrangère et au surplus de la France au Rwandais constituait un obstacle majeur à la réalisation ultime de son objectif.
    Par conséquent, il ne pouvait en aucun cas l’accepter.
    C’est pourquoi, avec l’appui des USA, Royaume Uni, Allemagne, Belgique, Canada et autres Etats ont le FPR a rejeté toutes les actions préconisées par l’ONU aux seules fins de mettre fin aux massacres au Rwanda (voir les déclarations négatives effrayantes des représentants du FPR à Washington, à l’ONU et en Europe sur les télévisions du monde entier).
    Le cynisme de Kagame est édifiant de sorte qu’il est raisonnable de se poser la question s’il est pourvu d’humanité.
    En effet, ses relais en France dont les anti-d’Andurain français et autres officines du régime Kagame crient malhonnêtement sur les toits que Kagame a arrêté le génocide ou sauvé les Tutsi, alors que les faits ci-dessus indiqués infirment leurs assertions et démontrent leur mauvaise foi.
    La résidence fournie par l’Etat Rwandais de la tante maternelle de Kagame, Rosalie Gicanda, veuve de l’avant dernier roi du Rwanda à Butare était le QG de recrutement des combattants du FPR venus du Burundi et des préfectures voisines et des poseurs de bombes dans des lieux publics. Outre ses liens avec Kagame, celui-ci savait que s’il assassine le Président Habyarimana, sa tante sera inéluctablement tuée par les Hutu de Butare, peu importe leur parti politique (à Butare comme ailleurs sur l’ensemble du Rwanda, les jeunesses des partis ont cessé d’exister et formé une coalition contre les pro-FPR ou membres supposés ou avérés du FPR , existence d’Interahamwe à Butare en 1994 étant une ineptie). C’est exactement ce qui s’est passé.
    Kagame avait les moyens matériels et humains idoines pour exfiltrer sa tante avant son passage à l’acte ou la nuit du 6 avril 1994 (plusieurs soldats du FPR en civil venus du Burundais dont les Tutsi Rwandais déserteurs de l’armée burundaise, grouillaient à Butare depuis janvier 1994).
    Or, le constat macabre est qu’il n’a rien fait.
    Kagame a-t-il sauvé les Tutsi alors qu’il n’a pas sauvé sa tante maternelle ? Quel Tutsi a-t-il sauvé ? Par contre, dans le cadre de l’Opération Turquoise, les soldats français ont notoirement sauvé des milliers de Tutsi.
    Ceux qui encensent Kagame comme sauveur des Tutsi n’apportent pas les éléments probatoires irréfutables pour étayer leurs dires.
    Kagame et son FPR doivent à la France ce qu’ils sont aujourd’hui. Kagame est une pure création de la France. Certains Rwandais se sont posé la question suivante : pourquoi la France a aider l’opposition et un groupe de bandes armées qu’était le FPR contre Habyarimana et partant intégré cette organisation dans le jeu politico-militaire rwandais ou sommairement pourquoi a-t-il fait accepter les Rwandais ce que placée dans les mêmes conditions elle ne peut accepter ?
    La raison est que la France a toujours été pro-Tutsi et le restera nonobstant les accusations et les humiliations de Kagame à l’endroit des dirigeants français de droite et de gauche. La position de la France à l’endroit des Hutu et a contrario au bénéfice du FPR s’inscrit dans le droit fil de Monseigneur Léon Classe, inventeur de la race Tutsi au Rwanda, de la supériorité des Tutsi aux Hutu dans tous les domaines, du l’inexistence du lien de sang entre les Tutsi Rwandais et les Hutu, d’origine étrangère des Tutsi au Rwanda et partant de l’absence de liens de parenté entre les Hutu et les Tutsi au Rwanda ( ses écrits sont dans toutes les bibliothèques universitaires françaises).
    La parfaite illustration est la lettre du Président Français adressée à Kagame le 7 avril 2020 : « La France s’engage à participer à la prise en charge des rescapés du génocide des Tutsi (comparé à celui des Juifs) et leurs descendances » Macron fait une distinction entre les victimes rwandaises, celles qui méritent compassion et justice et celles qui ne le méritent pas. Les massacres des Tutsi constituent un génocide. Les victimes Hutu non évoquées dans sa lettre sont des dommages collatéraux. Par conséquent, elles ne méritent ni compassion ni justice.
    La lettre du Président n’a pas surpris les Rwandais qui l’ont lue. Il est le continuateur de Monseigneur Léon Classe dont les idées sont mêmes appliquées dans les tribunaux français et relayées par les médias français ( affaire Simbikangwa, Cour de cassation Française : les Tutsi sont une race au Rwand, disent les juges ; ils ont été génocidés par les Hutu dont Simbikangwa en raison de ce qu’ils étaient : membres de la race tutsi).
    Une autre illustration : Alors qu’il est de notoriété publique que Kagame est l’auteur des assassinats du Président Habyarimana et les membres d’équipage de l’avion de celui-ci, de nationalité française, force est de constater le déni de justice commis impunément par les juges français contre ces victimes françaises sans parler les deux gendarmes et l’épouse de l’un d’eux qui ont été assassinés le 8 avril 1994 par les soldats du FPR sur ordre de Kagame et le silence de tombeau des médias français relativement à ce méfait flagrant commis par les juges dans un Etat dit de droit qu’est la France. Par contre, les mêmes entendent juger le Président Habyarimana à titre posthume à travers sa veuve pour génocide imaginaire contre les Tutsi. Outre le cynisme sans égal, soutenir qu’une veuve qui venait de perde son mari, chef de l’Etat Rwandais et son cousin et qui, au surplus, a été évacuée par la France samedi le 9 avril 1994 a commis le génocide contre le Tutsi fantôme dépasse l’entendement pour toute personne pourvu de décence et d’humanité élémentaire. Le ridicule ne tue pas.
    La question que des millions de Rwandais de l’intérieur se posent est de savoir pourquoi les officines et les relais médiatiques de Kagame opérant en France, se livrent-ils aux infamies et spéculations contre leur propre pays, le tout au mépris du bon sens, de l’évidence de notoriété publique et de la dignité élémentaire ?
    Il est regrettable que les Rwandais de l’extérieur en l’occurrence bien outillés ne réagissent pas aux affabulations de ces experts en divagations de Kagame dont les anti-d’Andurain.

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