PEGASUS GATE ET DIPLOMATIE RWANDAISE

Le Président Sud-Africain Cyril Ramaphosa et le Président Rwandais Paul Kagame

Par The Rwandan Analyst

Les mensonges ne durent pas ; la vérité finit par triompher, dixit une maxime rwandaise. La récente découverte de l’espionnage exercé sur les téléphones du président français Macron et des membres de son cabinet a suffi à démasquer les manœuvres d’espionnage malveillantes menées par des États du monde entier et le Rwanda est cité parmi eux où l’on sait officiellement qu’il a toujours espionné différents opposants politiques et journalistes vivant à l’étranger, le chef de l’État sud-africain, des hommes politiques de la RDC et des responsables ougandais. Quelles sont les implications politiques, diplomatiques et (pourquoi pas) économiques de cette vérité souvent occultée dans les relations du pays avec les puissances qu’il a ainsi espionnées ? Israël peut-il être inquiet dans le jeu vu que le logiciel lui appartient ? les lignes qui suivent tentent d’analyser la situation qui règne sur ce terrain souvent glissant.

Pegasus est un logiciel espion développé par la société israélienne de cyberarmement NSO Group qui peut être installé secrètement sur les téléphones mobiles (et autres appareils) exécutant la plupart des versions d’iOS et d’Android. Les révélations du projet Pegasus 2021 suggèrent que le logiciel Pegasus actuel est capable d’exploiter toutes les versions iOS récentes jusqu’à iOS 14.6. Selon le Washington Post et d’autres sources médiatiques de premier plan, Pegasus permet non seulement de surveiller par frappe toutes les communications à partir d’un téléphone (textes, e-mails, recherches sur le Web), mais il permet également le suivi des appels téléphoniques et de la localisation, tout en permettant à NSO Group de détourner les deux ; le microphone et la caméra du téléphone mobile, le transformant ainsi en un dispositif de surveillance constante. Le logiciel espion peut être installé sur des appareils exécutant certaines versions d’iOS, le système d’exploitation mobile d’Apple, ainsi que certains appareils Android. Plutôt que d’être un exploit spécifique, Pegasus est une suite d’exploits qui utilise de nombreuses vulnérabilités du système. Les vecteurs d’infection incluent les liens de clic, l’application Photos, l’application Apple Music et iMessage. Certains des exploits utilisés par Pegasus sont sans clic, c’est-à-dire qu’ils peuvent s’exécuter sans aucune interaction de la part de la victime. Une fois installé, il a été signalé que Pegasus était capable d’exécuter du code arbitraire, d’extraire des contacts, des journaux d’appels, des messages, des photos, l’historique de navigation Web, des paramètres, ainsi que de recueillir des informations à partir d’applications, y compris, mais sans s’y limiter, les applications de communication iMessage, Gmail, Viber , Facebook, WhatsApp, Telegram et Skype.

Lors du Security Analyst Summit 2017 organisé par Kaspersky Lab, les chercheurs ont révélé que Pegasus était disponible pour Android en plus d’iOS ; Google appelle la version Android Chrysaor, le frère du cheval ailé Pégase. Sa fonctionnalité est similaire à la version iOS, mais le mode d’attaque est différent. La version Android essaie d’obtenir un accès root (similaire au jailbreak sur iOS); en cas d’échec, il demande à l’utilisateur des autorisations lui permettant de récolter au moins certaines données. À l’époque, Google avait déclaré que seuls quelques appareils Android avaient été infectés.

Pegasus se cache autant que possible et s’autodétruit pour tenter d’éliminer les preuves s’il est incapable de communiquer avec son serveur de commande et de contrôle pendant plus de 60 jours, ou s’il est sur le mauvais appareil. Pegasus peut également le faire sur commande. Par ailleurs, le Pegasus Project est un consortium de 17 médias internationaux créé par Forbidden Story. En bref, Forbidden Story a eu accès à une liste de 50 000 numéros de téléphone entrés dans le système Pegasus par 12 clients NSO en 2016. Il a formé un consortium de 17 médias comprenant : Le Washington Post, le Guardian, la Suddeutsche Zeitung, Le Monde, RFI. Pendant plusieurs mois, près de 80 journalistes ont recensé ces numéros pays par pays, certains possesseurs de téléphones portables ont accepté de confier leurs téléphones à Project Pegasus. Grâce à l’assistance technique du Security Lab d’Amnesty International, il a ensuite été possible de démontrer qu’une majorité des appareils testés présentaient des signes d’infection par Pegasus. Contrairement à ce que prétend NSO, le logiciel Pegasus a dans son viseur des membres de la société civile : journalistes, médecins, sportifs, militants, diplomates et politiques dont 13 chefs d’Etat dans une cinquantaine de pays. Les utilisateurs de Pegasus comprennent le Mexique, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Inde, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Rwanda, le Togo, la Hongrie et le Maroc, où presque toute la famille royale est visée.

Analyse

Les manoeuvres d’espionnage dévoilées menées par les utilisateurs de Pegasus ont choqué la communauté internationale en particulier les superpuissances qui ont été espionnées et ce scandale risque d’avoir une série d’effets sur la donne politique, diplomatique et financier dans le monde entier.

-Réaction française

Le président français Emmanuel Macron a tenu jeudi une réunion d’urgence sur la cybersécurité pour évaluer une éventuelle action du gouvernement après des informations selon lesquelles son téléphone portable et ceux des ministres de son gouvernement pourraient avoir été la cible de logiciels espions.

Macron change régulièrement de téléphone et “prend la question très au sérieux”, a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur France-Inter.

Un consortium mondial de médias a rapporté cette semaine que les logiciels espions Pegasus fabriqués par la société israélienne NSO Group pourraient avoir été utilisés pour cibler des politiciens, des activistes et des journalistes dans plusieurs pays. Le journal français Le Monde, membre du consortium, a rapporté qu’une agence de sécurité marocaine avait les téléphones portables de Macron et de 15 membres du gouvernement français de l’époque sur une liste de cibles potentielles du logiciel espion en 2019. Pris en flagrant délit, le gouvernement marocain a démenti mais des enquêtes sont en cours pour déterminer si le logiciel espion a été réellement installé sur les téléphones ou si des données ont été récupérées, a déclaré Attal. Il a souligné l’importance d’efforts plus larges de cybersécurité pour protéger les installations publiques, telles que les hôpitaux, qui ont été la cible de logiciels malveillants dans le passé.

Un responsable de NSO, Haim Gelfand, a déclaré mercredi à i24News, basé en Israël, que Macron n’était pas une cible. Il a déclaré que la société examinerait certains cas révélés par le consortium et informerait les clients de la façon dont ils utilisent le système. Il a déclaré que la société suit un processus minutieux avant de décider à qui vendre les systèmes.

Face à cette inconduite humiliante du Maroc, ancienne colonie française, la France n’a pas fait connaître ses mesures mais officieusement, un responsable du bureau de Macron a déclaré que les autorités enquêteraient sur le rapport du Monde, et si le ciblage est prouvé, ce serait “extrêmement grave”.

-Responsabilité d’Israël

Israël prétend avoir créé ce logiciel espion pour lutter contre le terrorisme et la cybercriminalité mais les États qui l’ont acheté en abusent en espionnant leurs opposants politiques et les États étrangers qu’ils soupçonnent de soutenir ces derniers. Quelle est la responsabilité d’Israël dans ces manœuvres de ces États voyous ? Considéré comme l’État vedette dans le domaine du cyber-bouclier, Israël a mis en place une équipe interministérielle de haut niveau pour évaluer les allégations croissantes selon lesquelles les logiciels espions vendus par une cyberentreprise israélienne ont été abusés à l’échelle mondiale. À cet égard, cet événement est au-delà de la compétence du ministère de la Défense », a déclaré la première source, faisant référence aux conséquences fâcheuses que cela peut impliquer sur sa diplomatie après que des médias importants ont rapporté cette semaine des abus présumés de Pegasus en France, au Mexique, en Inde, au Maroc et en Irak. Le président Emmanuel Macron avait demandé qu’une série d’enquêtes soient menées sur le dossier du logiciel espion Pegasus. Légalement, les clients de Pegasus sont directement responsables du préjudice causé par les faits personnels, mais Israël ne peut également échapper à la responsabilité du fait d’autrui car en consentant à de tels accords avec ces États voyous, il était conscient du potentiel technologique du logiciel espion Pegasus de la même manière avec, un parent, un maître un employeur vis-à-vis de l’enfant d’un élève, un apprenti, un employé respectivement. De plus, ce pays ne prouve pas son innocence en dévoilant les conditions, les interdictions, les droits et les devoirs qui constituaient les contrats qu’il a conclus avec ces États.

Réponse de Kigali : un déni vide vu que les preuves sont là accablantes

Le Rwanda nie avoir utilisé le logiciel Pegasus. “Ces fausses accusations font partie d’une campagne en cours pour provoquer des tensions entre le Rwanda et d’autres pays, et pour semer la désinformation sur le Rwanda au niveau national et international”, a déclaré le gouvernement rwandais dans une déclaration à l’équipe du projet Pegasus. Cette méconduite de Kigali comporte des effets néfastes au niveau politique, diplomatique et économique qu’il y a lieu de présager comme suit.

– Donateurs et Institutions Bretton Wood

La société israélienne facture des frais d’installation de 500 000 $ (environ 3,7 crores de Rs), 650 000 $ (4,8 crores de Rs) pour espionner 10 iPhones ou utilisateurs d’Android ; 500 000 $ pour espionner cinq utilisateurs de BlackBerry ; ou 300 000 $ (Rs 2,23 crore) pour espionner cinq utilisateurs Symbian, selon le rapport. Le rapport ajoute que 100 cibles de logiciels espions supplémentaires coûtent 800 000 $ (environ Rs 5,9 crore). Le prix pour 50 cibles supplémentaires est de 500 000 $, pour 20 cibles supplémentaires est de 250 000 $ (Rs 1,8 crore), et pour 10 cibles supplémentaires est de 150 000 $ (Rs 1,1 crore). Le groupe NSO facture également des frais de maintenance élevés de 17% du prix total. 

Récemment, les millions d’euros versés par le Rwanda pour sponsoriser Arsenal et le PSG n’ont pas été bien vus par les donateurs et les explications fournies par les responsables rwandais n’ont pas été convaincantes. Désormais, les choses s’empirent avec le scandale Pegasus où des sommes exorbitantes sont déboursées quotidiennement. Face à ces dépenses inutiles engagées par le Rwanda juste pour obtenir des informations de ses citoyens soi-disant ennemis, que penseront ces donateurs qui ont accordé des millions de dollars et d’euros d’aide financière pour aider un pays pauvre comme le Rwanda ? Comment réagira le FMI ; la Banque mondiale; l’Union Européenne; les États-Unis et les puissances européens qui ont aidé le pays à sortir sa population de la pauvreté et à financer ses plans de développement ? Il va sans dire que ces informations ainsi prouvées les pousseront à repenser la destination de leurs aides car les dirigeants malveillants dilapident cet argent facilement obtenu pour des violations des droits humains notamment en payant les tueurs à gages contre leurs opposants politiques. Il est rapporté que le gouvernement rwandais a dépensé des millions de dollars pour atteindre et assassiner feu le colonel Patrick Karegeya et le président rwandais a avoué ce forfait en se félicitant d’avoir réussi la mission et en promettant de planifier des missions similaires pour les autres ennemis du pays. En tout cas, à notre avis, cette nouvelle ne plaira pas à toutes ces institutions qui ont eu pitié du pays sortant du génocide et ont débloqué des millions pour sauver la population de la misère et se rendront finalement compte que les objectifs qu’elles espéraient atteindre en octroyant ces fonds n’ont jamais été atteints ; l’argent est allé ailleurs. En tout cas, ils remarqueront sûrement que toutes les démarches entreprises par le Rwanda pour obtenir de l’aide, notamment les secteurs qu’il entendait financer, ne sont que des projets de façade car lorsqu’ils réussissent à obtenir cette aide, ils changent de destination et dévient ces fonds pour des projets sinistres qui n’intéressent pas la population sous-alimentée, non soignée, non éduquée vivant dans la pauvreté. Les responsables rwandais sont probablement conscients de ce qui les attend ; cette raison pour laquelle ils nient leur responsabilité alors qu’ils sont pris en flagrant délit.

-Afrique du Sud

L’intention de normaliser les relations entre l’Afrique du Sud et le Rwanda est depuis longtemps sur les cartes. Les présidents Cyril Ramaphosa et Paul Kagame ont accepté à Kigali en 2018 de le faire. Mais il y a eu quelques faux départs sous la ministre sud-africaine des Relations internationales Lindiwe Sisulu et ses homologues rwandais à l’époque. Enfin, les deux actuels ministres des Affaires étrangères, Naledi Pandor (Afrique du Sud) et Vincent Biruta (Rwanda) se sont rencontrés le mois dernier à Pretoria. Ils ont convenu d’établir un mécanisme conjoint coprésidé par les deux, ainsi qu’une équipe technique de hauts fonctionnaires et un projet de feuille de route pour rétablir les relations où ils en étaient en 2013.

Autrement dit, là où ils se trouvaient avant que l’ancien chef du renseignement de Kagame, Patrick Karegeya, exilé en Afrique du Sud, ne soit étranglé à mort avec un cordon de rideau dans un hôtel de Johannesburg en 2013. Et avant le troisième ou quatrième attentat contre son ami et allié politique, le général Kayumba Nyamwasa – l’ancien chef d’état-major militaire de Kagame – en mars 2014 près de Johannesburg.

Plus tard, l’équipe technique constituée par Pandor et Biruta s’est réunie pour la première fois pendant deux jours à Kigali. Le nouveau haut-commissaire sud-africain au Rwanda, Mandisi Mpahlwa, a déclaré à ISS Today qu’ils avaient eu un “débat franc” lors d’une réunion réussie sur les problèmes qui perturbent les relations. Il a déclaré qu’un rapport serait présenté aux deux ministres des Affaires étrangères, qu’ils examineraient prochainement lors de la première réunion de leur mécanisme conjoint. Mpahlwa a déclaré qu’il ne pouvait pas révéler le contenu des discussions au-delà de dire “il y a des choses que l’Afrique du Sud veut du Rwanda et des choses que le Rwanda veut de l’Afrique du Sud”. Mais quelles sont ces choses ? Clairement, l’Afrique du Sud veut des assurances que le Rwanda cessera d’envoyer des assassins pour tuer des dissidents rwandais sur son sol. Pas plus tard qu’en février de cette année, Seif Bamporiki, un dirigeant local du RNC, a été abattu dans le canton de Nyanga au Cap. Bien que la police ait déclaré un peu trop rapidement qu’elle soupçonnait le vol d’être le mobile, les membres du RNC ont déclaré que le meurtre ressemblait à d’autres assassinats politiques ordonnés par Kigali. L’Afrique du Sud n’est pas le seul pays touché. En avril de cette année, le journaliste rwandais Ntamuhanga Cassien, qui avait fui son pays d’origine il y a quelques années, a été arrêté au Mozambique par des hommes prétendant appartenir à la police locale, mais dont un rwandais, selon des collègues journalistes. On n’a plus eu de nouvelles de Cassien depuis. Si Pretoria veut que Kigali arrête les assassinats, ce que veut le Rwanda n’est pas aussi clair. En outre, ce n’est pas uniquement le problème de l’Afrique du Sud. Comme Michela Wrong le révèle avec des détails choquants dans son nouveau livre intitulé « Do Not Disturb: The Story of a Political Murder and an African Regime Gone Bad,” le gouvernement de Kagame assassine ou tente d’assassiner ses ennemis politiques dans plusieurs autres pays depuis des années. Est-il même possible de normaliser les relations avec un tel régime ?

Désormais, dans le cadre du scandale pegasus actuel, alea jacta est ! en effet, un nom sur la liste divulguée épinglée au Rwanda se démarque : le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Mercredi, le gouvernement sud-africain n’a pas tardé à réagir à la nouvelle, annonçant qu’il avait chargé ses agences de renseignement d’enquêter pour savoir si le téléphone portable personnel de Ramaphosa avait été piraté.

“Bien sûr, nous ne serons pas heureux d’avoir été ciblés parce que nous pensons que non seulement cela porte atteinte à la vie privée du président, mais porte également atteinte à la souveraineté de ce pays pour prendre ses propres décisions sans que d’autres pays essaient de devancer ces décisions et les influencer et également essayer de saper ces décisions », a déclaré aux journalistes le ministre par intérim de la présidence, Khumbudzo Ntshavheni.

Le gouvernement a désapprouvé les “moyens inacceptables” plutôt que les voies diplomatiques pour obtenir des informations sur l’Afrique du Sud, a-t-elle déclaré.

Mais l’expert en cybersécurité Andy Mashaile était cinglant dans sa critique des précautions de sécurité en Afrique du Sud.

“Ceux qui s’occupent du président étaient censés le savoir”, a-t-il déclaré jeudi à la chaîne de télévision nationale sud-africaine SABC. Pourquoi le numéro de Ramaphosa est-il apparu ? semblait avoir été sélectionné par le Rwanda en 2019. Les relations entre l’Afrique du Sud et le Rwanda avaient été tendues pendant des années auparavant. La querelle diplomatique entre les deux pays a été déclenchée lorsque Patrick Karegeya, l’ancien patron de l’espionnage du Rwanda et critique du président Paul Kagame, a été retrouvé étranglé dans une chambre d’hôtel à Johannesburg en 2014. Les pays ont échangé des expulsions diplomatiques dans les années qui ont suivi sur fond d’accusations selon lesquelles le Rwanda continuerait de cibler les dissidents en Afrique du Sud. A ce niveau, on ne sait toujours pas ce que le Rwanda espérait accomplir en espionnant numériquement Ramaphosa et pourquoi il s’est livré à cette démarche combien délicate. Mais en fin de compte, le Rwanda est l’un des clients du groupe NSO », a déclaré à SABC Shenilla Mohamed, directrice exécutive d’Amnesty International Afrique du Sud. Les chefs d’État et de gouvernement ont toutes sortes de problèmes qu’ils ne veulent pas rendre publics”, a déclaré Mohamed.

-Ouganda

Les relations rwando-ougandaises sont toujours conflictuelles, les deux pays s’accusant mutuellement de soutenir leurs opposants politiques et rébellions respectifs. Les preuves des deux côtés n’ont jusqu’à présent pas convaincu mais cette fois l’Ouganda gagne des points à ce niveau car le Rwanda est pris en flagrant délit d’espionnage via Pegasus avec un bon nombre de responsables ougandais sous son espionnage. Cela implique que lors des prochains pourparlers le Rwanda sera en position de faiblesse et cela réduira peut-être son arrogance habituelle et ses mensonges finalement démasqués.

-RDC

Quatre responsables de ce vaste pays voisin ont également été ciblés par le Rwanda en abusant de Pegasus : Kennedy Katombe, journaliste congolais, collaborant avec Reuters, ; Lambert Mende ancien ministre de l’information et porte-parole du gouvernement de la RDC ; Albert Yumi proche confident de l’ancien président de la RDC ; Jean Bamanisa Saïdi, gouverneur de la province de l’Ituri. Même si  les relations entre les deux pays se sont améliorées sous l’actuel président, les soupçons subsistent notamment avec la négation par le Rwanda de son rôle dans les tueries qui ont sévi dans le pays durant les deux guerres qu’il a toutes  causées; ce scandale Pegasus n’arrange pas les choses par contre il aggrave les relations qui restent fragiles si l’on s’en tient des récentes rencontres de façade qui ont réuni les deux présidents où chacun mentait à l’autre chacun gardant dans son cœur ses critiques de peur d’attiser le feu déjà couvant. Les récentes déclarations qui frisaient un casus belli de part et d’autre lors de leur passage à Paris en est un exemple éloquent.

Conclusion

Euléka ! c’est là que va tout l’argent du contribuable rwandais, les fonds issus des aides et les dettes contractées par le Rwanda, un pays où la majorité des citoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le logiciel Pegasus coûte des millions au gouvernement rwandais et la décision de mettre sur écoute et de surveiller les opposants politiques, quand on sait qu’il y a beaucoup de gens au Rwanda qui meurent de faim, qui ont besoin de médicaments, qui ont besoin d’attention, qui ont besoin de cet argent pour survivre. Malheureusement, le gouvernement rwandais qui ne se soucie du bien-être de sa population si pauvre et affamée préfère dépenser des milliards pour espionner ses citoyens considérés comme des ennemis alors qu’une réconciliation sincère et une révision de leur gouvernance peuvent facilement les intégrer et ces sommes énormes seraient ensuite utilisées pour d’autres activités qui développent le pays. Par ailleurs, le scandale Pegasus fausse toutes ses orientations politiques, financières et diplomatiques car jusqu’à date  il apparaissait devant le monde comme une victime des mauvaises gouvernances des anciens régimes et un bon élève des institutions financières internationales, régionales et des puissances riches qui l’ont bourré d’aides et crédits.

1 COMMENT

  1. Questions:
    Quelle est la réaction du Président Sud-Africain?
    Il me semble que Kagame prospère dans les méfaits parce qu’il est resté et reste impuni. Si certains Président sud-africain réagissaient vigoureusement à son endroit et prenaient des mesures négatives idoines, il réfléchirait mille fois avant de faire quoi que ce soit. C’est la complaisance de leur part qui l’encourage.
    Ses méfaits sont financés par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et divers autres bailleurs de fonds tant publics que privés.
    Il appartient aux dirigeants des partis politiques dits d’opposition d’appeler l’attention des principaux bailleurs de fonds du Rwanda sur le financement des méfaits de Kagame par eux et conséquemment leur participation indirecte à ces méfaits alors que des millions de Rwandais sont manifestement frappés par la paupérisation et que certains meurent de faim. Il faut que ces opposants aient des informations précises sur le montant des montants alloués au Rwanda, soit à titre de prêt , soit à titre de donation d’une part et leur affectation d’autre part. Le constat macabre est les commentaires des opposants et autres Rwandais des méfaits de Kagame mais sans teneur consistant susceptible d’attirer véritablement l’attention de ces bailleurs de fonds. L’efficacité de l’action repose, à mon sens, sur une et une seule action collective des dirigeants des partis d’opposition. Les partis partis politique doivent mutualiser les moyens contre le régime Kagame et éviter de se disperser. Cela ne peut nullement porter préjudice à l’individualité de chaque parti politique. Si l’objectif est d’accéder au pouvoir sans se doter préalablement des moyens idoines aux aspirations du Peuple Rwandais ou en marchant en ordre dispersé, ils sont d’emblée mal barrés. Ils doivent tirer des leçons aux partis qui les ont précédés. Leurs dirigeants étaient assoiffés du pouvoir. L’intérêt général ou public n’était pas leur préoccupation. Le FPR avait un objectif précis: s’emparer du pouvoir par la force après avoir décapité l’opposition et l’Etat Rwandais. Il a exploité habilement et utilement la course effréné des dirigeants des partis d’opposition, ses alliés, en ordre dispersé et alors qu’ils étaient à mains nues c’est-à-dire sans s’être préalablement dotés de moyens adéquats à l’intérêt public. Ils ont été émiettés par le FPR et les conséquences furent d’une extrême et particulière gravité pour le Rwanda et les Rwandais.
    C’est l’absence de coordination et d’orientation des actions des partis d’opposition dans un seul sens sens qui renforce Kagame et son régime. Les états économique et politique comateux dans lesquels se trouve le Rwanda est un fait établi. Le responsable est Kagame. Le Rwanda ne peut économiquement exister sans bailleurs de fonds tant publics que privés. Kagame dépense des millions de dollars US alloués par ces bailleurs de fonds dans les espionnages, les écoutes téléphoniques, l’envoi des mercenaires dans tous les pays où il y a des guerres de sorte que l’armée rwandaise n’est pas une armée nationale mais une armée de mercenaires, détournés pour acquérir des Jets prives etc. Force est de constater que dirigeants des partis dits d’opposition n’ont publiquement pas appelé l’attention de ces bailleurs de fonds et les partis politiques politiques des Etats de ces derniers car les fonds alloués au Rwanda c’est de l’argent public des contribuables de ces Etats. La dispersion des actions est inopérante. Au regard de l’histoire du Peuple Rwanda et des faits, la division de celui-ci en trois strates, Hutu, Tutsi et Twa n’a plus raison d’être en 2021. Il en est de même de intériorisation de mots Hutu, Tutsi et Twa par des Rwandais. Chaque Rwandais sait qui il est et d’où il vient de sorte qu’il n’est ni utile ni nécessaire de lui rappeler ou lui dire qu’il est ceci, cela. Toutes les constitutions rwandaise, de Kayibanda à Kagame, consacré l’égalité entre l’homme et la femme. Au surplus, cette division est consacrée par diverses conventions internationales auxquelles le Rwanda est parti. Dans la hiérarchie des normes juridiques rwandaises, le droit international est positionné au second rang c’est-à-dire après la constitution. Il est dès lors regrettable que les Rwandais s’étiquettent Hutu, Tutsi ou Twa parce que son père est Hutu, Tutsi, Twa ou Hutu, Tutsi ou Twa pour les enfants issu des mariages entre un Rwandais étiqueté Hutu, Tutsi ou Twa avec une femme étrangère. Sonia Rolland se dit Tutsi parce que sa mère est Tutsi alors que son père est blanc, elle se serait étiquetée Hutu si son père était Hutu et sa mère blanche. L’urgence ne serait-il pas de corriger définitivement ces énormités propres au Rwanda et qui sont lourdes de conséquences à court, moyen et long terme et ce, quelles que soient les situations. C’est le rôle de partis politiques et nullement de paysans Rwandais. Ceux-ci suivent l’orientation tracée par les dirigeants des partis politiques. Il est regrettable que les professeurs des universités s’étiquettent Hut, Tutsi et Twa et qu’ils ne condamnent pas à haute voix la légalisation de la division des Rwandais en trois strates: Hutu, Tutsi et Twa ( préambule et article 50 de la constitution de 2003 révisée en 2015) par Kagame. Cette division légale est in fine un apartheid caractérisé ou la discrimination légale contre une partie des Rwandais, exclusivement en raison de ce qu’ils sont.

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