PROPRETE DES ROUTES ET ABSENCE DE SACHETS PLASTIQUES: CACHETTE D’UN RENARD DE CRUAUTE STALINIENNE ET DE FOURBERIES MUSSOLINIENNES

Se méfier de la souffrance des refugiés, tutsi, hutu …, peut avoir des conséquences irréparablement négatives sur un continent entier

Il aurait suffi au Haut-Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés, à la République ougandaise, aux organisations des droits de l’homme, à la Communauté internationale et à l’Etat Rwandais d’être moins méfiants envers le problème des réfugiés rwandais de l’ethnie tutsi des années 1959/62 et 1972/73 pour que l’Afrique soit épargnée des cruautés lui infligées aujourd’hui par la longue et impitoyable dictature du General Paul Kagamé au Rwanda où la liberté d’expression n’est permis qu’ à une seule personne(, ). Tout commence par une souffrance non méritée d’un enfant refugié à très bas âge, dans un pays étranger, sans assistance, sans écoute et sans espoir. Dès l’âge de trois ans, Kagamé endure, avec sa famille, les folies et cruautés des dictateurs Milton Obote et Idi Amin Dada(,,), et perd son père alors qu’il est encore très jeune. Des dizaines d’années durant, les réfugiés tutsi en Ouganda sont lamentablement ignorés et méprisés par l’Organisation des Nations Unis/HCR et par leur pays d’accueil qui est, curieusement, une république signataire des conventions internationales en rapport avec les réfugiés politiques. Ceci aura des répercussions sur le comportement de la personne adulte qui est aujourd’hui président de la république du Rwanda(), un tyran toujours prêt à faire souffrir et à verser du sang humain.

En 1981, sous l’influence de son compagnon d’enfance Fred Gisa Rwigema, Paul Kagamé rejoint la rébellion de Yoweri Kaguta Museveni, un tutsi-hima ougandais qui s’appuie sur les réfugiés tutsis résidant en Ouganda pour constituer son groupe armé et conquérir le pouvoir par force. Yoweri Museveni, Fred Rwigema et d’autres camarades mènent une guerre de cinq ans et marchent sur Kampala la capitale ougandaise en janvier 1986. Museveni devient président de la République tandis que le Tutsi Rwandais Fred Rwigema est élevé au plus haut rang de l’Armée Nationale de Résistance-NRA, Général Major, et est nommé Vice-Ministre de la Défense(). Le Major Kagamé prend la Direction de la Sureté Militaire, Department of Military Intelligence-DMI, il soumet citoyens et résidents de l’Ouganda aux tortures de tous genres, aux assassinats et aux exécutions sommaires partout dans le pays, ce qui lui vaut le surnom de « Pilato », par allusion au Gouverneur Romain Ponce Pilate qui, naguère, signa l’arrêt de mort de Jésus le nazaréen, Rois des Judéens.

Quatre ans seulement après la prise du pouvoir en Ouganda, le 1er Octobre 1990, le Général Fred Rwigema décide d’envahir le Rwanda avec une partie de l’armée ougandaise, pratiquement tous les tutsi de l’Armée ougandaise d’origine rwandaise, afin de résoudre définitivement le problème des réfugiés Tutsis condamnés à un exil éternel et alors que la ségrégation ethnique est officialisée au Rwanda sous le nom d’équilibre ethnique et régionale. Sans tarder, La France socialiste de François Mitterrand et la Belgique réagissent en envoyant quelques centaines de parachutistes ou troupes d’élite, officiellement pour mission de protection des ressortissants des pays désignés. Le Maréchal Mobutu du Zaïre soutient son ami Juvénal Habyarimana, Président du Rwanda, en lui lâchant 1,500 commando zaïrois qui participent à la guerre().

Au second jour de l’invasion, le Général Fred Rwigema meurt dans des circonstances qui n’ont jamais été clarifiées, et Paul Kagamé prend le bâton de commandement des troupes rebelles de l’armée patriotique rwandaise-APR, branche armée du front patriotique rwandais-FPR.

Le Pays devient une boucherie humaine et le peuple rwandais doublement génocidé

La boucherie commence par le massacre systématique, au sein des rangs de la rébellion même avant de prendre le pouvoir, de jeunes tutsi francophones qui n’avaient pas grandi en Ouganda comme Kagame, qui rejoignais gagnaient la foret croyant qu’il rejoignent un frère de même ethnie (Kagame) pour mener ensemble la lutte de sauver leur familles menacés d’extermination. Rien n’attirait plus rapidement la mort que le fait d’être francophone (grandi au Rwanda, Burundi ou Zaire, …) et avoir dépassé le cycle élémentaire (primaire). Les jeunes militaires francophones étaient tués au moyen de la douille d’une houe frappés sur la partie arrière de la tête et brisant l’os occipital en laissant la substance du cerveau jaillir et se répandre partout et se mélangeant avec la terre du milieu de l’abattoir humain. Pourquoi la houe? Des témoignages explique que Kagamé avait instruit qu’il ne fallait pas gaspiller les balles qui coutent cher sur ses imbéciles de francophones. Le monde n’a jamais connu cette pratique macabre de traiter les frères de sang et compagnons d’armes. Ceux qui avaient atteint le niveau d’Etudes Moyenne (niveau que le General Kagamé n’avait jamais dépassé) ou terminé le Bacc étaient écrasés dès leur premiers jours d’arrivée. Les quelques rares francophones qui survivaient étaient ceux qui mentaient qu’ils n’ont jamais dépassé le niveau élémentaire par exemple, ou qui étaient mystérieusement sauvé d’une façon ou d’une autre.

Ceux qui ont connu ces moments n’ont d’ailleurs pas été surpris par la décision égoïste et dictatoriale de Kagamé, après la prise du pouvoir, de bannir le français, langue parlé par plus de 96% juste parce qu’il ne le parle pas et parce qu’il ne le comprend pas, le remplaçant par l’anglais. Ici beaucoup d’africains et autres continue à applaudir cette décision minable en croyant que Kagamé ait refusé de parler le Français et qu’il ait banni pour des raisons nobles! Loin de là!

Au bout de quatre années de combats, l’APR s’empare de la capitale rwandaise, Kigali, dans le bain de sang du génocide des tutsi de l’intérieur, un génocide déclenché par la chute de l’avion transportant les présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi. Les deux présidents perdent la vie dans des circonstances obscures faisant toujours objet d’enquêtes internationales. Plus d’un analyste affirment que celui qui a abattu cet avion présidentiel est le vrai responsable du déclenchement du génocide au Rwanda. D’anciens membre de l’armée patriotique de Kagamé ont publiquement déclaré qu’ils détiennent des preuves incriminant Kagamé pour ce crime de terrorisme international(,) et, bien d’autres doigts pointent vers et sur lui comme la personne ayant commandité cette opération(,). Les Burundais ne mâchent pas les mots quand ils accusent ouvertement Kagamé d’avoir abattu l’avion qui transportait leur président() et menacent de demander justice. Cet acte ignoble attire beaucoup de malheurs pour les rwandais, car la chute de l’avion personnel du président Habyarimana, le Falcon 50, immatriculé 9XR-NN (cadeau de la France) dans la soirée du 6 avril 1994 est presque instantanément suivi de 100 jours de carnage d’un million de rwandais de l’ethnie Tutsi et quelques Hutu modérés.

Très rapidement les massacres des tutsi de l’intérieur du Rwanda sont qualifiés de « génocide » par l’ONU qui met en place, dans la résolution 955 du Conseil de Sécurité, un Tribunal Pénal International pour le Rwanda-TPIR dont le mandat est de poursuivre et juger les personnes présumées responsables d’actes de génocide, de crimes contre l’humanité et d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais présumés responsables de tels actes ou violations commis sur le territoire d’États voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994(). Cependant, selon les témoins oculaires et les rescapés des crimes à caractère génocidaire, il semblerait que loin des yeux des observateurs, et parallèlement au génocide des tutsi de l’intérieur, les troupes de l’APR dirigé par Paul Kagamé exterminent des centaines de milliers de l’ethnie hutu partout où elles passent, dans des tueries en masse qui ne s’arrêtent pas immédiatement après la prise du pouvoir par les forces du Général Kagamé. Un bon nombre de chercheurs, rapporteurs et ONGs ignorent toujours ou font toujours semblant d’ignorer ce double aspect de la tragédie rwandaise de 1994 pourtant largement évoqué dans les discussions et médias divers(). Un certain nombre d’anciens compagnons d’armes de Kagamé et d’anciens membres de son parti FPR ont publiquement confirmé ces allégations(), mais les puissances occidentales, l’ONU et les tribunaux internationaux compétents, préfèrent fermer totalement les yeux et garder silence quant au rôle de Kagamé dans ces horreurs(). Pendant que les rwandais de toutes ethnies sont broyés par la machine à tuer insatiable du régime de Kigali(), des citoyens espagnols, canadiens, britanniques, croate et autres soupçonnés de détenir des preuves irréfutables des crimes de Paul Kagamé deviennent incessamment dévorés par la même broyeuse des descendants d’Adam qui laisse rarement des traces de ses crimes(,). En plus de l’exécution sommaire des citoyens hutus en grand nombre dans plusieurs parties du pays, les assassinats continus des rescapés du génocide des tutsi de l’intérieur depuis 1994 et qui continuent aujourd’hui à un rythme inquiétant, toujours dans des circonstances jamais élucidées par les autorités rwandaises, suscitent des questions sans réponses et font penser à un agenda caché. Seule une naïveté infantile induirait à ne pas pressentir un lien entre cette tendance à se faire assassiner en grand nombre et le fait qu’un nombre important des membres des familles de rescapés du génocide des tutsi de l’intérieur se sont déjà brouillé avec le régime Kagamé, et étaient longtemps ou sont toujours vus comme des obstacles gênants. Les survivants du génocide sont gênants chaque fois qu’ils montrent qu’ils ne sont pas d’accord avec les « techniques » du FPR, qu’ils ont une influence quelconque dans leur milieu professionnel ou social (ouvrier, petit commerce, artistes, médecins, membre des services de sécurité, religieux, haute fonction d’état, …), qu’ils réussissent bien dans le monde des affaires, qu’ils souhaitent ou cherchent à comprendre en profondeur ce qui s’est réellement passé dans le génocide qui a emporté les leurs, ou quand ils sont jugés forts de caractère et très instruits(,,,). Kagamé préfère parmi eux les paysans non-instruits sans influence et ceux qui disent « oui » à toutes ses multiples manipulations, ou ceux qui ne posent et ne se posent aucune question concernant leur propre passé, leur présent ou leur futur, ayant en quelque sorte complètement perdu conscience de leur malheur.

Rescapés du génocide (tutsi et hutu) face au sentiment de culpabilité des occidentaux

Les communautés de rescapés, chacune de son propre génocide, victimes qui s’ignorent, sont les plus ciblés de tous les rwandais, alors que Kagamé le récupérateur tire profit de la situation

Les tutsi de l’intérieur et les hutu de l’intérieur sont les plus concernés par la boucherie du régime au pouvoir au Rwanda, même si parmi les premiers certains ont tardé à réaliser qu’ils ne font pas partie des favoris du régime-Kagame. D’un côté les gens pensent que les puissances occidentales soutiennent Kagamé sous l’effet contraignant d’un certain sentiment de culpabilité, et de l’autre ils poussent leur réflexion plus loin en se posant la question suivante: « de quel sentiment de culpabilité s’agit-il ? », et cette autre: « qu’est-ce que les deux communautés, tutsi rescapés et hutu rescapés, ont en commun devant les yeux de Kagamé et compagnie, qui ferait qu’elles soient toutes deux particulièrement gênantes? ». C’est au niveau de cette double interrogation que se trouve le nœud de presque tous les problèmes politiques au Rwanda présentement! Les hutu et les tutsi ayant grandi au Rwanda, réels rescapés chacun de son génocide qui n’a pas épargné l’autre, ont besoin de comprendre à fond ces questions afin d’ajuster leur relations mutuelles et devenir le vrai ferment du changement positif au pays. S’il est regrettable qu’un fossé relationnel se soit creusé entre les deux communautés rescapés des atrocités génocidaires suite à l’histoire tragique récente du pays, cela ne doit pas aveugler leur esprit au point d’ignorer qu’elles ont tout à gagner dans la recherche d’un terrain d’entente mutuelle, un processus qui leur permettrait de s’unir et de marcher ensemble dans la lutte pour leur propre survie, faute de quoi elles risquent toutes deux de périr par le même prédateur.

Et si les puissances occidentales éprouvent un quelconque sentiment de culpabilité qui les pousse à tolérer indéfiniment les actes de vols, barbaries et maladresses diplomatiques du régime actuel de Kigali, ce sentiment n’a certainement rien à faire avec les évènements tragiques de 1994 dont les rescapés de toutes ethnies subissent des tortures psychologiques et physiques graves depuis plus de vingt ans. Ce sentiment de culpabilité, s’il existe réellement, serait plutôt lié au fait que ces puissances ont utilisé, dans leur plan d’exploitation de l’Afrique, d’anciens refugiés jadis abandonnés par la communauté internationale dans leur misère de réfugiés sans droit à la vie dans les camps de réfugiés ou pas, principalement en Ouganda. Il s’agit des réfugiés tutsis des années 1959/1973. C’est donc du donnant-donnant, d’un jeu d’intérêt. C’est un deal négocié sans penser aux victimes et survivants des différents carnages et génocides de la région des grands lacs qui devaient survenir. Et c’est ici que l’on doit chercher le sens et l’explication du sentiment de culpabilité en question et non dans les évènements liés au génocide de 1994. Il faut remarquer que le fait de garantir l’impunité totale au régime de Kigali est tout simplement un moyen de réhabiliter les tutsi venus d’Uganda (surtout), eux qui, malgré la vie malheureuse passée en exil pendant des années, ont accepté très volontiers de servir les intérêts de ces superpuissances en sacrifiant jusqu’à la vie des membres de leur propre ethnie et de leurs propres familles. En donnant à Kagamé la permission de tuer en toute liberté et sans limites, en lui autorisant d’agresser et de piller les ressources des pays voisins sans poursuite, en lui laissant la liberté de s’approprier ce qui est dû au peuple rwandais, en soutenant ses actes criminels envers les réfugiés rwandais partout dans le monde, et en remplissant toujours ses poches de millions voire des milliards de dollars vingt ans et plus durant sans y associer des conditions stricts visant à lui faire respecter les droits humains, ces puissances mondiales ne font que s’acquitter de leur dette morale envers les tutsi venus d’Ouganda. C’est une sorte de récompense pour un travail accompli avec succès au sein de toute une partie de l’Afrique, très riche en ressources naturelles. Présentement et depuis quelques temps, ces occidentaux et leurs serviteurs sont occupés à récolter le fruit des malheurs causés aux peuples de la région des grands lacs, et au vrai dire, le sort des rescapés du génocide de 1994 et plus, tutsi et hutu confondus, ne compte pas encore parmi leurs moindres soucis. Ces deux communautés de rescapés semblent avoir été vendues dans les « warlordisms » qui font rage au sein de cette région des Grands Lacs africains, au profit des gendarmes du monde et, dans une moindre mesure, de leurs serviteurs locaux. Ces deux communautés de rescapés vivent sans doute une seule et même réalité sous bien d’aspects sans le savoir, et toute tendance à se monter ou à se laisser monter l’une contre l’autre ne ferait que favoriser leur propre extinction sinon la déperdition de leurs chances à revivre dans leur commun pays en harmonie avec tous les rwandais. Les tutsi et hutu du Rwanda (rescapés de nombreuses tueries en masse au Rwanda et ailleurs) doivent comprendre que ça ne leur servira jamais à rien de continuer à crier haut et à pleurer jour et nuit, sans mobiliser les moyens de se défendre contre les manipulations et brutalités du régime en place, dans l’espoir que la Communauté Internationale finira un jour par leur venir en aide et les sauver de la main de leur dictateur et oppresseur impitoyable, ou que le dictateur finira par changer d’avis à cause de beaucoup de larmes! Cela revient à oublier que la liberté ne s’offre jamais sur un plateau doré. Jamais un esclave n’a été affranchi parce qu’il a beaucoup pleuré! L’opprimé déterminé se lève, se bat, résiste et laisse la peur de côté, et dit audacieusement NON! Il apprend à dire à son oppresseur ce qu’il pense et n’hésite pas à dire NON et STOP! Il ne faut pas se faire beaucoup d’illusions: la Communauté Internationale ne viendra jamais au secours d’un mouton qui se laisse malmener, qui se laisse égorger sans résistance, et qui, parfois, applaudit son bourreau juste avant d’être exécuté! Jamais dans l’histoire un grand dictateur ou tyran sanguinaire n’a succombé aux larmes et cris de ceux-là même qu’il fait souffrir! C’est plutôt du grand plaisir pour lui d’apprendre que ses méthodes de semer la terreur et de soumettre le peuple à la souffrance intense fonctionnent bien! La vérité est que la Communauté Internationale ne pourra s’aligner du côté de l’opprimé que quand elle réalisera que ce dernier n’est plus naïf et est décidé à en finir avec l’oppression et toutes ses causes immédiates, qu’il veut absolument être affranchi et respecté et rien d’autre, prêt à anéantir totalement la puissance de son oppresseur sous toutes ses formes: selon les deux proverbes rwandais suivant, Umuntu Arigira Yakwibura Agapfa et Akimuhana Kaza Imvura Ihise!, nous apprenons que l’assistance qui doit venir d’ailleurs ou d’autrui arrive trop tard ou n’arrive jamais.

Deux poids et Deux Mesures

Depuis sa création, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, le TPIR, poursuit exclusivement les criminels présumés du génocide contre les tutsi et laissent de côté les responsables de tous les autres crimes graves et actes de génocide. Parmi les suspects de l’extermination des citoyens de l’ethnie hutu compte Paul Kagamé lui-même et sa clique au pouvoir(). Depuis juillet 1994, le régime de Kigali se distingue par les exécutions extrajudiciaires des journalistes, assassinats des politiciens et étranglement des dissidents qu’ils soient au pays ou à l’étranger. Au-delà des frontières rwandaises, semble-t-il, Kagamé ne recule devant rien et décime les réfugiés hutu rwandais au Zaïre/RDC, ce qui conduit les experts des Nations Unies à affirmer que les crimes commis par les troupes de Kagamé au Zaïre/RDC pourraient être qualifiés de « génocide » une fois prouvés devant un tribunal compétent(,). Selon les déclarations des rescapés et des témoins oculaires anciens membres de l’armée de Kagamé ou anciens cadres de son parti au pouvoir, le génocide commis contre les hutus du Rwanda serait multiple: déjà avant l’invasion du Zaïre et parallèlement au génocide des tutsi de l’intérieur Kagamé et son mouvement commettent des massacres qualifiables de « génocide » dans le sens onusien du terme génocide, puis il y a ce que l’on a appelé «Intambara yo Guhangana n’Abacengezi» ou «Counter-Insurgency Operations», un véritable carnage à caractère génocidaire de toute une communauté hutu, et enfin lors des différentes invasions du Zaïre/RDC, Kagamé et ses hommes commettent beaucoup d’autres actes de génocide entre 1996 et 2003(). Quand la suisse Carla Del Ponte, Procureure Générale du TPIR entre 1999 et 2003, s’apprête à poursuivre les crimes graves commis par Kagamé, elle bute contre le manque de coopération du gouvernement rwandais et apprend avec surprise que son contrat ne sera jamais renouvelé par le Conseil de Sécurité de l’ONU(). Elle est remplacée par le gambien Hassan Jallo, qui ne s’aventure pas sur le chantier des massacres des hutus, devenant ainsi un protecteur incontestable du président Kagamé contre la justice internationale. En février 2008, le juge espagnol Andreu Merelles délivre 40 mandats d’arrêt internationaux contre les haut gradés de Paul Kagamé pour actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et terrorisme commis au Rwanda et en RDC entre 1990 et 2002().

Violence, terreur, mensonge et absence de liberté de l’information au Rwanda

Depuis 1994 plusieurs dizaines de journalistes ont été assassinés, d’autres condamnés abusivement à de longues peines de prison, forcés à l’exil ou torturés par les services de sécurité du pays. Aucun journaliste indépendant ne vit de sa profession au pays des mille collines à l’heure actuelle. Multiples anciens ministres, officiers de l’armée, de la gendarmerie ou de la police nationale, députés, sénateurs, juristes, avocats, médecins, ingénieurs, … et autres citoyens, sont assassinés par les services de sécurité ou vivent en exil. A présent, le Rwanda est l’un des 19 pays les plus prédateurs du droit d’expression au monde d’après le classement de Reporters sans Frontières de 2016 pour la liberté de l’Information qui range le Rwanda à la honteuse 161e place sur 180 pays(). Selon le journaliste américain Anjan Sundaram, dans son livre « Bad News-The Last Journalists in a Dictatorship » publié en janvier 2016(), l’oppression et la suppression des droits d’expression sous le règne de Paul Kagamé ont atteint des niveaux hors normes, dépassant les limites de l’imagination humaine(), et la fin de son pouvoir pourrait s’accompagner d’une grande effusion de sang comme c’est toujours le cas pour les tyrans de sa classe(). En fin de compte, il y a lieu de dire que la différence entre Paul Kagamé, Joseph Staline et Mussolini, résiderait plus dans l’étendue du territoire ainsi que dans les muscles financiers et militaires des systèmes sous leur contrôle que dans le degré de cruauté et d’imposture().

Par Mirabyo Mendez,

le 30 juin 2016

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