Judi Rever présente son livre « Rwanda, l’Eloge du sang »

Judi Rever présente son livre « Rwanda, l’Eloge du sang » (Ed. Max Milo) qui vient de paraître en France et qui décrypte le génocide rwandais dans toute sa complexité, revenant sur le récit officiel édulcoré.

1 COMMENT

  1. Ironie du sort est que les danses des délateurs du FPR dans les rues de Paris sous la houlette d’Ibuka-France contre Judi Rever ont été et sont inopérantes.
    Ils ont colporté à grande échelle les infamies dans les médias français contre cette Journaliste.
    Résultat: son livre a été publié par un éditeur qui a refusé de s’incliner devant les maîtres chanteurs et charognards en tout genre opérant en France pour le compte du gouvernement rwandais.
    Les Rwandais ont bien lu la lettre misérable et pitoyable du Président Français, E.Macron adressée au Président Kagame lors de la prétendue commémoration du génocide dit des Tutsi le 7 avril 2020.
    Dans cette lettre, le Président Français dit sans vergogne la qualité de Tutsi est génétique. Il a promis à Kagame que la France soutiendra les Tutsi, victimes du génocide, et leur descendance.
    Le Président Français est continuateur de Monseigneur Léon Classe, l’inventeur de la race tutsi au Rwanda et de la supériorité des Tutsi sur les Hutu et ce, dans tous les domaines.
    Le livre de Judi Rever sera par des milliers de Rwandais et étrangers. Ils se feront une opinion sur les assertions de celle-ci.
    L’intérêt de ce livre, interdit ici au Rwanda, est que son auteur déconstruit littéralement le discours officiel du maître du Rwanda qui a été retenue pour les Saintes Ecritures par les ignorants étrangers relativement aux crimes qui ont été commis dans notre pays. Judi Rever apporte un regard niveaux sur ceux-ci même si certaines de ses affirmations sont parcellaires et approximatives.
    La raison est qu’elle a une vue exogène sur les évènements qui ont endeuillés notre pays. Par exemple, elle reconnaît que les massacres contre les Tutsi sont constitutifs de génocide.
    Or, celui-ci est clairement défini par notre droit interne et le droit international. Dans le droit interne rwandais, un crime est constitutif de génocide si sa commission a été planifié par un groupe de personnes, détentrices d’un pouvoir étatique. La planification du crime est consubstantielle au génocide. Il s’ensuit qu’il ne peut y avoir génocide sans planification de la commission du crime constitutif de celui-ci, en l’espèce par un groupe de dirigeants rwandais d’alors.
    Tout homme honnête et de bon sens élémentaire reconnait que la planification d’un crime est en tout état de cause antérieure à sa commission, soit avant le 7 avril 1994. Ce qui signifie logiquement que les auteurs de cette planification sont les membres des gouvernements Nsengiyaremye Dismas et Uwilingiyimana Agathe et qu’elle a été exécutée par les membres du gouvernement Kambanda Jean mis en place le 8 avril 1994, soit deux jours après le début officiel des massacres contre les Rwandais dont les Tutsi.
    Le même Judi Rever qui reconnait le génocide dit des Batutsi affirme que les jeunesses des partis politiques rwandais dont les Interahamwe ont été infiltrés par des milliers des soldat en civil et des civils du FPR et que ces infiltrés ont participé directement aux massacres de masse contre les Tutsi.
    Si les massacres contre les Tutsi sont constitutifs de génocide, les soldats et civils tutsi du FPR ont dès lors commis le génocide contre les Tutsi. Les Tutsi ont donc génocidé des Tutsi.
    Dans le livre de Judi Rever comme dans les déclarations de certains rwandais, dirigeants des partis politiques dits d’opposition, ces incohérences sont gommées ou omises quant à leur précision explicative détaillée.
    Sur la participation directes des infiltrés du FPR aux massacres des Tutsi, Judi Rever n’a rien apporté de nouveau car Tito Rutaremara, dirigeant de premier plan, historique du FPR et oligarque du régime Kagame a confirmé en détail, à la radio-télévision rwandaise, l’existence des milliers d’infiltrés du FPR dans les jeunesses des partis politiques dont Interahamwe en particulier et les partis politiques d’une part et leur mission d’autre part.
    Néanmoins, les assertions de Judi Rever présentent un intérêt certain pour certains rwandaise et étrangers. En effet, elles sont écrites en anglais et en français et conséquemment accessibles aux jeunes Rwandais nés après 1994 évalués à des millions et étrangers anglophones et francophones.
    Au vu de l’ensemble des faits établis, il est hasardeux de soutenir que certains Tutsi à savoir les infiltrés du FPR ci-dessus indiqués ont participé aux massacres de masse contre les Tutsi mais que ces crimes commis par eux ne sont pas constitutifs de génocide et que seuls les mêmes crimes commis par certains Hutu, soit les membres des jeunesses des partis politiques que sont Inkoba du MDR, Abakombozi du PSD, Interahamwe du MRNDD, Jeunesse du PL et Impuzamugambi de la CDR qui, au surplus ont définitivement cessé d’exister à partir du 7 avril 1994, sont constitutifs de génocide.
    Un autre élément qui n’a pas été évoqué par Judi Rever est le caractère international de la guerre contre le Rwanda.
    Dans celle-ci il y avait un élément d’extranéité qui caractérise le caractère international d’une guerre à savoir les interventions des armées ougandaise via le Nord du Rwanda, burundaise via le sud du Rwanda et tanzanienne via l’Est du Rwanda.
    Ces faits sont de notoriété publique. Ces soldats en particulier les soldats burundais ont commis des massacres de masse contre les Tutsi et les Hutu de la Préfecture de Butare. Ils ont pillé l’université nationale, l’hôpital universitaire de Butare et les magasins de la ville de Butare. Le chef d’Etat major actuel de l’armée de Kagame, Kazura Jean Bosco est l’un des criminels notoires qui a à son actif des milliers de cadavres Hutu et Tutsi rwandais. Quant aux armées tanzanienne et mercenaires érythréens, éthiopiens, burkinabais et autres ont massacré indifféremment des Hutu, des Tutsi et des Twa à l’est du Rwanda. Pour eux, le FPR avaient fait évacuer les Tutsi et ceux qui sont restés étaient des Hutu qu’ils fallait massacrer sans distinction d’âge et de sexe.
    Les crimes qui ont été commis par les soldats étrangers et mercenaires contre les Tutsi Rwandais ont été gommés, alors que les interventions des armées étrangères dans la guerre contre le Rwanda et les crimes que leurs soldats ont commis permettent de soutenir que les crimes qui ont été commis contre les Tutsi sont ou ne sont pas constitutif de génocide.
    Le livre de Judi Rever est un livre qui peut ou pourra servir d’expertise dans les procès contre les Hutu Rwandais résidant à l’étranger, accusés de génocide contre les Tutsi ou de minimisation ou négation de celui-ci.
    Il faut espérer dans les Affaires en cours devant les tribunaux français contre certains Hutu Rwandais, les juges en l’occurrence les procureurs de Paris liront ce livre. Cela leur évitera de rendre des jugements truffés d’inepties qui n’honorent pas les juges et juristes français.
    Il en est de même de certains professeurs en France dont Professeur Vincent Duclert qui a été désigné par Macron pour présider la Commission Rwanda dont aucun Rwanda ne comprend sa raison d’être. Une bonne lecture l’évitera de proférer des affirmations incohérentes, émotionnelles, subjectives, parcellaires, erronées et contradictoires qui témoignent sa méconnaissance du fond et de la forme du drame rwandais.
    Enfin, les avocats de la défense, pour éviter de bégayer à la barre, il faudra qu’ils lisent ce livre. Dans toutes les Affaires contre les Hutu Rwandais, les procureurs de Paris ont excipé de la planification du génocide dit des Tutsi. Or, aucun avocat de la défense n’a demandé à l’accusateur de prouver l’existence des auteurs de cette planification et préciser leurs noms, la date et le lieu, le lien entre les gouvernements Nsengiyaremye et Uwilingiyimana qui dirigeaient effectivement le Rwanda avec le FPR du 2 avril 1992 au 6 avril 1994 et le gouvernement Kambanda mis en place le 8 avril 1994, soit deux après le début des massacres de masse car le planification est nécessairement antérieure à la commission du crime, surtout un crime d’une extrême gravité qu’est le génocide.
    Aussi, ils n’ont pas excipé de la place du Directeur Général du Service de renseignement intérieur, Iyamuremye Augustin, membre notoire du FPR et actuellement numéro deux du régime Kagame, dans l’architecture administrative et décisionnelle de l’Etat Rwandais d’alors.
    Les crimes qui ont été commis notoirement par les infiltrés ci-dessus évoqués n’ont pas également été invoqués par les avocats de la défense alors qu’il existe une littérature abondante sur ce point précis et des témoins oculaires dont les enfants soldats du FPR à l’époque des faits qui résident en France en l’occurrence.
    Bref, ce livre leur permettra de connaitre quelque peu le fond et la forme du drame rwandais et/ou d’être proactif. J’invite les Rwandais, peu importe leurs opinions politiques, de lire ce livre. Cela permettra à certains d’entre eux de proférer des inepties ou de ne pas être traités pour des zébus par Kagame ou avaler les galimatias officiels de celui-ci, colportés à grande échelle par les employés de son gouvernement opérant à l’étranger dont Ibuka-France, Gauthier Alain et autres excroissances de son régime. Lisez et lisez. Vous connaitrez ensuite la Vérité. C’est cette Vérité que Judi Rever a entendu porter à la connaissance des Rwandais. La Vérité blesse celui qui n’est pas en état de l’affronter tout droit et opte pour la fuite en avant ou d’agir par la terreur contre ceux qui lui opposent cette première.

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