Après la cérémonie d’inauguration du Président Paul Kagame qui s’est déroulée le dimanche 11 août 2024, NTAGANDA Bernard, président fondateur du Parti Social Imberakuri, a publié un communiqué de presse critiquant l’état actuel de la présidence rwandaise. Le communiqué, intitulé « L’Étoile du Général Paul Kagame, Président de la République Rwandaise, a Pâli dans les Pays Voisins et dans les Grandes Nations, » évoque un changement perçu dans l’influence de Kagame sur la scène internationale.
La cérémonie, marquant le début du quatrième mandat de Paul Kagame, a eu lieu dans un contexte tendu suite à l’élection présidentielle du 15 juillet 2024. Ces élections ont été contestées et critiquées, conduisant à un événement d’intronisation moins prestigieux qu’espéré. Contrairement aux attentes de somptueuses célébrations avec la participation de nombreux chefs d’État et dignitaires internationaux, la cérémonie a souffert d’un manque de participation de dirigeants des pays voisins et des grandes puissances.
NTAGANDA Bernard, dans son communiqué, note que cet isolement international marque un recul de la position dominante que Kagame occupait autrefois sur la scène mondiale. Cette absence notable de soutien diplomatique met en lumière les défis politiques et diplomatiques auxquels le Rwanda est confronté. Bernard critique la décision de Kagame de se présenter face à des candidats qu’il qualifie de « poids mouche » lors des récentes élections, soulignant que cette stratégie pourrait s’avérer être une erreur politique et stratégique.
La critique s’étend au-delà de la politique intérieure pour englober les nombreux défis économiques, sociaux, sécuritaires et diplomatiques que le Rwanda affronte. Bernard appelle à un changement de cap urgent pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation nationale. Il suggère que Kagame devrait envisager une ouverture politique et démocratique en formant un gouvernement de coalition avec une opposition légitime et indépendante. Selon lui, cette approche serait le seul moyen de stabiliser le pays et de rétablir sa position sur la scène internationale.
En conclusion, la cérémonie d’inauguration de Kagame soulève des questions cruciales sur l’avenir de sa présidence et du Rwanda. Alors que certains y voient le « chant du cygne » de son régime, d’autres espèrent que cela pourrait être une opportunité pour un nouveau départ, marqué par une gouvernance plus inclusive et démocratique. Le temps dira si Kagame saura répondre à ces défis et redéfinir son leadership à l’échelle nationale et internationale.


























































