Diplomatie: A Kigali, l’Ambassadeur de Belgique réprimandé-A Paris, le Chef militaire hausse le ton

La diplomatie de l’intimidation et du chantage pratiquée par le FPR qui gouverne le Rwanda voici déjà 27 ans semblait sans limite. Ses crimes ne seront couverts indéfiniment.

Une diplomatie va-t-en-guerre finit par lasser les partenaires. La nouvelle génération des dirigeants occidentaux ne se ressentiront ni coupables, ni redevables vis-à-vis des instruments de chantage et d’intimidation du FPR.

L’Ambassadeur Jean Marie Vianney Ndagijimana, se sert de l’expérience tirée de sa longue carrière de diplomate pour décortiquer la diplomatie du FPR au travers des faits récents.

1 COMMENT

  1. L’Affaire belgo-rwandaise a suscité des commentaires de la part de certains Rwandais.
    La Belgique s’est toujours écrasée devant les caprices et méfaits de Kagame et consorts.
    Les raisons sont limpides et logiques.
    1/ Le 01/10/1990, le FPR issu de l’armée ougandaise; Il s’agissait juridiquement d’une agression caractérisée de l’Etat Ougandais contre le Rwanda et conséquemment d’une guerre international car il y’avait un élément d’extranéité. Le Rwanda était fondé à exercer son droit de légitime défense prévu non seulement les lois rwandaise mais également par le droit international.
    Pour la protection des Rwandais, le Rwanda avait commandé et acheté des armes auprès de l’Etat Belge. La Belgique avait la stricte obligation de livrer les produits à savoir les armes commandés et payés par l’Etat Rwandais. Que s’est-il passé? La Belgique a refusé de livrer les armes pourtant payées par le Rwanda pour assurer la sécurité des Rwandais et assurer sa défense contre les soldats ougandais regroupés au sein d’une organisation dénommée FPR, le tout sans conséquence aucune. Cet agissement de la Belgique constituait un acte portant gravement atteinte à l’intérêt général rwandais et qui, par conséquence ne pouvait rester sans réponse idoine de l’Etat Rwandais au travers de ses dirigeants. Résultat: inaction des dirigeants rwandais nonobstant les menaces graves encourues par le Rwanda.
    2/ Après la prise du pouvoir par la force par le FPR, le Belgique a livré ces armes à l’Etat Rwandais.
    3/ Les soldats belges ont été intégrés dans la MINUAR. Leurs agissements au mépris des règles relativement à leurs missions contre les Rwandais dits Hutu prouvent à suffisance les liens étroits entre le FPR et la Belgique.
    4/ Le 6 avril 1994, à l’heure où l’avion du Président Habyarimana a été abattu, il y avait derrière cet avion un avion espion belge équipé de système anti-missile. Cet avion a nécessairement vu le lien du tir de missiles qui ont abattu l’avion du Président Rwandais. Après l’attentat contre cet avion, l’avion espion belge a rebroussé chemin pour aller atterrir à Naïrobi au Kenyan. Il y avait également un avion militaire plein de para-commandos. Pour le détail, les Rwandais intéressés peuvent lire le rapport de la Commission du Sénat Belge sur le Rwanda, plus précisément les déclarations directes du commandant pilote de cet avion espion devant les Sénateurs belges mais en ont fait fi. C’est un fait établi. Il s’ensuit que la Belgique sait pertinemment le lieu où les missiles ont été tirés contre l’avion du Président Habyarimana.
    5/ Après l’attentat, les soldats rwandais ont bouclé la zone de sorte que les passagers de tout véhicule devaient décliner leur identité. Il s’avère qu’un véhicule venu de Ndera et conduit par les blancs a refusé de s’arrêter et décliner leurs identités. Ils ont tenté de fuir. Ils ont été abattus. Après vérification de leurs habits et leurs documents, il s’agit de soldats belges. Preuve: un soldat Français de l’Opération Turquoise dénommé Guillaume Ancel, notoirement connu des internautes, a vu un jeune rwandais qui portait un gilet portant le nom d’un soldat belge. Selon les dires exprès de Guillaume Ancel, il a connu ce soldat belges en Allemagne où il était allée pour s’entrainer au tir d’un nouveau missile franco-allemand. Ce Belge était donc un soldat belge. Furieux, Ancel, officier français, a ordonné l’exécution sommaire de ce jeune rwandais non armé. Guillaume s’est venté d’avoir exécuté un Rwandais non armé, le tout en toute impunité. Les Rwandais qui étaient dans la zone de l’Opération Turquoise présents lors de l’exécution de ce Rwandais par un soldat français peuvent en faire part au Père Nahimana Thomas, écouté par tous les Rwandais et sur tous les continents. Les déclarations publiques de Guillaume Ancel sont limpides. Il s’ensuit que les soldats belges ont participé aux tirs des missiles contre l’avion du Président Habyarimana.
    La conséquence ce méfait est clair, la Belgique a peur que Kagame ne déballe ses méfaits contre le Président Habyarimana et le Rwanda. C’est pourquoi elle s’écrase devant le mépris, les caprices et les chantages de Kagame à son endroit.
    6/ Ce sont les soldats belges de la MINUAR qui ont détruit la RTLM. Rapatriés dans leur pays sur décision de Kagame, les soldats belges ont laissé leur arsenal militaire au FPR. Le service de renseignement belge opérait en étroite collaboration avec la DMI plus précisément avec Nyamwasa et Kayonga. Certains hauts fonctionnaires rwandais dont notamment Nsanzuwera François-Xavier, procureur de Kigali, était informateur du service de renseignement belge. Celui-ci lui avait fourni un appareil de communication nouvelle génération. Des assassinats des dirigeants des partis politiques dont Gapyisi, Gatabazi et Bucyana d’une part des fonctionnaires rwandais d’autre part sont un fait établi. Or, les Rwandais ont pu constaté qu’aucune enquête n’a été diligentée par le Procureur Nsanzuwera F-X. C’est en raison de son lieu avec le FPR et le service de renseignement belge que celui-ci n’a sciemment pas agi pout trouver et juger les assassins des Rwandais. La poste de Procureur de Kigali était un poste stratégique. Si Habyarimana était anti-Tutsi et ségrégationniste comme Nsanzuwera F-X a osé le dire sur une télévision belge, celui-ci n’a pas expliqué comment lui, un Tutsi, a-t-il été positionné à ce poste par un Président anti-tutsi et ségrégationniste? De même force est constater que d’octobre 1990 à avril 1994, aucun des grands financiers du FPR n’a été inquiété par le gouvernement Habyarimana. De même , il n’a été judiciairement actionné par Nsanzuwera F-X procureur de Kigali alors que leurs agissements étaient constitutif d’un crime contre l’Etat. Il n’a jamais répondu aux questions posées par certains Rwandais sur son inaction ainsi qu’à son nomination au poste stratégique de procureur de Kigali par un ségrégationniste et anti-Tutsi qu’était Président Habyarimana.
    7/ Dans le même esprit, s’est un fait établi que les soldats du FPR ont assassiné plusieurs citoyens belges dont le directrice de l’Ecole des filles de Muramba, Griet Bosmans dans la nuit du 27 au 28 avril 1997. Aucune enquête, aucune réaction de quelque nature quoi que ce soit de la Belgique.
    Toute tentative d’action judiciaire du procureur belge pour corriger ce déni de justice est suivie de chantages et insanités en tous genres de la part de Kagame et les siens. La Belgique s’écrase. In fine, la Belgique a commis un déni de justice à l’endroit de ses propres citoyens, le tout au mépris de ses propres lois. Aussi, force est de constater le silence de tombeau des médias et des pseudos défenseurs des droits de l’homme belge. Pour ne pas être mouillée par Kagame et les siens, Kagame a demandé à et obtenu de la Belgique que ses juges du parquet et du siège soient au service du FPR contre les Hutu listés résidant en Belgique. Pour la Belgique, les Tutsi méritent plus de compassion et de justice que les victimes belges. Ce sera toujours ainsi aussi longtemps que Kagame et les siens seront au pouvoir au Rwanda. La disparition de Kagame n’a aucun effet sur les chantages, infamies et caprices contre la Belgique. Sur l’Affaire Rusasabagina, les Rwandais qui ont lu les déclarations de certaines autorités belges ont pu constaté leur ambiguïté et contradictions. Le kidnapping de Rusesabagina par la gestapo ou la DMI et la police politique ou RIB est un fait établi et conséquemment insusceptibles d’interprétation. Il constitue une violation manifeste non seulement des lois rwandaises mais également des lois belges. La réaction aurait été logiquement la suivante si Rusesabagina est effectivement citoyen belge qui a des droits et obligations envers son pays, la Belgique: sous peine de sanctions, demandé à la clique qui est au sommet de l’Etat Rwandais, la libération pure et simple de son citoyen, à savoir Rusesabagina. Qu’a-t-il elle fait? Rien. L’4affaire Rusesabagina est l’heure de vérité relativement aux liens étroits entre le clan Kagame et la Belgique. Celle-ci est ligotée par ce premier. Peut-elle s’en sortir sans que ces méfaits ne soient verséS à la place publique ou sans qu’elle ne soit démasqué quant son implication directe dans la tragédie rwandaise

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