Présidentielle Rwandaise : Mpayimana commence sa campagne modestement

Le candidat indépendant à la présidence, Mpayimana Philippe, a lancé sa campagne électorale dans le district de Kirehe, en déclarant aux citoyens qu’il ne vise pas à vaincre Kagame mais à gagner les élections.

Il a fait cette déclaration ce samedi 22 juin 2024, lorsqu’il a officiellement débuté sa campagne pour la présidence. Les événements ont commencé sur le terrain de football de Munini, situé dans le village de Munini, secteur de Mahama, district de Kirehe.

Mpayimana devait arriver à 10h00, mais il est finalement arrivé à 13h00, accompagné de sa famille, dont sa femme et ses deux enfants. À son arrivée, il a été accueilli par le vice-maire en charge du développement économique de Kirehe, Nzirabatinya Modeste.

Le matin, lorsque les organisateurs de la campagne sont arrivés sur place, il n’y avait pas de citoyens présents. Jusqu’à 12h30, aucun citoyen n’était arrivé. Cependant, lorsque le candidat est finalement arrivé, quelques citoyens se sont rassemblés, principalement des personnes semblant vivre dans des conditions modestes, ainsi que des enfants curieux.

Dès qu’il a pris la parole, Mpayimana a demandé aux participants d’observer une minute de silence en mémoire des victimes du génocide des Tutsis de 1994. Après cette minute, il a remercié les Inkotanyi pour avoir mis fin au génocide et libéré le pays, apportant ainsi la sécurité.

Mpayimana a ensuite présenté les 50 mesures qu’il compte mettre en place pour développer le pays s’il est élu. Parmi elles, il prévoit de réduire le nombre de structures administratives redondantes pour diminuer les dépenses publiques. En agriculture, il veut prioriser la production agricole avant la construction de logements.

Il a promis d’améliorer l’alimentation des Rwandais et de renforcer la production animale. Mpayimana souhaite également que les ambassades deviennent des centres de dialogue pour les Rwandais vivant à l’étranger, y compris ceux qualifiés de dissidents, afin de contribuer positivement au pays.

Il s’est engagé à augmenter le nombre d’emplois en favorisant le travail de courtage professionnel et à développer le tourisme tout en réduisant les taux d’intérêt des banques. Une autre de ses propositions applaudies par le public est de transformer la tenure foncière en propriété privée, permettant aux citoyens de payer des taxes foncières sans louer leurs terres.

Mpayimana a exprimé son souhait que l’ensemble de l’Afrique adopte la démarche du Rwanda de trouver des solutions internes à ses problèmes. Il a également suggéré que les diplômés de l’enseignement secondaire reçoivent une formation militaire de six mois, avec la possibilité de poursuivre dans cette voie pour ceux qui le souhaitent.

Il a réitéré que son objectif dans cette élection n’est pas de rivaliser avec Kagame, mais de remporter les élections. « Je ne cherche pas à battre Kagame, non, je veux gagner les élections. Sur le terrain, chacun connaît les compétences de l’autre. »

Les habitants ont eu l’opportunité de poser des questions. Spéciose Munderere a demandé ce que Mpayimana apportait de nouveau, en soulignant que le gouvernement actuel a déjà réalisé de nombreux progrès, comme l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à la sécurité, et bien plus encore. « Je veux savoir ce que vous apportez de plus que ce que Kagame nous a donné, quelque chose de si nouveau qu’on pourrait dire que ça nous transforme. »

Jean Pierre Nkundimana a interrogé Mpayimana sur ses plans pour améliorer le système d’assurance maladie, expliquant que le système actuel ne couvre pas suffisamment les frais médicaux dans les hôpitaux principaux, laissant les citoyens payer de nombreux médicaments de leur poche.

Mpayimana a répondu qu’avant de commencer sa campagne, son équipe a examiné les réalisations actuelles et a conçu de nouvelles idées pour continuer à améliorer la vie des Rwandais. Concernant l’assurance maladie, il a proposé de créer un fonds d’assurance qui aidera les citoyens à augmenter leurs contributions, facilitant ainsi l’accès aux soins médicaux sans être accablés par les coûts des médicaments.