Déclaration urgente sur la disparition d’Abayisenga Venant et de soutien à ceux qui dénoncent le racisme et les discriminations dans le monde

Venant Abayisenga

Paris 08 juin 2020

Au moment où, à la suite du meurtre de George Floyd par la police de Minneapolis aux USA, le monde condamne unanimement le racisme, les discriminations et les violences systémiques commises par les services de police aux USA et dans plusieurs pays, les enlèvements et disparitions d’opposants politiques au Rwanda continuent. 

L’ODHR a appris que Venant Abayisenga, membre du Parti d’opposition DALFA-Umurinzi créé par Mme Victoire Ingabire au Rwanda est porté disparu samedi le 06 juin 2020 vers 16H00. Cette pratique des services de police rwandais régulièrement condamnée par les partis d’opposition, les organisations de défense des droits de l’homme et les médias est restée impunie depuis la prise du pouvoir par le FPR en 1994. Depuis sa mise en liberté en janvier 2020, Venant Abayisenga vivait chez Mme Ingabire Victoire.

L’ODHR craint pour la vie de Venant Abayisenga parce que les actes de disparitions au Rwanda sont le fait des services de sécurités que sont l’armée, la police et les services de renseignement. 

Les personnes enlevées dans de telles conditions sont torturées, pendues dans les cellules de police, retrouvées mortes dans des circonstances atroces ou leurs traces ne sont jamais retrouvées. Les quelques cas récents en disent beaucoup sur les violations des droits de l’homme dans ce pays cité comme exemple de développement en Afrique. Il s’agit de Kizito Mihigo (musicien chanteur et militant pour la paix) arrêté et retrouvé pendu dans une station de police en février 2020, Maitre Mutunzi Donat (avocat) disparu et retrouvé pendu dans une station de police avril 2018, Anselme Mutuyimana (membre du FDU-Inkingi) arrêté par la police et retrouvé mort dans une forêt en mars 2019, Mme Iragena Illuminée (membre du FDU-Inkingi) disparue en mars 2016 et jamais retrouvée, Twagirimana Boniface (Vice -président du parti FDU-Inkingi) enlevé de la prison en octobre 2018 et jamais retrouvé,  André Kagwa Rwisereka, vice-président du Parti Démocratique  Vert, disparu et retrouvé décapité dans un marais le 14 juillet 2010 quelques semaines avant les élections présidentielles. Tous ces crimes sont restés impunis.  

L’ODHR dénonce les disparitions et les violences faites par la police et par les services de sécurités rwandais ainsi que l’impunité dont ils bénéficient.  

L’ODHR alerte la population rwandaise et la communauté internationale sur ces pratiques pour que les autorités rwandaises prennent leurs responsabilités, arrêtent ces disparitions et jugent les auteurs de ces crimes. 

L’ODHR apporte son soutien à tous ceux qui dénoncent le racisme, les discriminations de toutes sortes, les violences policières et leur impunité aux USA et ailleurs dans le monde, en particulier au Rwanda.  

Pour l’ODHR

MUNYANDILIKIRWA Laurent 

Président

6 COMMENTS

  1. Les Rwandais ont entendu parle du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et de la Commission des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies.
    Les infomations glanées sur le site internet de cet organe de l’ONU, précisent les missions du HCDH.
    « Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) a pour mandat de promouvoir et protéger la jouissance et l’application par toutes les personnes de tous les droits proclamés par la Charte des Nations Unies et dans les lois et traités internationaux sur les droits de l’homme. Le travail du HCDH repose sur le mandat que l’Assemblée générale lui a confié dans sa résolution 48/141, la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les instruments ultérieurs sur les droits de l’homme. La Déclaration de Vienne et le Programme d’action de la Conférence des droits de l’homme de 1993, ainsi que sur le Document final du Sommet mondial de 2005.
    Le mandat consiste à prévenir les violations des droits de l’homme, garantir le respect de tous les droits de l’homme, promouvoir la coopération internationale en vue de protéger les droits de l’homme, coordonner les activités connexes de l’ensemble des Nations Unies, et renforcer et intégrer les droits de l’homme dans tout le système des Nations Unies ».
    Alors que le nombre de disparus, des torturés, de cadavres en décompositions trouvés sur l’ensemble du Rwanda se comptent par des milliers, que la torture, les emprisonnements et les assassinats des Rwandais sont des outils de gestion de notre pays par Kaga et sa clique, que les escadrons de la mort ne se cachent même plus c’est-à-dire n’opèrent plus dans l’ombre mais au et au su des Rwandais, le constat macabre est qu’aucun Rwandais n’a entendu Madame Michelle Bachelet sur les crimes commis au Rwanda en flagrance par Kagame sur l’ensemble du Rwanda. Par contre, elle s’est illustré dans la compagne contre feu Nkurunziza, alors Président du Burundi alors qu’en matière de cruauté, à côté de Kagame, celui-ci était un nain.
    Les organisations politiques et les associations rwandaises des droit de l’hommes opérant à l’extérieur informent l’opinion publique internationale sur les méfais macabres de Kagame.
    Je pose la question suivante: ont-elles saisis Michelle Bachelet? Si oui, quelle a été a réponse?
    Toute absence de réponse de sa part, étant à mon sens, constitutive d’approbation des agissements négatifs de Kagame contre les Rwandais. Cette approbation d’une HCDH des violations massives des droits de l’homme au Rwanda par Kagame doit être dénoncée haut et fort. Ses missions s’arrêtent à la porte d’entrée du Rwanda et pour, elle, les Rwandais ne font pas partie de l’humanité et ne méritent conséquemment pas de justice et encore moins de compassion. Le monde entier a écouté ses déclarations pathétiques sur l’arrestation et la mise en détention d’un vieillard qu’est Kabuga alors que celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence, criée sur le toit par elle et les juges français.
    Ne serait-il pas judicieux d’établir la liste( noms et prénoms et photos éventuellement) des victimes de Kagame et les porter à la connaissance du public international et à Madame Bachelet Michelle d’une part et aux maîtres du monde, donneurs de leçons en matière du respect des droits de l’Homme d’autre part.

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