RWANDA: l’opposant Hakuzimana Abdul Rachid arrêté!

Abdul Rachid Hakuzimana

Par Erasme Rugemintwaza

Selon le site Internet du Bureau Rwandais d’Investigation (RIB), ce jeudi 28 octobre 2021, le RIB a arrêté l’opposant rwandais Abdul Rachid Hakuzimana.

Sur le compte Tweeter de RIB on peut lire:
“Aujourd’hui, le RIB a arrêté Hakuzimana Abdoul Rashid pour négationnisme et révisionnisme du génocide contre les Tutsis de 1994 et de semer la division parmi les Rwandais.”

Ce lundi, le 25 octobre 2021, le RIB avait convoqué  Abdul Rachid Hakuzimana pour mercredi 27 octobre 2021; mais les informations qui parviennent à The Rwandan, annoncent qu’il ne s’était pas présenté au bureau de RIB car il n’avait pas trouvé d’avocat pour l’assister dans l’interrogatoire.

L’arrestation d’Abdul Rachid Hakuzimana, un politicien bien connu sur divers sites YouTube et sa propre chaîne Rachid TV, est intervenue après ce qui semblait être un cri de ralliement des gens ordinairement connus comme des extrémistes pro-régime de Kigali dont Tom Ndahiro et d’autres qui ont exigé son arrestation sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter. Ainsi le RIB a été critiqué par de nombreux Rwandais qui se demandent si une telle institution peut être sous l’instigation de telles personnes qui sont fameusement connues pour leur ligne d’intolérance.

Le RIB poursuit son message en disant : “La décision de l’arrêter a été prise après la tenue d’une entrevue pour le prévenir des crimes et les risques qu’ils encourent. Mais il n’as pas voulu comprendre cela.

Le RIB a confirmé sa détention en déclarant : “Il est actuellement détenu à la station de RIB de Kicukiro pendant que l’enquête est en cours pour qu’en fin de compte le dossier soit soumis au tribunal conformément à la loi.” The Rwandain a cependant appris que M.Hakuzimana avait communiqué avec certaines personnes, leur apprenant qu’il se.rendait au bureau de RIB.

A la fin de son message, le RIB semblait donner des conseils: ” La Constitution du Rwanda donne à chaque Rwandais le droit d’exprimer son opinion, mais personne n’a le droit de s’en servir pour semer la division parmi les Rwandais ou pour commettre d’autres crimes punissables par la loi.”

Cette arrestation intervient après que plusieurs autres personnes ont déjà été arrêtées, pour des allégations similaires, et il y a eu des portés disparues.  Comme Aimable Karasira, Yvonne Idamange, Gilbert Shyaka, Innocent Bahati, sans oublier le journaliste Théoneste Nsengimana et des membres du parti DALFA-Umurinzi qui ont d’ailleurs commencé à comparaître devant la justice.

Les analystes de la situation du Rwanda, ces jours-ci, tombent d’accord qu’il est clair pour tout le monde qu’il y a une volonté ferme du gouvernement et de ses acolytes de museler les medias indépendants et quiconque ose critiquer le pouvoir.

On craint beaucoup que même ceux qui ne sont pas encore arrêté vont l’être bientôt, de telle sorte qu’il est clair pour tout le monde que tôt ou tard aucun journaliste ou personne qui n’est pas pro-pouvoir n’ouvrira plus la bouche sur le sol rwandais.

1 COMMENT

  1. 1- Sur le compte Tweeter de RIB on peut lire:
    “Aujourd’hui, le RIB a arrêté Hakuzimana Abdoul Rashid pour négationnisme et révisionnisme du génocide contre les Tutsis de 1994 et de semer la division parmi les Rwandais.”
    2- “La décision de l’arrêter a été prise après la tenue d’une entrevue pour le prévenir des crimes et les risques qu’ils encourent. Mais il n’as pas voulu comprendre cela.”
    3- La Constitution du Rwanda donne à chaque Rwandais le droit d’exprimer son opinion, mais personne n’a le droit de s’en servir pour semer la division parmi les Rwandais ou pour commettre d’autres crimes punissables par la loi.”

    Au regard des agissements du RIB ou plus exactement la police politique, la question que des Rwandais et étrangers se posent est la suivante : comment et où ont vécu Kagame et les siens dont les membres de la police politique ?
    Le monde les regarde. Le spectacle pathétique et pitoyable qu’ils offrent à celui-ci prouvent à suffisance qu’ils sont dépourvus d’humanité et de décence les plus élémentaires, éléments qui distinguent l’homme de l’animal. Ils sont la honte des Rwandais et des Africains.
    Abdul Rachid Hakizimana a dit que les Hutu et lui-même ont un droit absolu d’humer dignement les leurs qui ont été broyés par les soldats du FPR sur ordre de Kagame comme l’exige la tradition multiséculaire des êtres Humains dont font partie les Rwandais. Kagame a reconnu publiquement ses forfaits et ce, devant des millions de Rwandais. Les Hutu sont des Rwandais et resteront Rwandais et ce, pour l’éternité.
    Colonel Jeannot RUHUNGA, le chef des escadrons de la mort, dénie aux Abahutu et Abatutsi de nom leur appartenance à l’humanité.
    Colonel Jeannot RUHUNGA est un outil de la terreur contre les Rwandais et de broyage de ceux-ci, considérés comme une menace contre Kagame et les siens.
    Selon Ruhunga, les Abahutu c’est-à-dire les Abahutu et les Tutsi de nom, vivants et les morts, n’appartiennent pas à l’humanité. Ce sont de déchets à broyer comme l’a dit publiquement Kagame. Leur place est ailleurs sauf au Rwanda. Ils ne sont pas Rwandais.
    Puisqu’ ils ne sont pas Rwandais au sens donné au mot « Rwandais » par Kagame, ils doivent être réduits à l’échelle infrahumaine ou mis hors de la société rwandaise, le tout par tous moyens.
    Dès lors, les Abahutu et les Abatutsi de nom, vivants, n’ont aucun droit d’humer dignement les leurs et encore moins dénoncer les méfaits des escadrons de la mort, agissant sur ordre de Kagame.
    Pourquoi Kagame est responsable au premier chef des crimes peu commis par les escadrons de la mort, importe leur qualification ?
    Feu Hissène Habré a été jugé et condamné pour avoir commis les crimes contre l’humanité contre des milliers de Tchadiens. C’est en sa qualité de responsable hiérarchique des bourreaux qu’il a été pénalement condamné par un tribunal spécial crée par l’Union Africaine pour les crimes commis par ses escadrons de la mort. De même certains prisonniers Hutu des Nations Unies ont été jugés et condamnés par le TPIR non pas pour les crimes qu’ils ont personnellement commis mais pour ceux commis par leurs collaborateurs et soldats placés sous leur autorité dont certains étaient purement imaginaires comme en témoigne l’Affaire Bagosora.
    Kagame et les siens dont Ruhunga ont phagocyté les massacres de masse des Rwandais et tendent maladroitement à imposer leur qualification juridique aux Rwandais et étrangers.
    Selon Ruhunga, s’agissant d’Umuhutu, toute évocation de droit élémentaire d’humer dignement les siens est constitutif de – crime de négation du génocide des Abatusi, reconnus comme tels par les bourreaux des Rwandais et – de crime contre l’Etat Rwandais. L’Etat= Kagame et sa clique. Kagame= loi, justice.
    Selon le chef du RIB ou Police politique, en évoquant publiquement devant des millions de Rwandais et étrangers, la toile aidant, l’exercice du droit d’inhumer les siens qui ont été broyés par les soldats de Kagame sur ordre de celui-ci d’une part et en faisant état clairement les méfaits des oligarques du régime d’autre part, Abdul Rachid a commis le crime fabriqué par Kagame. Il convient de préciser que la commune de Kinigi dont Hakizimana Abdul Rachid est originaire a été décimée à plus de 80%. Les glottes de toute la région de l’Ouest frontalière avec la RDC sont remplies des restes des milliers de morts Hutu dont certaines ont été murées. La parfaite illustration est les glottes des communes Nyakinama, Kinigi, Mutura, Rwerere.
    Nous sommes au 21ème siècle. Ce que l’on voit ici au Rwanda n’existe que dans ce pays. Nulle part au monde, la demande d’exercer le droit d’enterrer dignement comme le veut la tradition multiséculaire de toutes les sociétés humaines modernes en l’occurrence est constitutif de crime, peu importe sa qualification juridique.
    Abdul Rachid Hakizimana a été emprisonné pendant huit ans. Il a été torturé avec une barbarie indescriptible. Il est père de famille. Sa maison a été entièrement rasée sur ordre de Kagame. Des millions de Rwandais ont vu son toit.
    Celui-ci a résisté aux conditions négatives extrêmes dans la prison. Il a été maintes fois l’objet de tentatives d’assassinats.
    Au regard des faits pris dans leur ensemble, ces agissements cruels de Kagame via sa police politique qu’est le RIB contre ce Rwandais, visent à le réduire à la mendicité absolue voire le faire disparaitre définitivement.
    Du 01octobre 1990 à ce jour, les soldats et escadrons du régime Kagame commettent de crimes. Ils n’ont jamais arrêté. Par conséquemment, ces crimes sont des crimes continus et constitutifs de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ils ne sont pas prescrits.
    Il s’ensuit que ces crimes relèvent de la compétence de la Cour Pénale Internationale. Etant précisé que le fait que le Rwanda ne soit pas parti au statut de Rome est inopérant quant à la compétence de la CPI.
    Dès lors, Kagame et autres membres des escadrons de la mort peuvent être déférés devant la CPI. Ils semblent manifestement ignorer. Tout doit être fait pour saisir la CPI.
    La saisine de celle-ci aura pour effet de mettre les prédicateurs du respect des droit de l’homme devant leur responsabilité. Certains dignitaires africains sanguinaires et bouchers de leurs concitoyens dont les Etats ne sont pourtant pas parti au statut de Rome sont poursuivis par la CPI, alors qu’en matière de cruauté, ils sont un nain à côté de Kagame. Il faut établir la liste des journalistes, opposants politiques et autres contestateurs des méfaits de Kagame qui croupissent dans les prisons rwandaises, ont été liquidés, disparus, la publier sur la toile et la porter à la connaissance du monde entier complémentairement à la saisine de la CPI. Les escadrons de la mort et leur chef doivent savoir que leurs méfaits ne resteront pas impunis. Ils seront traqués comme des chiens enragés. Et même ils se cachent dans les entrailles de la terre, ils seront trouvés. Ils sont la honte des Rwandais et de leurs progénitures voire même des Africains. Ils ont souillé le Rwanda. Le laver prendra de temps mais ce sera fait.
    Un Rwandais renvoyé en prison par un autre Rwandais, prétendu dirigeant rwandais pour avoir dit publiquement que lui comme tous les autres Rwandais Hutu ont un droit absolu d’inhumer dignement leurs qui ont été notoirement broyés par Kagame et ses soldats d’une part et dénoncé les méfaits établis et d’actualité des oligarques du régime d’autre part est un cas inique et unique dans les annales dans l’histoire de l’Afrique moderne. Le fait de crier sur les toits “génocide des Tutsi, négation, minimisation du génocide des Tutsi, crime contre l’Etat confondu avec Kagame et son FPR”, réduit à néant la crédibilité de leurs agissements et l’existence même du génocide dit des Tutsi. Les bourreaux et tortionnaires se disent Tutsi d’abord et Rwandais ensuite. Seuls les Tutsi ont droit non pas d’inhumer dignement les restes des leurs mais de les exposer comme des produits d’exhibition touristique pour que les étrangers viennent les contempler l moyennant paiement de dollars USA. Ils se sont même autoproclamés experts dans les distinctions des ossements des Tutsi de ceux des Hutu. Kagame a décide que seuls les proches des victimes Tutsi ont le monopole à la souffrance morale et le droit d’honorer les leurs, transformés en produits commerciaux dont celui-ci est devenu le VRP en chef. Aucun étranger qui vient ici au Rwanda ne peut retourner dans son pays sans aller contempler les ossements des victimes Tutsi moyennant paiement des dollars US.
    Les victimes Tutsi sont devenues un enjeu financier. Autrement dit, si Kagame accepte que les Bahutu enterrent les leurs comme l’exige la tradition du Peuple Rwandais, les Batutsi demanderont également d’inhumer les leurs. Or, les restes dits des Bututsi rapportent des millions de dollars à Kagame et autres.
    Il s’ensuit que la demande comme celle d’Abdul Rachid Hakizimana constitue financièrement un manque à gagner significatif. L’économie rwandaise est économie de rente. Par conséquent, que toute dénonciation publique des agissements négatifs de Kagame et sa clique et/ou demande de démocratisation de l’Etat Rwandais constitue une atteinte grave aux intérêts financiers énormes de Kagame, les siens et autres prédateurs nationaux et étrangers qui sévissent dans ce pays. D’où tout doit être fait pour annihiler ou broyer tout Rwandais qui ose informer les Rwandais des actions négatives des maitres du Rwanda. Tel est l’objectif visé dans les rafles des journalistes, des opposants politiques comme Abdul Rachid Hakizimana ainsi que les exécutions sommaires extrajudiciaires des artistes et qui n’épargnent même pas les paysans rwandais rwandais et leurs familles. Les faits d’actualité sont la parfaite illustration.

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