Rwanda 1973: Leta Ivugisha Ukuri ni Ipfundo ry’Ubwiyunge

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  1. Remarques.
    1- Un des intervenants dit Professeur dans votre émission a affirmé sans vergogne que le Président Habyarimana a dit ” mes ennemis sont Abatutsi n’Abanyagitarama.

    La première exigence qui s’impose à quiconque, au surplus professeur, est l’honnêteté et la rigueur intellectuelles. Sous peine de se livrer aux spéculations, lorsqu’il profère des affirmations, il doit impérativement être en état de les étayer par la production des éléments probatoire irréfutables.

    En l’espèce, le Président Habyarimana n’a jamais de tels propos, sous réserve de prouver le contraire (date, années, lieu et le nom du journal rwandais qui a porté ces propos à la connaissance des Rwanda).

    Certes, comme tout homme politique, le Président Habyarimana a commis des erreurs, mais les Rwandais honnêtes qui l’ont connu peuvent confirmer qu’il ne pouvait en aucun tenir ce genre de propos.

    Il a par ailleurs positionné certains natifs de Gitarama aux postes stratégiques dans tous les secteurs publics et parapublics rwandais. Les irréductibles de Gitarama ou les divisionnistes du Rwanda en deux parties et conséquemment en deux camps à savoir le Nduga habité par Abanyenduga et l’Urukiga habité par les Abakiga, le tout au mépris de l’histoire de notre pays ne pouvaient pas le reconnaître.

    Pour eux, le Président Habyarimana était un démon qu’il fallait détruire par tout moyen même en s’alliant avec le diables, en l’espèce le FPR. Ils ont fait une confusion entre le Rwanda ou l’intérêt général et Habyarimana. Ce que le Père fondateur de la République Rwandais, Président Kayibanda Grégoire, ne pouvait jamais faire. Ces irréductibles existent encore. Ils mettent maladroitement le Président Habyarimana et le FPR dans la même poubelle. Ils ne reconnaissent pas la responsabilité de Nsengiyaremye Dismas surtout ( anti-Habyarimana notoire) et d’Uwilingiyimana Agathe et autres dans le drame rwandais ou le ramassage du pouvoir dans la rue par Kagame et ses conséquences. De même, ils ne reconnaissent pas la responsabilité de certains éléments d’Inkuba dans les massacres des Tutsi.
    Nduga, Urukiga, Abanyenduga et et Abakiga tels qu’ils avaient été définis par Kayibanda et autres sont une ineptie caractérisée. Il est regrettable que ces mots soient encore évoqués par les intellectuels rwandais et retenus par les jeunes rwandais pour les saintes écritures. Depuis quand et comment les Rwandais de Cyangugu, Gikongoro, Ubugoyi sont Abanyenduga et Abakiga?

    Les affirmations de cet intervenant sont inexactes et par conséquent des spéculations, regrettables pour un professeur des universités.

    Des prisonniers de 73 majoritairement originaires de Gitarama sont morts dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées par les autorités rwandaises compétentes d’alors. Les enfants des victimes ont un droit absolu de savoir comment les leurs sont morts et où ils ont été enterrés pour qu’ils puissent leur rendre hommage. C’est un droit élémentaire reconnu à tout homme d’humer dignement les siens et d’honorer leur mémoire.

    Il convient de rappeler que certaines de ces victimes avaient une responsabilité dans la chasse à l’homme contre des milliers de Rwandais.

    En effet, sur décision des dirigeants rwandais d’alors, des milliers de Rwandais ont été chassés des services publics et privés, de leurs maisons et contraints de prendre le chemin de l’exil, femmes, hommes et enfants. Des milliers ont été massacrés et enterrés dans les fosses communes ou jetés dans les rivières comme des déchets. Le seul crimes qu’ils avaient commis est celui d’être Abatutsi. Ces victimes Tutsi n’ont jamais été évoquées dans l’histoire de la Première République. Les membres de leurs familles n’ont jamais eu droit d’évoquer les leurs.

    J’ai écouté toute les émissions sur les victimes de 73 sur la Voix d’Amérique. Il faut saluer le travail que les auteurs de ces émissions ont accompli. Mais, il me semble qu’il fallait évoquer le contexte dans lequel ce coup d’Etat a été fait par Habyarimana pour que les auditeurs puissent se faire une opinion sur le bien-fondé ou le mal-fondé de ce coup d’Etat.

    Certains intervenants ont évoqué de la réconciliation. Celle-ci n’existe qu’entre l’auteur et la victime d’un méfait. Dans le cas présent, il s’agit de la responsabilité de l’Etat Rwandais dans la mort des prisonniers de 73. Cette responsabilité a été reconnue par le Président de l’Etat Rwandais, Habyarimana Juvénal.
    Les victimes ont eu droit à une justice même ci celle-ci fut critiquable à plusieurs égards.
    Le Peuple Rwandais n’est nullement concerné. Par conséquent, il me semble inexact de parler de réconciliation.

    Par contre, il serait utile voire nécessaire que les Rwandais d’alors qui savent où les victimes ont été enterrées puissent l’indiquer aux membres des familles celles-ci pour qu’ils puissent les inhumer dignement.

    Le coup d’Etat avait réussi et s’imposait au regard de la situation chaotique dans laquelle se trouvait notre pays. Mais il fallait juger les personnes arrêtées conformément aux lois rwandaises en vigueur et nullement les réduire à l’échelle infrahumaine. Ils ne constituaient même pas une menace pour le nouveau régime.

    La leçon à en tirer:
    Verser le sang de son semblable au mépris de la justice élémentaire a nécessairement des conséquences pour l’auteur du méfait.
    Le respect des droits de l’Homme doit être exigence absolue pour tout homme politique. Sa méconnaissance a inéluctablement des effets négatifs dont il est difficile de mesurer la gravité a priori non seulement pour le (s) dirigeant(s) mais également pour son régime. L’histoire ne pardonne jamais.

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